• Benoît Saint Girons

Hors marketing, quelle est la vraie qualité de l’eau de Genève ?

« L'Eau de Genève est locale, écologique et d'excellente qualité » déclare la publicité de la régie distributrice. Locale, certainement, mais une eau polluée de résidus peut-elle être considérée comme écologique ? Une eau très oxydante – à cause du traitement au chlore – peut-elle être de qualité ? Quelques surprises et éléments de réflexion avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020).

L’eau de Genève, en provenance à 90% du lac Léman, est-elle vraiment si bonne que cela ?  Au-delà du marketing et des normes de potabilité, quels sont ses paramètres énergétiques et que pouvons-nous faire pour retrouver une eau de qualité biocompatible, véritablement agréable à boire ? Réponses avec Benoît Saint Girons, auteur du livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)
L’eau du robinet de Genève provient à 90% du lac Léman

La véritable qualité de l’eau de Genève en 3 mn chrono


L’eau du robinet est l’eau de tous les débats… ou plutôt de l’absence de débat : il est politiquement incorrect de la remettre en cause et elle est donc toujours officiellement d’excellente qualité. Circulez, y a rien à boire et écoutez plutôt les messages publicitaires : à Genève, ce n’est pas ce qui manque…


Sans le matraquage du marketing, il est évident que l’eau du robinet de Genève aurait – comme partout ailleurs – nettement moins bonne réputation. Certes, elle est potable, locale, peu coûteuse et très régulièrement contrôlée. Mais les normes de potabilité sont-elles suffisantes et surtout, prennent-elles en compte les véritables besoins de l’organisme ?


Pas encore formatés par le marketing, les touristes de passage à Genève constatent, en très peu de temps, la piètre qualité de l’eau locale : il leur suffit de prendre une douche pour constater les effets irritants de cette eau sur leur peau. Est-ce à cause du calcaire ? Non car il n’y a quasiment pas de calcaire dans l’eau du lac, utilisée à 90%.


La problématique vient du chlore, un oxydant majeur qui assèche et irrite… et va donner à l’eau des caractéristiques énergétiques déplorables.


La richesse en protons (ions H+) – mesurée par le pH – et en électrons – mesurée par le rH2 – devrait constituer le principal critère qualitatif de l’eau et des aliments. Mais comme il en reste très peu dans les eaux traitées du robinet, dans les eaux minérales en bouteille ou dans la malbouffe, eh bien on fait mine de l’ignorer et on n’en parle surtout pas !


J’avais obtenu en 2013, d’un technicien de Genève, le niveau du potentiel redox (E) : 761 mV en moyenne. Connaissant le pH (artificiellement augmenté à 8), j’avais alors pu calculer un rH2 ou taux d’oxydation de 41,34 pour une échelle allant au maximum à 42 : une eau excessivement oxydante donc, l’une des pires d’Europe selon ces paramètres !


Lors de la préparation de mon livre, j’ai recontacté la régie en mai 2018 afin de vérifier l’évolution des paramètres. Elle m’a répondu que ces données n’étaient pas disponibles car ne faisant pas partie des paramètres légaux. Le laboratoire ne mesurerait que ce qui est demandé par la loi… Je lui ai également adressé un questionnaire qualitatif en juillet 2018. Elle m’a aimablement fait savoir qu’elle n’était pas compétente sur le sujet de la biocompatibilité de l’eau et suivait les directives officielles…


Pourquoi alors toutes ces campagnes marketing faisant croire à l’excellence qualitative de l’eau de Genève ? Parce que cela fonctionne ? « 35 % des clients déclaraient que l’eau était meilleure qu’avant alors que rien n’avait changé au niveau de la production de cette denrée » se vantait en 2014 Valérie Romy Alvite, ancienne cheffe de produit « Eau de Genève », spécialiste marketing ayant fait ses armes avec une multinationale des parfums et de la cosmétique. Démonstration du pouvoir manipulatoire du marketing…


« 93% des Genevois·es la consomment quotidiennement ! » annonce fièrement le site mais quel choix avons-nous vu la piètre qualité des eaux en bouteille en Suisse, beaucoup trop chargées en minéraux ? Et la consommons-nous avec plaisir, vraiment sans aucune filtration ?


La véritable écologie – et la base de l’écologie personnelle – n’est en outre pas tant d’éviter le plastique que d’être capable de s’hydrater suffisamment afin d’être en santé et en vitalité. De ce point de vue, une eau « potablement chlorée » et privée d’énergie magnétique et électrique, ne peut être considérée comme écologique… et encore moins biocompatible ! Elle devrait par contre être perçue comme une excellente base de travail pour une filtration et une dynamisation de qualité… afin de retrouver enfin le plaisir de boire, sans plastique, sans marketing et sans risques !


En savoir plus sur la véritable qualité de l’eau de Genève :


L’eau de Genève n’est pas recommandable en l’état car alcaline et beaucoup trop oxydante. Elle irrite la peau et participe à l’oxydation de l’organisme. Est-ce à dire qu’il n’y a rien à faire et qu’il vaudrait mieux s’orienter vers les eaux en bouteilles ? Certainement pas car il existe heureusement, à partir de l’eau du robinet, des solutions véritablement écologique !


Les exagérations du marketing


Le marketing ose tout et c’est à cela qu’on le reconnaît. Commençons ainsi par passer en revue les différents messages et arguments dont nous abreuve copieusement la régie distributrice de l’eau à Genève via son budget marketing quasi illimité.


Le 6 juillet 2021, je recevais ainsi le mail suivant : « Locale, écologique et d’excellente qualité… en été plus que jamais, l’Eau de Genève reste la boisson la plus adaptée pour affronter les fortes chaleurs ! »


Le mail invitait à cliquer sur un lien afin de « Découvrir l’eau de Genève ».


Là, les éloges redoublaient. Passons-les en revue :

« L'Eau de Genève est locale, écologique et d'excellente qualité »


Il est rassurant en effet d’apprendre que l’eau de Genève est puisée localement. Est-elle écologique pour autant ? « Jusqu’à 1’000 fois plus écologique que les eaux en bouteille » précise le site. La définition politique de l’écologie – les économies d’énergie – permet en effet d’affirmer que l’eau du robinet gaspille nettement moins de plastique que les eaux en bouteille.


Du grec oikos (maison, habitat) et logos (discours), l’écologie est toutefois étymologiquement la science des conditions d’existence dans un environnement donné. Non pas les besoins de la nature mais les besoins de ma nature. Non pas les économies d’énergie mais ce qui favorise mon énergie. Non pas des technologies économes mais des produits sûrs et sains. La question écologique de base est ainsi la suivante : Est-ce que mon environnement favorise ma santé et ma vitalité ? De ce point de vue, une eau alcaline et oxydante ne peut être considérée comme écologique !


Parler d’une eau de Genève « d’excellente qualité » est en outre ici clairement excessif, à défaut de préciser que cette qualité n’est appréciée que vis-à-vis des normes de potabilité. Ces normes relèvent de la responsabilité de l’Office Fédéral de la Sécurité Alimentaire et des Affaires Vétérinaires (OSAV), l’autorité cantonale de contrôle des denrées alimentaires. Du point de vue des normes officielles et donc artificiellement définies, l’eau de Genève apparaît en effet excellente. Du point de la nature et donc d’une eau de source au naturel – l’eau idéale notée 20/20 dans le livre – l’eau de Genève obtiendrait par contre la note négative de -4/20 !

Le marketing des minéraux inassimilables


« Sa composition, variée en sels minéraux, est comparable à certaines eaux en bouteille. Ce n'est pas pour rien que 93% des Genevois·es la consomment quotidiennement ! »


Comme si les minéraux étaient un gage de qualité ! Comme si les eaux en bouteille étaient une référence !


Nous sommes hétérotrophes c’est-à-dire incapables d’assimiler correctement les minéraux des eaux ! Ce secret très bien gardé par les embouteilleurs n’en est pas moins de bon sens : nous ne léchons pas de cailloux et devons, pour nos minéraux, passer par les végétaux !


« Quelques consommateurs attribuent à certaines eaux minérales naturelles des propriétés médicinales ou d’autres bénéfices sanitaires. […] Leur utilisation a souvent une longue tradition et elles sont acceptées parce qu’elles sont considérées comme des aliments plutôt que comme des eaux de boisson en tant que telles. Bien que certaines eaux minérales puissent être utiles pour fournir des micronutriments essentiels, tels que le calcium et le magnésium, les présentes directives ne font pas de recommandations concernant des concentrations minimales d’éléments essentiels en raison des incertitudes relatives à l’apport minéral de l’eau de boisson », écrit l’OMS dans son rapport de 2017.


Ah, qu’en termes galants ces choses-là sont mises ! En langage moins diplomatique, cela pourrait donner : « La valeur des minéraux dans les eaux relève essentiellement de croyances et de traditions. Nous n’allons pas nous fâcher avec les multinationales de l’eau ou l’Académie de médecine française et nous allons quand même évoquer une possible utilité de certaines eaux minérales mais, en vérité, nous avons de sérieux doutes quant à la capacité d’assimilation de ces minéraux par l’organisme. Mais une chose est avérée : ce type d’eau ne devrait jamais être considéré comme une eau de boisson de consommation courante ! »


« À la connaissance de l’OMS, les effets bénéfiques de la consommation de ces eaux minérales n’ont jamais été sérieusement prouvés. » (texte de l’OMS en 2000).

Boire l’eau du robinet pour l’apport minéral serait donc vain. Ce n’est en tout cas pour cela que « 93% des Genevois.es la consomment quotidiennement ». Serait-ce plutôt par absence de choix – il faut bien boire quelque chose ! – du fait des manipulations du marketing ou parce que les eaux suisse en bouteille sont généralement beaucoup trop chargées en minéraux et donc de piètre qualité gustative ?


« La saveur de l’eau dont le niveau de matières solides totales dissoutes (TDS) est inférieur à environ 600 mg/l est généralement considérée comme bonne » précise l’OMS. Les médecins recommandent moins de 500 mg et les naturopathes moins de 200 mg… ce qui correspond grosso modo à l’eau de Genève.


Ainsi, l’eau de Genève possède un gros avantage sur les eaux en bouteille made in Switzerland : elle n’encrassera pas l’organisme. Elle ne sur-stimulera ainsi pas non plus les reins lors de l’élimination des minéraux, le fameux « Buvez Eliminez »…


Côté eaux en bouteille, l’eau de Genève se situe "minéralement" au niveau de la Volvic, considérée comme la meilleure eau en bouteille du gros commerce, loin cependant des meilleures eaux de source distribuées en magasin bio, toutes inférieures à 50 mg / litre : MontCalm, MontRoucous, Rosée de la Reine ou la Lauretana, la meilleure eau d’Europe avec seulement 14 mg/ litre !


Toutes ces eaux ont toutefois un pH légèrement acide (neutre pour Volvic) là où l’eau de Genève affiche des valeurs résolument alcalines… ce qui fait une grande différence !



Marketing performant = sondages satisfaisants ?


« De bonne qualité : 97% des Genevois·es satisfait·es. »


97% sont satisfaits mais 93% seulement la consomment ? Les Genevois.es seraient à n’en point douter davantage satisfaits si on leur disait la vérité, à savoir : « Nous faisons ce que nous pouvons pour vous assurer une eau potable selon les critères définies par la Confédération (grosso modo la même chose que les critères européens à l’exception des nitrates à 40mg/l au lieu des 50mg européens) mais cette eau n’est pas encore optimisée pour votre organisme et il vous appartient donc de la filtrer et de la dynamiser. Alors vous vous assurerez une hydratation de qualité et pourrait véritablement vous passer des bouteilles en plastique ! »


En l’état du marketing, 97% des Genevois sont manipulés et il n’y a vraiment rien de glorieux à cela !


Certes, nous avons de la chance à l’échelle de la planète. Il y a toutefois de la marge entre relativiser son bonheur-confort par rapport à des pays privés d’assainissement – un scandale sanitaire majeur dont curieusement les médias se désintéressent – et penser, suite à un matraquage marketing, que nous avons quasiment la meilleure eau du monde !


Rares sont pourtant les eaux du robinet qui présentent un caractère oxydatif aussi important, calculé à 41,34. L’eau de Paris serait inférieure à 30. Celle de Marseille inférieure à 29. Rappelons que la neutralité d’oxydo-réduction est à 28 et que les meilleures eaux sont anti-oxydante (inférieures à 28 donc) et ainsi capables de nous aider à combattre les radicaux libres et le stress oxydatif made in Occident.


Certes, l’eau de distribution doit toujours être alcaline afin de préserver la tuyauterie. Mais pourquoi donc augmenter artificiellement le pH de 7,6 à 8 ? Aucune réponse de la Régie alors que tous les piscinistes savent que le chlore libéré devient moins actif contre les micro-organismes lorsque le pH augmente…

Qu’est-ce qu’une eau « bonne pour la santé » ?


« Bonne pour la santé : contient des sels minéraux variés. »


L’eau serait-elle assimilée par nos as du marketing à un aliment ? L’eau est pourtant le seul liquide à ne pas normalement requérir de digestion !


Lier la santé à une quelconque teneur minérale est contradictoire avec les données de la science et avoir des minéraux inorganiques « variés » ne changera rien à l’affaire : seuls les minéraux organiques en provenance des végétaux seront correctement assimilés !


En outre, comme aiment à le répéter les bioélectroniciens, « Une eau est importante pour ce qu’elle emporte et non ce qu’elle apporte ». Une seule exception : l’eau devrait nous apporter de l’énergie !


Notre eau est soumise à rude épreuve : tous nos excès finissent dans l’eau et affectent sa valeur énergétique, donc biologique. L’eau vivante aime la liberté et le grand air, les rayons infrarouges du soleil, les tourbillons vortex et les obstacles, ce qui est rond et souple. L’eau vivante est sauvage et indomptable. L’eau de nos canalisations est domestiquée mais y laisse son âme…


L'artiste japonais Masaru Emoto a révélé au monde la différence entre l’eau morte et l’eau vivante à travers ses photographies de cristaux d’eau. Il sélectionnait certes ses clichés mais a néanmoins démontré que les beaux cristaux étaient impossibles à obtenir avec l’eau du robinet ou celle des lacs pollués proches des villes, au contraire des eaux préservées de la civilisation ou des eaux redynamisées.


Cette distinction eau morte/eau vivante dérange beaucoup de monde, car elle fait prendre à l’eau une tout autre dimension, bien moins schématique et analytique que la distinction eau pure/eau polluée ou encore eau du robinet / eau en plastique, les deux étant globalement dévitalisées.


Cette considération énergétique est essentielle vis-à-vis de l’eau car c’est elle qui fera la différence entre une eau « potable » et une eau véritablement biocompatible c’est-à-dire adaptée aux besoins de mon organisme, capable de m’assurer une hydratation de qualité.



La science de l’eau… qui dérange !


La Bioélectronique de Vincent (BEV pour les intimes) est la référence de (presque tous) les passionnés de l’eau. Elle est occultée par (presque tous) les autres, dont les pouvoirs publics, les embouteilleurs, les sociétés distributrices d’eau, Big Pharma et l’industrie agro-alimentaire dans son ensemble.


Que dit la bioélectronique de si dérangeant ? Pour simplifier : que nous avons besoin d’énergie ! De quelle énergie (taboue) parle-t-on ? De l’énergie fondamentale, au cœur des atomes et des molécules constitutifs de la matière et du vivant : les protons et les électrons. Eh oui, cette énergie là n’a rien d’ésotérique et c’est pourquoi elle est taboue !


Je préparais une conférence sur l’eau dans le cadre du mouvement Alternatiba lorsque je fus pris à partie :

– Vous racontez n’importe quoi, il n’y a pas d’énergie dans l’eau !

– Ah bon, il n’y a pas de protons ou d’électrons ?

Mon interlocuteur, qui travaillait pour la régie locale, préféra s’éclipser discrètement…


Tout, dans notre univers, est électromagnétisme, c’est-à-dire interactions entre particules chargées électriquement. L’eau H2O n’y échappe pas. L’atome d’hydrogène formé d’un unique proton électropositif entouré d’un électron électronégatif tournant autour à la vitesse de la lumière ? De l’énergie ! La liaison atomique entre les deux hydrogènes positifs et le gros oxygène négatif ? Encore de l’énergie ! Les 1 000 milliards de liaisons hydrogènes à la seconde entre les molécules d’eau ? Toujours de l’énergie ! Faut-il que l’énergie de l’eau dérange pour nier à ce point le b.a.-ba scientifique ?


Que recommande la bioélectronique ? De consommer une eau et des aliments chargés d’énergie et d’éviter ceux qui en sont dépourvus… c’est-à-dire les eaux chlorées, trop minéralisées ou encore la malbouffe industrielle. Evidemment que cela dérange !


Cette énergie primordiale se mesure facilement via deux paramètres physico-chimiques de base :

  • La richesse en protons se mesure par le potentiel hydrogène ou pH : plus une eau est acide (pH < 7), plus elle est riche en protons (ions hydrogène H+) et en activité magnétique. L’eau de Genève est donc à 8.

  • La richesse en électrons se mesure par le facteur d’oxydoréduction ou rH2 : plus une eau ou un aliment est oxydant (rH2 > 28), plus il épuise l’organisme en captant ses électrons ce qui crée des radicaux libres. Rappelons que l’eau de Genève – selon les données communiquées en 2013 et jamais démenties depuis – aurait un taux d’oxydation d’environ 41,34 !



L’eau de Genève – comme la majorité des eaux chlorées et certaines eaux minérales en bouteille – se situerait ainsi en terrain 3, le terrain des cancers, des virus et des vaccins. Une telle eau peut-elle légitimement être promue comme « bonne pour la santé » ?



La manipulation des testeurs d’eau


« Bonne au goût : 40 collaborateur·trices et plus de 130 client·es la testent régulièrement. »


L’eau de Genève est forcément excellente puisque des collaborateurs (évidemment impartiaux) et des clients (nécessairement volontaires) la testent…


Sans aucune rigueur scientifique avec (au minimum) une eau de source de référence et des tests à l’aveugle, ces « testeurs » sont en fait surtout de gentils cobayes manipulés… pour manipuler !


Il est difficile de repérer la qualité de l’eau, car nous n’y sommes pas habitués ou, plus exactement, nous sommes habitués à l’eau que nous buvons. Nous allons ainsi nous centrer sur le goût ou l’odeur alors qu’il conviendrait de prêter plutôt attention à sa texture-douceur, signe de son énergie. Seules les eaux (très) minéralisées ou adoucies au sel (via les scandaleux adoucisseurs à sodium) sont facilement repérables… et généralement peu appréciées.


Bref, si le mauvais goût est rédhibitoire, l’absence de goût n’est que l’un des paramètres d’une eau de qualité… et pas le principal !


Le meilleur critère est en fait la satisfaction de mon organisme : « Ai-je envie de prendre un second verre ? Ai-je véritablement plaisir à boire cette eau ? »


La plupart du temps non et, de fait, les animaux comme les petits enfants rejettent instinctivement l’eau chlorée. Une eau oxydante induit en effet une sensation de sécheresse en bouche, une absence d’hydratation qui ne satisfait pas.


Une eau de source à la source, au griffon (en forêt ou en montagne) procure un tout autre plaisir et permet immédiatement de comprendre la différence qualitative. L’organisme est en attente d’une telle eau, la seule à même de répondre à ses besoins physiologiques via une hydratation optimisée.



Le mythe de la perfection de l'eau de Genève


« L’Eau de Genève est d’une qualité irréprochable, contrôlée en permanence en laboratoire. »


Il aurait suffit de rajouter « potable » soit « une qualité potable irréprochable » pour ne pas être dans le marketing mensonger.


Irréprochable, adjectif. "À qui, à quoi on ne peut faire aucun reproche". Pas de chance donc avec cet article…


Les contrôles en laboratoires sont une très bonne chose car il est important en effet de rester dans les normes de la potabilité. Mais les laboratoires ne contrôlent que ce qu’ils veulent (ou peuvent) bien contrôler et les normes de potabilité se dégradent, comme pour la Norme Européenne :

  • 48 paramètres seulement (contre 63 en 1989)

  • un taux de pesticides autorisé multiplié par 5 (depuis 2011)

  • un taux de nitrates multiplié par 20 (depuis 1920)

  • plus aucune limite de minéralité.


Stricto sensu, il ne s’agit pas non plus de contrôles « en permanence » puisque l’article précise plus loin « chaque année plus de 5’000 prélèvements et plus de 70’000 analyses sont pratiqués. » Il y en avait précédemment 120 000 mais nous ne sommes pas à une exagération près…



Des émissions sur la qualité de l’eau du robinet ?


Les médias suisses traitent ponctuellement du sujet… mais sans jamais pousser l’enquête trop loin. En 2012, une enquête de la TSR « A bon entendeur » abordait ainsi la question des micropolluants (résidus de médicaments et de pesticides) mais sans parler du chlore, pourtant autrement plus problématique.


Cela fût toutefois suffisant pour de toute évidence mécontenter les autorités et ils le firent apparemment savoir aux journalistes.


Le 15 mars 2016, l’émission suivante « Eau du robinet : faut-il la filtrer en carafe ? » rétablissait ainsi la vérité officielle : l’eau potable en Suisse est excellente et il n’est absolument pas nécessaire de la filtrer !


Panégyrique de l’eau du robinet avec 29 éloges en une demi-heure de programme, cette émission trouvait en outre le moyen de faire passer ceux qui s’intéressaient à la qualité de l’eau pour des adeptes de la théorie du complot !


Le summum de la manipulation était atteint lors du test (pas à l’aveugle) de l’œnologue invitée : « [L’eau filtrée] m’a semblé encore légèrement chlorée, ce qui est quand même rédhibitoire. C’est typiquement ce qu’on attend d’une carafe de nous débarrasser de ce goût chloré. » Elle n’avait pourtant pas signalé le chlore lors de ses commentaires dithyrambiques sur l’eau du robinet…


Naïveté des journalistes ? J’avais communiqué trois ans plus tôt à l’un des responsables de l’émission les paramètres énergétiques (protons et électrons) de l’eau du robinet de Genève, et il avait à cette occasion trouvé mon site Internet très intéressant. Je lui ai écrit ce que je pensais de son émission ; lu attentivement sa réponse peu convaincante, répondu et, sans nouvelle réponse de sa part, tout publié sur le site dans la section « Manipulations » !


« On ne peut pas dire la vérité à la TV, il y a trop de gens qui regardent » (Coluche).

Au final, que penser de l’eau de Genève et que devrions-nous boire ?


L’eau de Genève est parfaitement potable et nous ne risquons pas d’infection (potentiellement mortelle) en la buvant ! Terminés les risques de diphtérie, de typhoïde ou de choléra ! Cela semble être la moindre des choses mais, à l’échelle du monde, nous sommes des privilégiés et pouvons légitimement remercier les techniciens.


L’eau de Genève est disponible partout et, hors sécheresse, nous en disposons quasiment sans aucune restriction. Là aussi, nous avons de la chance !


L’eau de Genève est locale puisqu’elle provient à 90% du lac Léman et à 10% des nappes phréatiques du canton.


En dépit de taxes et d’un coût croissant, l’eau de Genève demeure très bon marché, de 100 à 500 fois moins chère que l’eau en bouteille.


Elle est disponible sans plastique. La planète apprécie.


Elle est moins susceptible d’encrasser l’organisme que les eaux minérales en bouteille car elle contient généralement moins de minéraux.


Elle est la meilleure eau possible en l’état de nos technologies et contraintes de distribution. Une eau véritablement biocompatible serait impossible à produire à l’échelle d’une population.


Elle est très régulièrement contrôlée avec chaque année plus de 5’000 prélèvements et plus de 70’000 analyses.


Enfin, elle peut être facilement filtrée et redynamisée via des appareils spécifiques.


Cette dernière remarque facilite notre transition : si l’eau doit être filtrée, c’est qu’elle est généralement – sinon toujours – polluée. Si elle doit être redynamisée, c’est qu’elle est généralement – sinon toujours – dévitalisée. D’où au final une note moyenne négative de -4/20 : il y a du travail pour la faire passer de « potable » à véritablement biocompatible !


Du point de vue de la potabilité via les normes officielles Suisse, l’eau de Genève ferait un sans faute et pourrait effectivement être présentée comme écologique.


Du point de vue de la biocompatibilité – répond-t-elle aux besoins de l’organisme à court terme sans faire de dégâts à moyen ou long terme ? – l’eau de Genève est artificiellement désastreuse.


Au regard de son piètre pouvoir hydratant, elle n’est ainsi certainement pas « la boisson la plus adaptée pour affronter les fortes chaleurs ». Elle se révèle par contre idéale pour favoriser la vente de crèmes hydratantes ou les rendez-vous chez le pédiatre (à cause de la multiplication des bains des nourrissons) ou dermatologiste.


Libre à chacun évidemment de se rassurer avec le marketing ou de se pencher sur les caractéristiques d’une eau au naturel. Nous sommes responsables, in fine, de nos croyances et de notre hydratation.


Toute personne buvant moins de 1.5L d’eau tempérée par jour (à l’exclusion donc des thés et autres cafés) devrait toutefois se poser des questions et notamment celle-ci : « Si l’eau de Genève est d’aussi bonne qualité que cela, comment se fait-il que je n’ai pas vraiment de plaisir à la boire et, de fait, n’en bois pas suffisamment ? »


Ou une autre fondamentale : « Si l’eau est d’aussi bonne qualité que cela ou si, à l’inverse, elle n’est que "potable", pourquoi donc tout ce marketing ? » Est-ce d’ailleurs vraiment aux citoyens de financer, via le prix de l’eau, une telle propagande de la part d’un organisme de droit public ?


Le caractère écologique ou non d’une telle eau devrait également interroger. Conseiller une eau chlorée très oxydante au prétexte qu’elle limite le plastique est-il bien raisonnable ? La protection de la planète passe-t-elle avant la protection de l’humain ?


Les deux approches ne sont pas contradictoires mais les priorités doivent être rétablies : la santé et l’écologie personnelle doivent prendre le pas sur les préjugés de l’écologie politique officielle !


« Cela coule de source : nous sommes mal en point parce que nous maltraitons l’eau. Améliorons enfin sa qualité et nous irons tous beaucoup mieux ! »

Toute eau traitée du robinet a le potentiel de devenir véritablement biocompatible et donc écologique à partir du moment où elle est traitée à sa juste valeur comme une eau requérant justement un traitement, individuel, au niveau de son arrivée d’eau principale ou de son robinet.


Alors, correctement filtrée et dynamisée, nous retrouverons instantanément le plaisir de boire… l’eau de Genève !


Pour en savoir encore plus sur la qualité de l’eau de Genève et les eaux du robinet:

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) L’eau du robinet sur le portail sur l’eau : https://www.lemieuxetre.ch/eau/frame_eau_types_robinet.htm

La Fiche pdf : La Bioélectronique de Vincent

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)



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