• Benoît Saint Girons

Quel système de filtration choisir pour purifier l’eau de mon robinet ?

Dernière mise à jour : juil. 7

L’eau du robinet n’est pas biocompatible et il nous faut donc l’améliorer afin de retrouver le plaisir de boire. Mais quel système de filtration choisir afin de purifier et dynamiser notre eau ? Pourquoi les arguments mis en avant par le marketing sont-ils trompeurs ? Quelques surprises et éléments de réflexion avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau.


Alternativement sur le même sujet : Vidéo Impact (2'58)

Quel système de filtration choisir pour purifier l'eau de son robinet et obtenir une eau biocompatible, énergétiquement équivalente à une eau de source de montagne et retrouver enfin le plaisir de boire ?
Obtenir une eau énergétiquement équivalente à une eau de source ?

Choisir son filtre à eau en 2 minutes chrono :


Enlever physiquement les polluants de l'eau du robinet est la première étape mais sélectionner correctement son filtre requiert d’éviter quelques préjugés :


Pour commencer, l’eau ne peut jamais être pure et la pureté de l’eau serait d’ailleurs problématique. Attention donc au mythe de la pureté et au terme de "purification". Le distillateur – le système le plus efficace de ce point de vue – n’est ainsi pas recommandable car par trop artificiel.


Lister les polluants filtrés ne sert pas à grand-chose non plus puisque les mesures ne sont faites que sur ce qui fonctionne. Cette filtration "optimale" est en outre réalisée en début de vie du filtre et jamais dans les conditions réelles d’utilisation.


Les résidus de médicaments ou de pesticides sont évidemment ennuyeux mais le polluant le plus problématique – dont presque personne ne parle – est le chlore et celui-ci se trouve correctement éliminé par le charbon actif, présent dans quasiment tous les systèmes de filtration.


Ce charbon actif fonctionne par adsorption et se focaliser sur la taille de la filtration n’a donc que peu d’intérêt. La membrane de l’osmose inverse au 0,0001 μm serait d’ailleurs détruite sans charbon actif pour stopper le chlore au préalable.


La filtration physico-chimique de base (pour éliminer le chlore) est une chose mais la dynamisation de l'eau et l’élimination de l’information "polluants" sont tout aussi voire encore plus importants.


Se fier aux messages publicitaires du fabricant est le meilleur moyen de se faire avoir, surtout lorsqu’il est question des « filtres les plus efficaces et durables de la planète ». Il en va des solutions eau comme de la malbouffe : plus il y a de marketing et plus le produit doit être mauvais…


La majorité des filtres vendus dans le gros commerce sont dangereux car mal utilisés avec davantage de contaminations avec que sans ! Une eau sans chlore (puisque filtrée) et sans énergie, stagnante dans un réservoir à température ambiante développe les bactéries. Les filtres bas de gamme à charbon actif en granules entrainent également un risque de relargage (désorption) massif des polluants…


Au final, le choix d’un système de filtration afin de purifier son eau du robinet est moins une affaire de marketing ou de technologie que de configuration et de bon sens. Pour une maison ou la gestion du calcaire, on oubliera l’osmose et son gaspillage d’eau. Osmose obligatoire par contre dans l’optique d’une eau thérapeutique, quand il convient d’éliminer les minéraux inassimilables. Dans tous les cas, quels risques liés à l’eau stagnante dans le réservoir et quel système de dynamisation en deuxième étape ? Alors, nous retrouvons le plaisir de boire et bénéficions enfin d’une hydratation de qualité, première étape d'une écologie personnelle !


Encore mieux comprendre les différents systèmes de filtration de l’eau du robinet (+12mn) :


Il n’est possible de partir que de là où l’on se trouve et, en matière de qualité d’eau, la situation n’est ni glorieuse, ni bien notée. L’eau du robinet est le plus souvent morte et polluée, tandis que les eaux minérales en bouteille sont surchargées (de minéraux), dévitalisées et coûteuses, la pollution plastique en prime. Le choix d’un système de filtration de l’eau relève donc à la fois de la nécessité et du bon sens écologique et économique.


Filtrer son eau en copiant la nature, sans plastique et sans risques


Dans la nature, l’eau dispose de trois moyens pour se régénérer et éliminer ses polluants : en s’évaporant et en s’élevant à très haute altitude, en s’enfonçant dans le sol, en s’écoulant lentement entre les strates rocheuses ou en suivant les cours d’eau et les rivières (cascades, tourbillonnements et vortex combinés aux infrarouges solaires).


Au sein du système (non solaire), l’eau a besoin de l’homme pour se retrouver, mais il s’agit alors d’un chemin semé d’embûches… et de fausses promesses. La pureté ne sera jamais atteinte et l’énergie originelle est le plus souvent en retrait, voire inexistante. Des systèmes réussissent même l’exploit de dénaturer encore un peu plus l’eau : moins potable que potable, tu meurs ? L’eau du robinet est la base de travail et elle conserve heureusement – miracle de l’eau ! – une bonne partie de son potentiel. À partir d’une note négative ou médiocre, il sera ainsi possible, pour les meilleures solutions, de se rapprocher de l’excellence…


Deux choses sont attendues d’un traitement de l’eau. Premièrement, une amélioration d’une manière ou d’une autre de la qualité de l’eau du robinet. Deuxièmement, une absence de risque par le traitement ou l’usage, étant admis que l’eau du robinet est potable et donc sans risque à court terme. La limpidité n’est malheureusement jamais acquise : des traitements, non seulement dégradent la qualité de l’eau, mais font courir en plus un risque supplémentaire. Certains devraient être interdits ou mieux encadrés mais ce serait contraire au flux d’argent liquide ; les pouvoirs publics laissent donc le plus souvent couler.


La pire solution de traitement de l’eau : l’adoucisseur à sodium


Les adoucisseurs ne sont pas des systèmes de filtration de l’eau mais la confusion règne, l’eau est troublée et les installateurs sanitaires aveuglés par la rentabilité du business anticalcaire. Les consommateurs, confiants par nature et peu au fait des impostures professionnelles, se font le plus souvent avoir. Les adoucisseurs ne sont pas des filtres mais demandez nonchalamment un filtre pour une maison à un plombier et vous risquez, si vous n’êtes pas plus informé que cela, de vous retrouver avec un adoucisseur. Alors il vous faudra réellement un filtre… et pas n’importe lequel : un osmoseur, le seul capable d’éliminer le sodium de l’eau ! Sur ce sujet, voir l’article Pourquoi un adoucisseur d’eau sans sel ?



Un très mauvais système de filtration de l’eau : le distillateur


Le distillateur est le système de filtration le plus puissant au monde mais la distillation n’a pas grand-chose à voir avec l’évaporation naturelle de l’eau dans la nature. Elle requiert notamment une énergie considérable pour un très petit rendement : 4 litres

pour un fonctionnement de cinq à six heures à 580 W pour les appareils d’entrée de gamme, 1,2 litre par heure avec encore un peu plus de courant pour des appareils plus puissants.


La « pureté » de l’eau est également problématique : avec quasiment 0 mg de minéraux, l’eau est trop vide et a tendance pomper les minéraux (et les polluants) du corps. « L’eau distillée absorbe les BPA du plastique […]. C’est tellement puissant l’eau distillée, comme elle n’a pas d’information, elle vient chercher l’information. […] Ça va nettoyer ! », assène un responsable d’association dans une vidéo promotionnelle. D’où la nécessité d’y aller progressivement ou sous forme de cure ou bien, si l’on tient vraiment à la consommer au quotidien, de lui redonner des minéraux et/ou de l’information avec quelques grains de sel non raffiné, gouttes de citron bio ou sérum de Quinton.


Ces appareils n’intègrent aucun système de dynamisation. Si l’évaporation au naturel élimine bien l’information pollution, le fait de faire bouillir de l’eau passablement polluée dans une bouilloire (même sans plastique) durant plusieurs heures (même sereines) via un courant électrique (même muni d’une prise de terre) n’est certainement pas la meilleure approche énergétique… d’autant qu’une eau en ébullition perd également les gaz (dont l’oxygène) naturellement présents. Une eau pure ne pourra en outre pas être restructurée. Comme le dit le Pr Marc Henry avec humour : « Si on a de l’eau pure, rien ne marche. Si on peut structurer l’eau pure, c’est uniquement parce qu’elle est sale. » Bref, l’eau distillée n’existe pas dans la nature et cela devrait suffire à nous rendre très circonspects.


Un système de filtration potentiellement dangereux : la carafe filtrante mal utilisée


Les carafes filtrantes ont la cote grâce à leur tarif attractif et à l’amélioration franche du goût de l’eau. Si elles sont plébiscitées par les usagers, plusieurs tests ou reportages ont toutefois révélé leurs limites, voire leurs dangers, à la grande satisfaction des revendeurs d’eau en bouteille.


La technologie de base est connue : du charbon actif en granules retire par adsorption les matières organiques, le chlore et ses sous-produits cancérigènes (THM), les phénols, les hydrocarbures et une partie (seulement) des métaux lourds (argent, mercure, plomb, cuivre…), des résidus de pesticides et de médicaments ainsi que les substances non solubles dans l’eau. Le charbon actif filtre par contre mal les nitrates (d’où des cartouches spécifiques) et les minéraux. Certains fabricants ajoutent aussi des résines échangeuses d’ions pour éliminer une partie du calcaire, faisant baisser le taux des particules dissoutes de plusieurs dizaines de points… mais sur un laps de temps limité, et en contrepartie d’un surplus de sodium (comme pour les adoucisseurs) !


Une eau beaucoup plus agréable à boire, des thés et des cafés sublimés, moins de polluants et une gestion du calcaire sans le monstrueux adoucisseur : est-il étonnant que plus de 250 millions de personnes à travers le monde aient adopté ce principe

de filtration ? L’enfer toutefois est dans les détails et, à ce niveau, les choses se gâtent. Un usage classique en famille génère en effet une prolifération microbienne : jusqu’à 200 000 germes/ml alors que les recommandations sont de 100 germes/ml !


Dans le contexte d’un mauvais usage avec stagnation de l’eau à température ambiante et non-renouvellement régulier des cartouches, la prolifération microbienne et le relargage des polluants assurent à l’eau une dangerosité inédite. Suite à la création des rigoles (au sein des granules de charbon actif), le filtre arrive en effet vite à saturation et là, on ne rigole plus : tout ce qui a été adsorbé peut être relargué d’un coup ! Des tests de carafes en situation dans une trentaine de familles ont ainsi révélé une contamination au plomb, nitrates, pesticides, argent, sodium ou potassium.


Une carafe mal utilisée cumule les risques et prête donc facilement le flanc aux critiques. Sans considérations énergétiques – sans grande réflexion, donc – de la part des médias, la cause est entendue : les carafes sont inutiles et à éviter !


Un bon usage et des filtres sans ajout de sodium permettent pourtant d’obtenir une filtration de base à bon compte, à partir de l’eau du robinet. Il conviendra, pour limiter les risques, de partir sur une carafe nettoyée et un filtre neuf et de les coupler à un principe de dynamisation dans le style de la cruche à vortex. L’eau filtrée sera immédiatement dynamisée. La carafe filtrante vide (oui : vide !) sera alors stockée au réfrigérateur afin d’éviter toute prolifération microbienne au niveau du filtre via les microgouttelettes stagnantes. Alors la note s’améliore !


Un filtre à eau encore plus problématique : la fontaine filtrante


Les carafes filtrantes bénéficient d’un coût et d’un encombrement faibles. Ce n’est pas le cas des fontaines filtrantes, encombrantes et peu pratiques avec leur chargement en eau par le haut. Les fabricants parlent de « microfiltration » et promettent une filtration bien supérieure à celle des carafes filtrantes. Accordons à ces fontaines une filtration en effet un peu plus perfectionnée que les classiques carafes ci-dessus.


Enlever les bactéries au passage de l’eau est une chose, mais quid de l’eau stagnante et de la prolifération microbienne quasi assurée dans le réservoir… et sur un plus grand volume d’eau ? Les systèmes de dynamisation (parfois) proposés – pierres, magnétisme… – ne sont pas suffisants pour améliorer sensiblement les choses, et il sera difficile de placer la fontaine vide dans le réfrigérateur pour éviter la contamination des microgouttelettes.


De fait, le site d’un fabricant américain se présentant comme le « leader mondial des filtres d’eau et de la purification de l’eau » avec rien de moins que « les filtres les plus efficaces et durables de la planète » (sic !) via un « secret commercial exclusif » (re-sic !) recommande sur sa page de questions-réponses de « remplacer ou au moins de faire l’appoint de votre eau après trois jours […]. La raison en est que lorsque vous filtrez votre eau, les produits chimiques qui inhibent la croissance des bactéries sont éliminés. Dans les environnements plus humides, la croissance des bactéries peut être plus rapide ». C’est honnête de l’admettre, un peu moins de déclarer que l’eau alcaline est bénéfique pour la santé car « les bactéries et les virus pathogènes prospèrent dans les milieux acides » alors que tous les aliments de la vitalité sont acides et qu’en Bioélectronique de Vincent (BEV), l’alcalinité est au contraire le terrain des bactéries et des virus !


Bref, un bac peut sembler plus pratique pour distribuer l’eau à toute une famille assoiffée mais ce n’est jamais une bonne idée lorsque la dynamisation fait défaut, surtout si le bac est transparent. Une meilleure filtration est toujours intéressante

mais quel intérêt si l’efficacité est contrebalancée par davantage de bactéries, de minéraux et/ou d’alcalinité ?


La filtration sans risque à base de charbon actif 2ème génération


Le charbon actif sous forme de poudre constituée en bloc compressé ou fritté est la seconde génération : plus compact, sans granules donc sans risques de rigoles, il offre une meilleure capacité de filtration sur la durée. Il peut ainsi – contrairement à l’osmose inverse - être utilisé sur l’arrivée d’eau principale pour l’ensemble d’une habitation, sans gaspillage ou perte de pression. L’efficacité est globalement la même que précédemment : ce qui donne mauvais goût à l’eau disparaît, ainsi que le chlore et ses dérivés, une partie des métaux lourds, des résidus de pesticides et de médicaments mais cela filtre toujours assez mal les nitrates et les minéraux.


D’autres éléments de filtration sont ajoutés pour les systèmes les plus élaborés :

  • de la céramique plus ou moins poreuse et plus ou moins enrichie en micro-organismes efficaces (EM) afin de limiter notamment la prolifération microbienne;

  • une membrane de préfiltration en polyéthylène à 0,1 micron afin de stopper mécaniquement les particules, sédiments, germes et autres bactéries qui auraient survécu au chlore et préserver le charbon actif ;

  • un filtre KDF américain (pour « dégradation kinétique par fluxion ») grâce à une formule composée de cuivre et de zinc de haute qualité, intéressante pour autant que l’on ne retrouve ni cuivre ni zinc dans l’eau. Placé en amont du charbon actif, il optimise le fonctionnement de ce dernier ;

  • des technologies exclusives comme les fibres Aqualen du Biofiltre intégrées au charbon actif afin d’éviter les rigoles d’eau et augmenter significativement la surface d’adsorption des polluants (jusqu’à 3 000 m2/gramme).


Côté filtration, c’est globalement ce que l’on peut faire de mieux sans perte de pression ou gaspillage d’eau. La technologie est fiable mais l’on veillera à changer régulièrement ses cartouches, idéalement tous les ans, les données de capacité communiquées par les fabricants étant parfois bien fantaisistes.


Côté dynamisation, l’énergie de l’eau demeure taboue et les solutions proposées par le gros commerce sont dépourvues de dynamisation. Quelques marques (injustement méconnues) proposent une solution a minima avec pierre de shungite, cristal de roche ou billes en silice actives. D'autres - tel que le filtre sous évier Amilo - une vitalisation de base. C’est mieux que rien, mais pas de quoi sauter au plafond.


La filtration de l’eau par osmose inverse : le nec plus ultra mais...


Avec l’osmose inverse, nous passons à une autre dimension en matière de qualité de filtration : bienvenue dans l’infiniment petit avec une filtration au milliardième de mètre, soit 10 millionièmes de micron, soit 0,0001 μm, soit 0,1 nanomètre, au choix ! À cette échelle, plus petite encore que la molécule d’eau, entre 90 et 98 % de tous les polluants et minéraux sont stoppés ! Et pourtant, les notes (du livre) ne décollent pas vraiment… L’osmose inverse est en effet une technologie contraignante avec quelques inconvénients, voire quelques risques…


L’eau est filtrée en profondeur suivant trois étapes incontournables: un filtre à sédiments, le désormais bien connu filtre à charbon actif pour enlever notamment le chlore et enfin la membrane d’osmose inverse pour une filtration beaucoup plus

fine que l’« ultrafiltration » des meilleures stations de traitement de l’eau. À ce niveau, si la membrane est de qualité, il ne reste plus grand-chose à part l’eau et quelques minéraux. Cela ne plaira pas aux embouteilleurs ou aux médecins, mais quasiment tous les minéraux sont en effet éliminés ! Tous ? Non, quelques irréductibles résistent encore et toujours… et évitent ainsi à l’eau de se retrouver trop « vide » comme dans le cas du distillateur. Certains experts considèrent cette minéralité insuffisante, mais aucune étude n’a jamais pu démontrer une quelconque dangerosité sur le long terme. Au contraire : moins il y a de minéraux (sans être à zéro), plus l’eau hydrate et nettoie !


Sans polluants ni minéraux en excès, la situation par rapport à l’eau du robinet s’est donc sensiblement améliorée. Le pH tend vers davantage d’acidité et la résistivité explose. Les molécules d’eau ont par contre subi un mauvais traitement supplémentaire : elles ont été violemment poussées dans des trous trop petits pour elles. Bref, l’eau est plus morte que morte et énergétiquement instable, incapable de se défendre contre les microbes… qui ne manquent pas d’arriver lorsque l’eau devient stagnante ! Au niveau de l’appareil, cette prolifération microbienne est heureusement limitée par la pression exercée et le stockage de l’eau dans une cuve opaque et hermétique sous pression. Cette eau et cette pression devront toutefois être renouvelées régulièrement.


Les osmoseurs traînent également une mauvaise réputation du fait du rejet d’eau : de 2 à 8 litres pour chaque litre d’eau filtré pour les modèles connectés au réseau d’eau (en fonction de la technologie et de la pression), parfois beaucoup plus en l’absence de pompe booster ou perméate. Les quelques modèles autonomes - comme par exemple la Fontaine Iona - offrent par contre un rapport de 1 pour 1 seulement, grâce à une pression optimisée. Les écologistes en herbe crient globalement au scandale mais oublient que l’on ne traite par osmose inverse que l’eau de consommation, qu’une chasse d’eau consomme entre 6 et 12 litres, qu’il faut au moins 2 litres pour fabriquer une bouteille en plastique ou que le fait d’être en meilleure santé est une approche autrement plus écologique sur le long terme que les économies d’eau ou d’énergie.


L’osmose inverse « basique » n’est pas une technologie forcément très coûteuse à l’achat mais il conviendra de budgéter l’installation (si l’on n’est pas bricoleur), la robinetterie, le renouvellement des filtres ou le contrat de maintenance. On s’y retrouvera de toute manière rapidement par rapport au budget des bouteilles. Au regard du gaspillage d’eau, l’usage est forcément limité à un point d’eau unique. Les modèles autonomes ont le mérite d’être facilement installés et transportables, mais il conviendra de remplir manuellement le bac avant chaque cycle de filtration.


La plupart des experts recommandent l’osmose… mais certains avouent ne pas en aimer la structure et finir par s’en lasser. L’apport énergétique a en effet été le plus souvent négligé. L’eau en sortie de membrane est totalement déstructurée et

énergétiquement instable. Elle a certes normalement perdu l’« information “polluants” » et ses éventuels clusters, mais elle doit impérativement récupérer de l’énergie positive au risque de capter une énergie contraire… ou des bactéries. La plupart des

approches de dynamisation conviennent alors, avec une affinité pour l’électrode Bignand-Violet en permanence dans le réservoir ou la cruche à vortex sur un laps de temps suffisant. Voir sur ce sujet Pourquoi et comment dynamiser l’eau.


Au final, comment choisir son système de filtration de l’eau ?


Comment s’y retrouver entre ces différents systèmes de filtration de l’eau du robinet ? Tout est avant tout affaire de configuration : souhaitez-vous un système intégral pour tous les robinets de votre maison et donc une filtration à base de charbon actif ou bien une filtration sur un seul point d’eau unique et donc alors le choix entre une filtration de base, l’ultrafiltration ou l’osmose inverse.


La dynamisation de l’eau – deuxième étape indispensable – orientera également le choix puisque les meilleurs systèmes – le Biodynamizer notamment – requièrent une pression d’eau suffisante, ce qui exclue d’office l’osmose inverse. Certains systèmes de filtration intègrent l’étape de la dynamisation mais le tarif augmente alors sensiblement et la qualité de la dynamisation n’est pas forcément au niveau des appareils dédiés.


Dans tous les cas, les problématiques de l’usage et du réservoir doivent être posées afin d’éviter les déconvenues. Les plus gros filtres (fontaine filtrante, osmose inverse) peuvent offrir une meilleure qualité de filtration mais être plus dangereux à l’usage que les petits correctement utilisés. Si le dispositif dispose d’un gros réservoir, alors une dynamisation de qualité dans le réservoir est plus que recommandé.


Enfin, le tarif n’est en aucun cas gage de qualité puisque le marketing doit être financé et que certains en abusent. Méfiance avec tous ceux qui vous promettent par exemple de l’eau pure… à partir d’une filtration au charbon actif ! Le marketing ose tout et c’est à cela qu’on le reconnaît.


Bref, au regard de toutes les technologies de filtration proposées et de toutes les arnaques de l’eau encore en cours, une petite discussion avec un expert indépendant (des fabricants) est toujours pertinent. Le meilleur système est en effet celui qui correspond à votre configuration, à vos objectifs… et à votre budget ! Alors il est possible de retrouver le plaisir de boire via une eau véritablement biocompatible !


Pour en savoir (encore) plus sur les systèmes de filtration de l'eau

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : Les solutions concrètes (19’53) / Vidéo Impact (2'58) Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)

Couverture du livre La qualité de l'eau de Benoît Saint Girons, Ed Médicis, 2020. Quel système de filtration choisir pour purifier l’eau du robinet ? Quels sont les arguments trompeurs et les pièges à éviter ? Pourquoi convient-il de voir au-delà de la purification ? Comment sélectionner correctement son filtre et retrouver enfin le plaisir de boire ?
Le livre de référence pour choisir sa filtration !

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