• Benoît Saint Girons

Quelle est la vraie qualité des eaux minérales ?

Dernière mise à jour : oct. 9

Les eaux minérales sont souvent présentées comme étant les meilleures eaux possibles. Mais au-delà du marketing ou des intérêts financiers ? Les eaux minérales sont-elles vraiment si bonnes que cela ? Quelques surprises et éléments de réflexion avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020)

Comment s’y retrouver dans toutes les marques d’eaux minérales en plastique ? Tellement de choix, de marketing et de minéraux variés… Et si la solution était plutôt avec l’eau du robinet correctement filtrée et dynamisée ? Solutions écologiques sans risques avec Benoît Saint Girons, auteur du livre la qualité de l’eau.
Les eaux minérales sont-elles vraiment si bonnes que cela ?

La vraie qualité des eaux minérales en 3 minutes chrono :


Plus réputées encore que les eaux de source à travers leur teneur stable en minéraux et en oligo-éléments, le prestige du thermalisme et le matraquage du marketing, les eaux minérales à la source sont les eaux de santé par excellence. L’Académie nationale de médecine leur reconnaît des propriétés favorables à la santé et les curistes en redemandent !


Il y a par contre la même différence énergétique entre de l’eau minérale à la source et de l’eau « emplastiquée » qu’entre un animal sauvage en liberté et un animal « zooifié ». Le marketing joue aussi avec les maux et utilise le prestige santé-vitalité de la cure pour vendre une eau quasiment sans énergie pour un impact minéral alors forcément désastreux ! Médicament naturel en cure sous supervision médicale, voilà l’eau minérale devenue source de minéraux inertes, indisponibles pour l’organisme, non « potable » même parfois selon les normes de l’eau du robinet (avec des excès en fluor, calcium, sulfates, sodium et/ou nitrates…) mais scandaleusement disponible dans tous les commerces !


Prendre n’importe quelle eau de temps à autre ne pose évidemment aucun problème – pas plus d’ailleurs que n’importe quel soda « plaisir » – mais dans une optique d’eau de consommation courante, cela relève du sadomasochisme.


Nous sommes en effet hétérotrophes et donc incapables d’assimiler correctement les minéraux des eaux ! Nous ne léchons pas de cailloux et nos minéraux assimilables proviennent en fait des végétaux. Selon l’OMS, les eaux minérales naturelles doivent ainsi « être considérées comme des boissons plutôt que comme de l’eau potable au sens habituel du terme », sous peine, pour les plus chargées en minéraux, d’épuiser l’organisme via un surtravail des reins, voire d’entraîner des calculs rénaux !


L’OMS déconseille (entre les lignes) les eaux à plus de 600 mg/l, les médecins, généralement moins de 500 mg, les naturopathes, moins de 200 mg et les adeptes de la Bioélectronique que Vincent (BEV), moins de 120 mg, voire moins de 50 mg par litre. La plupart des eaux minérales ne sont donc pas des eaux de consommation courante, et c’est la raison pour laquelle elles étaient préalablement vendues en pharmacie.


Un autre problème tient à leur emprisonnement contre nature dans du plastique et à leurs conditions de rétention. Emprisonnés, loin de leur source, ces eaux ont perdu l’essentiel, sinon la totalité de leurs gaz rares et leur radioactivité naturellement bénéfique lors des cures. L’eau minérale est en outre davantage conductrice et donc sensible à l’omniprésente pollution électromagnétique.


Au final, cette eau morte risque d'encrasser l’organisme et de l’épuiser énergétiquement. Un certain nombre d’eaux minérales se retrouvent ainsi en Bioélectronique de Vincent – la référence des experts de l’eau – sur le terrain des cancers, des virus et des vaccins, assez loin donc des messages du marketing…


Que faudrait-il faire ? Si vous souhaitez continuer à « Buvez Eliminez », sélectionnez les eaux minérales les moins chargées en minéraux et privilégiez les bouteilles en verre. Vous auriez toutefois un intérêt économique et écologique à partir plutôt de l’eau du robinet afin de la filtrer et de la dynamiser. Alors, vous retrouverez le plaisir de boire et bénéficierez enfin d’une hydratation de qualité !


En savoir plus sur la véritable qualité des eaux minérales (+ 5minutes) :


Toutes les eaux minérales ne se valent évidemment pas. Leur intérêt ne réside toutefois pas comme on le pense communément dans leur teneur en minéraux. Au contraire, la qualité d’une eau minérale serait plutôt liée à sa faible minéralité… ce qui est pour le moins paradoxal… et ennuyeux pour les affaires !


Ce que pense l’OMS de la qualité des eaux minérales


« Quelques consommateurs attribuent à certaines eaux minérales naturelles des propriétés médicinales ou d’autres bénéfices sanitaires. […] Leur utilisation a souvent une longue tradition et elles sont acceptées parce qu’elles sont considérées comme des aliments plutôt que comme des eaux de boisson en tant que telles. Bien que certaines eaux minérales puissent être utiles pour fournir des micronutriments essentiels, tels que le calcium et le magnésium, les présentes directives ne font pas de recommandations concernant des concentrations minimales d’éléments essentiels en raison des incertitudes relatives à l’apport minéral de l’eau de boisson », écrit l’OMS dans son rapport de 2017.


Ah, qu’en termes galants ces choses-là sont mises ! En langage moins diplomatique, cela pourrait donner : « La valeur des minéraux dans les eaux relève essentiellement de croyances et de traditions. Nous n’allons pas nous fâcher avec les multinationales

de l’eau ou l’Académie de médecine française et nous allons quand même évoquer une possible utilité de certaines eaux minérales mais, en vérité, nous avons de sérieux doutes quant à la capacité d’assimilation de ces minéraux par l’organisme. Une chose est avérée : ce type d’eau ne devrait jamais être considéré comme une eau de boisson de consommation courante ! »


« La saveur de l’eau dont le niveau de matières solides totales dissoutes (TDS) est

inférieur à environ 600 mg/l est généralement considérée comme bonne » précise également l’OMS, reconnaissance claire qu’une eau trop minéralisée… est de toute manière peu agréable à boire.


Toujours sceptique ? En 2000, un texte de l’OMS (cité par Yann Olivaux) sur les eaux de boisson en bouteille était encore plus clair : « À la connaissance de l’OMS, les effets bénéfiques de la consommation de ces eaux minérales n’ont jamais été sérieusement prouvés. »

Quand l’Académie Nationale de Médecine boit (plus ou moins) la tasse

Reportage « Eau en bouteille savez-vous ce que vous buvez », diffusé sur RMC Story le 22 mai 2021

Le reportage « Eau en bouteille savez-vous ce que vous buvez », diffusé sur RMC Story le 22 mai 2021 était révélateur à bien des égards. Naturellement, l’intérêt global des minéraux des eaux ne fût pas remis en cause par les journalistes. Nulle indication donc du fait que nous soyons hétérotrophe et devions passer par les végétaux pour nos minéraux.

Rapport « Place des Eaux minérales dans l’alimentation », rapport de l’Académie nationale de médecine, de Patrice QUENEAU et Jacques HUBERT, 2009

Toutefois, l’émission développa clairement la problématique de certaines eaux minérales, en s’appuyant notamment sur le rapport « Place des Eaux minérales dans l’alimentation », Rapport de l’Académie nationale de médecine, de Patrice QUENEAU et Jacques HUBERT, publié en 2009.


Les conclusions de ce rapport de fonds sont sans équivoques vis-à-vis des eaux de consommation courante : « Il est préférable, pour la consommation familiale courante, d’utiliser une eau minérale naturelle peu minéralisée ou une eau de source, si l’on souhaite remplacer l’eau de distribution. »


Le reportage TV préféra toutefois insister sur une autre conclusion : « Les eaux fortement minéralisées peuvent être néfastes, notamment celles riches en sodium qui peuvent rendre inopérant un régime hyposodé. Elles sont contre-indiquées en cas d’HTA, d’insuffisance cardiaque ou rénale (d’origine glomérulaire ou vasculaire), ainsi qu’en cas d’œdèmes et lors des corticothérapies prolongées. »


Le "Professeur Tournesol" de l'Académie de Médecine interviewé eut alors bien du mal à cacher son embarras, au point de demander à ne plus être filmé ! Dire du mal à la TV des eaux minérales lorsque l’on travaille à l’Académie de Médecine, cela ne se fait pas ! Il ne le fit donc pas, trahissant toutefois par son comportement, de probables graves conflits d’intérêt...


Le professeur interviewé ne semblait, pour le dire franchement, absolument pas compétent. Il n’est évidemment pas le seul, les médecins n’étant pas formés à la qualité de l’eau, comme le confirme le rapport : « Les médecins eux-mêmes, souvent peu informés, s’en tiennent le plus souvent à des conseils généraux (“buvez 1 litre par jour de telle eau riche en calcium, ou pauvre en sodium…”), sans entrer davantage dans le détail. »


En conclusion, le reportage incitait les consommateurs à être prudents et à bien se pencher sur les étiquettes, pourtant de plus en plus illisibles…


Les recommandations du rapport Queneau/Hubert sont ainsi de bon sens :


1/ « Améliorer notablement la lisibilité des étiquettes. Les teneurs ioniques, notamment en sodium, fluor et sulfates, doivent être indiquées en gros caractères et avec les mises en garde nécessaires si elles dépassent les limites légales. »


2/ « Développer la recherche fondamentale et clinique dans le domaine des eaux minérales avec des méthodologies appropriées (études épidémiologiques…) afin d’obtenir des données fiables et conduire à des “niveaux de preuve” significatifs pour décider des indications préférentielles et édicter les mises en garde à leur utilisation chez les sujets à risques particuliers (nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées, malades atteints d’ostéoporose, de lithiase rénale, d’affections cardio-vasculaires, d’insuffisance rénale, etc). »


Le rapport est paru en 2009. Est-il utile de préciser qu’aucune de ces recommandations n’a été suivie d’effet ?


L’assimilation des minéraux des eaux par l’organisme


L’homme est donc hétérotrophe, c’est-à-dire incapable d’assimiler correctement des substances non organiques tels que les minéraux des eaux. « Cette mauvaise assimilation des minéraux de l’eau encrasse l’organisme et favorise l’artériosclérose, les calculs, le développement des cancers et d’autres pathologies dégénératives », précise Yann Olivaux dans son livre La Nature de l’eau.


Seule une petite partie des minéraux est assimilée (de 1 à 15% selon les auteurs), le reste devant être éliminé par un surtravail des reins, ce que la publicité, d’ailleurs, confirme : vous « buvez » des minéraux en excès que vous « éliminez » aux toilettes… Pour en bénéficier, nous devons passer par les végétaux, autotrophes. Rappelons que les eaux thermales riches en minéraux étaient préalablement vendues en pharmacie et que la norme de potabilité avant 1961 stipulait un maximum de 500 mg.


Ne pas confondre les eaux minérales à la source et les eaux minérales en plastique


Les cures thermales font beaucoup de bien, mais les minéraux y sont alors à l’état de colloïdes, bien plus facilement assimilables, et ils y jouent un rôle aléatoire par rapport à l’énergie de l’eau, au programme nutritionnel, à la balnéothérapie et autres exercices physiques. Au griffon, à la source, l’eau jaillissant de la roche est (normalement) chargée en activité protonique et électronique et cette énergie aidera à assimiler encore un peu mieux les minéraux ou à les éliminer plus facilement… sur la durée limitée de la cure !


Rien de tout cela en bouteille, où l’énergie disparaît rapidement. La qualité de l’eau devient ainsi inversement proportionnelle à sa teneur en minéraux : moins il y en a (sans toutefois être à zéro), plus l’eau est capable de correctement nettoyer et hydrater. Une telle eau se défend également mieux contre la pollution électromagnétique, la conductivité électrique passant par les minéraux. Si Claude François avait pris un bain d’eau distillé, il ne serait pas mort électrocuté !


En fin de compte, les recommandations officielles de l’OMS n’évoquent pas directement une teneur minimale en minéraux « en raison des incertitudes relatives à l’apport minéral de l’eau de boisson », mais une conductivité minimale afin que l’eau ne soit pas agressive pour la tuyauterie. L’OMS précise par contre que « l’eau de boisson devient significativement et progressivement imbuvable quand les niveaux de TDS dépassent environ 1 000 mg/l », ce qui exclut déjà une bonne partie des eaux minérales en bouteille !


De la pire eau minérale à la moins mauvaise...


La pire eau minérale (plate) cumule les tares rédhibitoires : minéraux dépassant les 1000 mg, pH alcalin, teneur en sodium élevée et bouteille plastique… A part les eaux adoucies chargées en sodium (-20/20), c’est la plus mauvaise note à -15/20. « Je prends tous les matins douze verres d’eau (minérale) plus facile à rendre qu’à avaler, lesquels, pour ainsi dire, m’ont tout fait sortir du corps, sauf les maladies pour lesquelles je les prends », a écrit Boileau qui, en l’occurrence, aurait dû s’appeler Boilesminéraux.


Rappelons qu’une eau alcaline n’a aucun intérêt puisque alcalin signifie moins d’activité magnétique, moins d’énergie. Les meilleures eaux de consommation courante sont ainsi toujours légèrement acides. Il existe des eaux très minéralisées acides (Arvie, Vichy Célestin, Saint-Yorre,… riches en bicarbonates) et des eaux moins minéralisées alcalines (Hépar, Courmayeur, Contrex,… riches en calcium). Tout dépend du terrain traversé.


Une moindre minéralité – entre 500 et 1000 mg – nous replace dans les recommandations floues de l’OMS (concernant l’eau du robinet), mais toujours pas des médecins… L’encrassement est moindre mais la perte énergétique tout aussi importante et la note reste négative à -13/20.


Entre 200 et 500 mg, nous atteignons la norme des médecins et sommes au même niveau que les plus mauvaises eaux de source, soit à -10/20. Pourquoi donc payer plus cher pour du marketing ?


Avec un pH acide, la note s'améliore (à -4/20) mais encore faudrait-il s'assurer que la mesure – qui nous vient de la source – ne s'est pas sensiblement dégradée en bouteille. La préservation énergétique de cette eau zombie dépendra des conditions de manutention et de stockage…


La bouteille en verre améliore encore les données avec une absence de polluants liés au plastique, une meilleure préservation de l’énergie de la source originelle et un plus grand respect de la planète. La note serait de -1/20 avec une eau naturellement alcaline (moindre énergie magnétique donc) mais de +5/20 avec une eau légèrement acide.


Nous voici alors enfin du bon côté de la force avec un respect global des différents paramètres qualitatifs. Protectrice, la bouteille en verre conserve mieux l’énergie de la source… mais pas éternellement, et avec la perspective à moyen terme de se retrouver avec une eau zombie. Le coût d’une telle eau demeure également rédhibitoire et dénué de bon sens face à la possibilité d’obtenir une meilleure note chez soi, à partir de l’eau du robinet.


Conclusions sur la qualité des eaux minérales


Les eaux minérales n’ont donc que peu d’intérêt – à l’exception ponctuellement de quelques marques à bulles acides car riches en bicarbonates qui pourront aider à digérer – et la plupart seront même problématiques si considérée en eau de consommation courante. Entendre dans une publicité qu’une certaine marque – parmi les plus chargées en minéraux – fait du bien « au quotidien » est révélateur du grand n’importe quoi du marketing médical.


Le marketing ose tout et c’est à cela qu’on le reconnaît mais la qualité des eaux minérales plates est inversement proportionnelle à leur teneur en minéraux et les marques à bulles (idéalement encore naturelles) ne devraient pas non plus être considérées comme eau de boisson mais « de plaisir » ou « de digestion » (selon le ressenti individuel et sans excès).


Plus une eau bénéficie de marketing et plus elle est mauvaise ? Ce qui s’applique à la malbouffe ne s’applique-t-il pas forcément aux eaux minérales. Si l’eau minérale la plus connue (via un marketing intensif) ne fera pas de gros dégât au regard de sa teneur en minéraux restreinte (elle peut ainsi être officiellement recommandée pour les nourrissons), il s’agit d’une eau énergétiquement médiocre (légèrement alcaline et oxydée), qui ne justifie certainement pas de prendre sa voiture pour aller la chercher au supermarché.


Les meilleures eaux minérales sont en fait selon ma terminologie plutôt classées comme « eau de source », avec une teneur en minéraux inférieure à 200 mg/L. Elles sont généralement proposées en magasins bio mais toutes n’affichent pas des paramètres énergétiques adéquats.


Globalement, les eaux pas encore trop minéralisées (moins de 500 mg) pourraient bénéficier d’une petite dynamisation subtile mais cela sera sans impact sur le désastreux critère écologique et l’absurdité de consommer du plastique alors qu’une excellente eau peut facilement être produite chez soi… à partir de l’eau du robinet!


Les eaux minérales plates au-delà de 500 mg sont en règle générale à éviter et devraient rester cantonnées à leurs jolies bouteilles en verre à la table des restaurants, où plaisir (pour autant que l’on puisse apprécier en bouche le surplus de minéraux) et transgression sont la règle…


Pour en savoir encore plus sur la vraie qualité des eaux minérales

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) Le portail de référence sur l’eau : https://www.lemieuxetre.ch/eau

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)


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