Quelle eau faut-il boire pour éviter les calculs rénaux et les coliques néphrétiques ?

Question un peu technique (à 5:53) dans l’émission Allo Docteurs intitulée « Bien choisir son eau » (mai 2020) : "Quand on est sujet aux calculs rénaux, faut-il boire aussi la nuit ?" Réponses officielles du médecin nutritionniste puis solutions qualitatives, sans dogmatisme ou langue de bois, de l'auteur du livre La qualité de l'eau (Ed. Médicis). D’où viennent les calculs rénaux et les coliques néphrétiques et comment les éviter ? A vous de choisir votre source… d’information !


« Les calculs rénaux sont très fréquents, et leur prévalence semble avoir augmenté au cours des 30 dernières années. De 5 % à 10 % des individus vivront une crise de colique néphrétique au cours de leur vie. Les calculs rénaux surviennent plus fréquemment dans la quarantaine. » apprend-on sur le site passeportsante.net.


Mauvais calculs... Alors, faut-il boire davantage, notamment la nuit, si l’on est sujet à des calculs rénaux ? La solution est-elle vraiment purement quantitative ?


La réponse du médecin nutritionniste endocrinologue coule de source : « Il faut boire plus, pas forcément des eaux extrêmement minéralisées ». Nous apprécierons au passage la litote, comme si un médecin ne pouvait jamais ouvertement critiquer les eaux minérales… Recommander clairement les eaux de source (faiblement minéralisées) était de toute évidence trop difficile...


De fait, il en a déjà trop dit et tente de se rattraper : « ça dépend aussi des apports globaux car il y a différents types de calculs rénaux. » En effet, il existe des différences, mais j’avoue ne pas connaître les calculs qui s’accommoderaient d’une eau extrêmement minéralisée...


« Ceux qui sont essentiellement à base de calcium, si vous êtes déjà consommateurs de produits laitiers importants, il faut faire attention à bien lire l'étiquette pour ne pas boire une eau riche en calcium. » Là, les calculs deviennent savants et prise de tête : il faut commencer par analyser la composition de son calcul, puis son apport en calcium via les produits laitiers (compliqué vu qu’on ne connaît pas exactement le taux d’absorption du calcium du lait) puis pondérer cela avec les très claires étiquettes des eaux, sachant que, là encore, les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) sont purement théoriques…


Dans une question précédente, le Professeur venait de déclarer « l'organisme se débrouille très bien avec son eau et il arrive à absorber tout ce qui lui est nécessaire ». Et voici que nous apprenons que ce n’est pas le cas, pire, que les calculs rénaux pourraient provenir du calcium des eaux ? C’est à cela que l’on reconnaît le scientisme ambiant : à sa grande confusion !


Nous sommes hétérotrophes et globalement incapables d’assimiler correctement les minéraux des eaux. « Buvez Eliminez » dit la publicité mais il ne s’agissait pas des graisses mais des minéraux en excès, via un surtravail des reins. Boire régulièrement des eaux trop minéralisées (au-delà de 500mg/L de minéralité totale) épuise progressivement l’organisme et favorise le risque de calculs rénaux. Les pires eaux de ce point de vue (car riches en calcium) sont Courmayeur (557 mg/L de calcium), Hépar (549 mg/L.), Velleminfroy (510 mg/L.), Contrex (468 mg/L.) ou Valser (435 mg/L.).


« Et sinon il faut boire beaucoup pour éviter, la déshydratation et donc la cristallisation [...] qui forme la pierre. » conclut le médecin-nutritionniste. Ouf, nous voici de retour en territoire quantitatif connu : boire plus !


« Les coliques néphrétiques sont dues à la présence d'un obstacle au niveau des voies urinaires qui empêche l’écoulement de l’urine. Dans 3/4 des cas, cet obstacle est une lithiase urinaire, appelée plus communément calcul rénal. Il s'agit d'un petit composé solide, comme un petit caillou de taille variable, contenant le plus souvent du calcium ou de l’acide urique. » précise passeportsante.net


Et quelles sont donc les causes des calculs rénaux ? Curieusement, le site cite les facteurs génétiques, une alimentation trop riche en abats ou charcuterie mais pas l'épuisement des reins lié à des eaux trop riches en minéraux… Il parle bien d’une hydratation insuffisante mais ne recommande pas une qualité d’eau spécifique… Le secret des minéraux inorganique peu assimilables des eaux est de toute évidence bien gardé…


Un peu plus bas dans l’article, nous apprenons que le risque de colique néphrétique est également favorisé par la prise de certains médicaments qui vont induire la formation de cristaux ou cristalliser lors de leur élimination par les reins. Avant de se relever la nuit pour boire davantage, il conviendrait donc de veiller durant la journée à limiter sa consommation de médicaments… et ne les prendre qu’avec un verre d’eau faiblement minéralisée !


Au final, comment éviter les calculs rénaux et les coliques néphrétiques ?


La réponse officielle de la Science ou de la Médecine (en tout cas de l’expert de ce média) ose une (très légère) réponse qualitative. Il concède (du bout des lèvres) que les eaux sans trop de calcium sont préférables si l’on souffre de calculs rénaux…


Essayons de notre côté d’être un peu plus clair et limpide :

  • Boire suffisamment requiert une eau qualitativement appropriée.

  • L’eau est importante pour ce qu’elle emporte et non pour ce qu’elle apporte.

  • Elle devrait être ainsi la moins minéralisée possible, idéalement inférieure à 200 mg/L voire inférieure à 50mg/L si l'on souffre de calculs rénaux.

Les meilleures eaux contre les calculs rénaux ou coliques néphrétiques sont les eaux des magasins bio : Mont Calm, Mont Roucous, Rosée de la Reine ou Lauretana, toutes très faiblement minéralisées et légèrement acides.


Nous ne saurions toutefois conseiller les bouteilles plastiques. Il convient plutôt de partir de son eau potable du robinet et de la filtrer. Le filtre le plus efficace du point de vue minéral est l’osmose inverse : il permet d’éliminer l’essentiel du calcium ou encore le sel des catastrophiques adoucisseurs à sodium. Le distillateur est par contre déconseillé car il procure une eau trop vide, la pureté de l’eau n’existant toutefois pas.


Nous voici, après la filtration avec une eau propre, plus ou moins minéralisée. Cette eau devrait maintenant être revitalisée afin de devenir plus douce et agréable à boire, jusqu’à retrouver pour certains dynamiseurs l’énergie d’une eau de source de montagne.


Alors on se surprend à boire beaucoup plus, on hydrate correctement son organisme, on vieillit mieux (sous entendu moins vite) et on peut dire adieu aux risques de calculs rénaux !


Autre question ?

Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau et éviter les calculs trop savants...

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau Les Fiches pdf : Comparatif des eaux minérales / Comparatif des solutions Eau Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020) Me contacter pour une analyse gratuite et experte de votre situation : +41 (0)76 532 8838 (rappel possible), sms ou mail


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