Quel système de filtration choisir pour purifier l’eau ? Quels sont les meilleurs filtres à eau ?

Dernière mise à jour : 9 mai

L’eau du robinet chlorée n’est pas biocompatible et il faut donc l’améliorer afin de retrouver le plaisir de boire. Mais quel système de filtration choisir afin de purifier et dynamiser notre eau ? Quels sont les meilleurs filtres à eau et pourquoi les arguments mis en avant par le marketing sont-ils trompeurs ? Surprises et solutions écologiques sans plastique avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau.


Alternativement sur le même sujet : Vidéo Impact (2'58) Conférence Les solutions (19'54) ou la page du site www.solutionsbio.ch : Quel filtre à eau choisir ? ou les nombreuses pages "solutions" du portail www.lemieuxetre.ch ou les fiches pdf à diffuser : Comparatif Solutions Habitat / Solutions Entreprises

Quel système de filtration choisir pour purifier l'eau de son robinet et obtenir une eau biocompatible, énergétiquement équivalente à une eau de source de montagne et retrouver enfin le plaisir de boire ?
Obtenir une eau énergétiquement équivalente à une eau de source ?

Pour vous repérer facilement dans l'article :

Le point sur la question en 2 minutes chrono

Filtrer son eau en copiant la nature, sans plastique et sans risques

La pire solution de traitement de l’eau : l’adoucisseur à sodium

Un mauvais système de filtration de l’eau : le distillateur

Un filtre à eau potentiellement dangereux : la carafe filtrante mal utilisée

Un filtre à eau encore plus problématique : la fontaine filtrante

Les meilleurs filtres à eau : la filtration sans risque à base de charbon actif 2ème génération

Les meilleurs filtres à eau : La filtration de l’eau par osmose inverse

Les meilleurs filtres à eau : l'alternative de l'ultrafiltration ?

Au final, comment choisir entre les différents filtres à eau ?

Liens pour en savoir (encore) plus


Comprendre les filtres à eau et comment purifier son eau en 2 minutes chrono


Enlever physiquement les polluants de l'eau du robinet est la première étape mais sélectionner correctement son filtre requiert d’éviter quelques préjugés :


Pour commencer, l’eau ne sera jamais uniquement pure H2O. La pureté de l’eau sera d’ailleurs problématique car trop vide et donc instable. Attention donc à tous les revendeurs de solution(s) qui vous promettent de l'eau pure. Il peut y avoir une purification mais l'eau ne sera alors pas pure mais propre. Le distillateur – le filtre à eau le plus efficace de ce point de vue – n’est pas non plus recommandable car par trop artificiel.


Lister les polluants filtrés ne sert pas à grand-chose non plus puisque les mesures ne sont faites que sur ce qui fonctionne. Cette filtration "optimale" est en outre réalisée en début de vie du filtre et jamais dans les conditions réelles d’utilisation. Enfin, certains chiffres communiqués sont clairement excessifs et donc marketing.


Les résidus de médicaments ou de pesticides sont évidemment ennuyeux mais le polluant le plus problématique – dont presque personne ne parle – est le chlore et celui-ci se trouve correctement éliminé par le charbon actif, présent dans quasiment tous les filtres à eau.


Ce charbon actif fonctionne par adsorption et se focaliser sur la taille de la filtration n’a donc que peu d’intérêt. La membrane de l’osmose inverse au 0,0001 μm serait d’ailleurs détruite sans charbon actif pour stopper le chlore au préalable.


La filtration physico-chimique de base (pour éliminer le chlore et le maximum de résidus) est une chose mais la dynamisation de l'eau et l’élimination de l’information "polluants" sont tout aussi importantes.


Se fier aux messages publicitaires du fabricant ou vendeur est le meilleur moyen de se faire avoir, surtout lorsqu’il est question des « filtres les plus efficaces et durables de la planète ». Il en va des solutions eau comme de la malbouffe : plus il y a de marketing et plus le produit doit être mauvais…


La majorité des filtres à eau vendus dans le gros commerce (et les fontaines à eau) sont en outre dangereux car mal utilisés avec davantage de contaminations avec que sans ! Une eau sans chlore (puisque filtrée) et sans énergie, stagnante dans un réservoir à température ambiante développe en effet les bactéries. Les filtres à eau bas de gamme à charbon actif en granules entraînent également un risque de relargage (désorption) massif des polluants…


Au final, le choix d’un système de filtration afin de purifier son eau du robinet est moins une affaire de marketing ou de technologie que de configuration et de bon sens. Pour une maison ou la gestion du calcaire, on oubliera l’osmose et son gaspillage d’eau. Osmose obligatoire par contre dans l’optique d’une eau thérapeutique, quand il convient d’éliminer les minéraux inassimilables. Dans tous les cas, quels risques liés à l’eau stagnante dans le réservoir et quel système de dynamisation en deuxième étape ? Alors, nous retrouvons le plaisir de boire et bénéficions enfin d’une hydratation de qualité, étape essentielle d'une écologie personnelle !


Encore mieux comprendre les filtres à eau et la purification de l'eau (+12mn) :


Il n’est possible de partir que de là où l’on se trouve et, en matière de qualité d’eau, la situation n’est pas glorieuse. L’eau du robinet est la plus souvent morte et polluée, tandis que les eaux minérales en bouteille sont surchargées (de minéraux), dévitalisées et coûteuses, la pollution plastique en prime. Le choix d’un filtre à eau relève donc à la fois de la nécessité et du bon sens écologique et économique.


Filtrer son eau en copiant la nature, sans plastique et sans risques


Dans la nature, l’eau dispose de trois moyens pour se régénérer et éliminer ses polluants : en s’évaporant et en s’élevant à très haute altitude, en s’enfonçant dans le sol, en s’écoulant lentement entre les strates rocheuses ou en suivant les cours d’eau et les rivières (cascades, tourbillonnements et vortex combinés aux infrarouges solaires).


Au sein du système (non solaire), l’eau a besoin de l’homme pour se retrouver, mais il s’agit alors d’un chemin semé d’embûches… et de fausses promesses. L'eau pure ne sera jamais atteinte et l’énergie originelle sera le plus souvent en retrait, voire inexistante. Des systèmes réussissent même l’exploit de dénaturer encore un peu plus l’eau : moins potable que potable, tu meurs ?


L’eau du robinet est la base de travail et elle conserve heureusement – miracle de l’eau ! – une bonne partie de son potentiel. Il sera ainsi possible, pour les meilleures solutions, de se rapprocher de l’excellence : une eau véritablement biocompatible, douce et agréable à boire, seule manière d'être correctement hydraté.


Deux choses sont attendues d’un traitement de l’eau. Premièrement, une amélioration d’une manière ou d’une autre de la qualité de l’eau du robinet. Deuxièmement, une absence de risque par le traitement ou l’usage, étant admis que l’eau du robinet est potable et donc sans risque à court terme. La limpidité n’est malheureusement jamais acquise : des traitements, non seulement dégradent la qualité de l’eau, mais font courir en plus un risque supplémentaire. Certains devraient être interdits ou mieux encadrés mais ce serait contraire au flux d’argent liquide ; les pouvoirs publics laissent donc le plus souvent couler.


La pire solution de traitement de l’eau : l’adoucisseur à sodium

Les adoucisseurs ne sont pas des systèmes de filtration de l’eau mais la confusion règne, l’eau est troublée et les installateurs sanitaires aveuglés par la rentabilité du business anticalcaire. Les consommateurs, confiants par nature et peu au fait des impostures professionnelles, se font le plus souvent avoir. Les adoucisseurs ne sont pas des filtres à eau mais demandez nonchalamment un filtre à eau pour une maison à un plombier et vous risquez, si vous n’êtes pas plus informé que cela, de vous retrouver avec un adoucisseur. Alors il vous faudra réellement un filtre… et pas n’importe lequel : un osmoseur, le seul capable d’éliminer le sodium de l’eau ! Il existe bien d'autres problèmes liés à l'adoucisseur. Nous les avons traités dans l’article Pourquoi un adoucisseur d’eau sans sel ? et Est-il dangereux de boire de l'eau adoucie ?



Un mauvais système de filtration de l’eau : le distillateur


Le distillateur est le système de filtration le plus puissant au monde - censé procurer une eau pure - mais la distillation n’a pas grand-chose à voir avec l’évaporation naturelle de l’eau dans la nature. Elle requiert notamment une énergie considérable pour un très petit rendement : 4 litres pour un fonctionnement de cinq à six heures à 580 W pour les appareils d’entrée de gamme, 1,2 litre par heure avec encore un peu plus de courant pour des appareils plus puissants.


La "pureté" de l’eau est également problématique : avec quasiment 0 mg de minéraux, l’eau est trop vide et a tendance pomper les minéraux (et les polluants) du corps. « L’eau distillée absorbe les BPA du plastique […]. C’est tellement puissant l’eau distillée, comme elle n’a pas d’information, elle vient chercher l’information. […] Ça va nettoyer ! », assène un responsable d’association dans une vidéo promotionnelle. D’où la nécessité d’y aller progressivement ou sous forme de cure ou bien, si l’on tient vraiment à la consommer au quotidien, de lui redonner des minéraux et/ou de l’information avec quelques grains de sel non raffiné, gouttes de citron bio ou sérum de Quinton.

Le distillateur n'est pas un bon système de filtration car l'eau obtenue est trop vide et totalement destructurée.
Une eau trop vide

Ces appareils n’intègrent en outre aucun système de dynamisation. Si l’évaporation au naturel élimine bien l’information pollution, le fait de faire bouillir de l’eau passablement polluée dans une bouilloire (même sans plastique) durant plusieurs heures (même sereines) via un courant électrique (même muni d’une prise de terre) n’est certainement pas la meilleure approche énergétique… d’autant qu’une eau en ébullition perd également les gaz (dont l’oxygène) naturellement présents. Une eau pure ne pourra en outre pas être restructurée. Comme le dit le Pr Marc Henry avec humour : « Si on a de l’eau pure, rien ne marche. Si on peut structurer l’eau pure, c’est uniquement parce qu’elle est sale. » Bref, l’eau distillée n’existe pas dans la nature et cela devrait suffire à nous rendre très circonspects.


Un filtre à eau potentiellement dangereux : la carafe filtrante mal utilisée

La carafe filtrante pourrait être une filtration de base, pour autant qu'elle soit correctement utilisée !

Les carafes filtrantes ont la cote grâce à leur tarif attractif et à l’amélioration franche du goût de l’eau. Si elles sont plébiscitées par les usagers, plusieurs tests ou reportages ont toutefois révélé leurs limites, voire leurs dangers, à la grande satisfaction des revendeurs d’eau en bouteille.


La technologie de base est connue : du charbon actif en granules retire par adsorption les matières organiques, le chlore et ses sous-produits cancérigènes (THM), les phénols, les hydrocarbures et une partie (seulement) des métaux lourds (argent, mercure, plomb, cuivre…), des résidus de pesticides et de médicaments ainsi que les substances non solubles dans l’eau. Le charbon actif filtre par contre mal les nitrates (d’où des cartouches spécifiques) et les minéraux. Certains fabricants ajoutent aussi des résines échangeuses d’ions pour éliminer une partie du calcaire, faisant baisser le taux des particules dissoutes de plusieurs dizaines de points… mais sur un laps de temps limité, et en contrepartie d’un surplus de sodium (comme pour les adoucisseurs) !


Une eau beaucoup plus agréable à boire, des thés et des cafés sublimés, moins de polluants et une gestion du calcaire sans le monstrueux adoucisseur : est-il étonnant que plus de 250 millions de personnes à travers le monde aient adopté ce principe de filtration ? L’enfer toutefois est dans les détails et, à ce niveau, les choses se gâtent. Un usage classique en famille génère en effet une prolifération microbienne : jusqu’à 200 000 germes/ml alors que les recommandations sont de 100 germes/ml !


Dans le contexte d’un mauvais usage avec stagnation de l’eau à température ambiante et non-renouvellement régulier des cartouches, la prolifération microbienne et le relargage des polluants assurent à l’eau une dangerosité inédite. Suite à la création des rigoles (au sein des granules de charbon actif), le filtre arrive en effet vite à saturation et là, on ne rigole plus : tout ce qui a été adsorbé peut être relargué d’un coup ! Des tests de carafes en situation dans une trentaine de familles ont ainsi révélé une contamination au plomb, nitrates, pesticides, argent, sodium ou potassium.


Une carafe mal utilisée cumule les risques et prête donc facilement le flanc aux critiques. Sans considérations énergétiques – sans grande réflexion, donc – de la part des médias, la cause est entendue : les carafes sont inutiles et à éviter !


Un bon usage et des cartouches sans ajout de sodium permettent pourtant d’obtenir une filtration de base à bon compte, à partir de l’eau du robinet. Il conviendra, pour limiter les risques, de partir sur une carafe nettoyée et une cartouche neuve et de les coupler à un principe de dynamisation, idéalement la cruche à vortex ou, moins efficace mais plus belle, une carafe dynamisante. L’eau filtrée sera immédiatement dynamisée. La carafe filtrante vide (oui : vide !) sera alors stockée au réfrigérateur afin d’éviter toute prolifération microbienne au niveau de la cartouche filtre via les micro-gouttelettes stagnantes. Alors la note s’améliore !


Un filtre à eau encore plus problématique : la fontaine filtrante


Les carafes filtrantes bénéficient d’un coût et d’un encombrement faibles. Ce n’est pas le cas des fontaines à eau, encombrantes et peu pratiques avec leur chargement en eau par le haut. Les fabricants parlent de « microfiltration » et promettent une filtration bien supérieure à celle des carafes filtrantes. Accordons à ces fontaines une filtration en effet un peu plus perfectionnée que les classiques carafes ci-dessus.


Enlever les bactéries au passage de l’eau est une chose, mais quid de l’eau stagnante et de la prolifération microbienne quasi assurée dans le réservoir… et sur un plus grand volume d’eau ? Les systèmes de dynamisation (parfois) proposés – pierres, magnétisme… – ne sont pas suffisants pour améliorer sensiblement les choses, et il sera difficile de placer la fontaine vide dans le réfrigérateur pour éviter la contamination des micro-gouttelettes.


De fait, le site d’un fabricant américain se présentant comme le « leader mondial des filtres d’eau et de la purification de l’eau » avec rien de moins que « les filtres les plus efficaces et durables de la planète » (sic !) via un « secret commercial exclusif » (re-sic !) recommande sur sa page de questions-réponses de « remplacer ou au moins de faire l’appoint de votre eau après trois jours […]. La raison en est que lorsque vous filtrez votre eau, les produits chimiques qui inhibent la croissance des bactéries sont éliminés. Dans les environnements plus humides, la croissance des bactéries peut être plus rapide ». C’est honnête de l’admettre, un peu moins de déclarer que l’eau alcaline est bénéfique pour la santé car « les bactéries et les virus pathogènes prospèrent dans les milieux acides » alors que tous les aliments de la vitalité sont acides et qu’en Bioélectronique de Vincent (BEV), l’alcalinité est au contraire le terrain des bactéries et des virus !


Bref, un bac peut sembler plus pratique pour distribuer l’eau à toute une famille assoiffée mais ce n’est jamais une bonne idée lorsque la dynamisation fait défaut, surtout si le bac est transparent. Une meilleure filtration est toujours intéressante mais quel intérêt si l’efficacité est contrebalancée par davantage de bactéries, de minéraux et/ou d’alcalinité ?


Les meilleurs filtres à eau : la filtration sans risque à base de charbon actif 2ème génération

Le charbon actif sous forme de poudre constituée en bloc compressé ou fritté est la seconde génération : plus compact, sans granules donc sans risques de rigoles, il offre une meilleure capacité de filtration sur la durée. Il peut ainsi – contrairement à l’osmose inverse - être utilisé sur l’arrivée d’eau principale pour l’ensemble d’une habitation, sans gaspillage ou perte de pression. L’efficacité est globalement la même que précédemment : ce qui donne mauvais goût à l’eau disparaît, ainsi que le chlore et ses dérivés, une partie des métaux lourds, des résidus de pesticides et de médicaments mais cela filtre toujours assez mal les nitrates et pas du tout les minéraux.


D’autres éléments de filtration sont ajoutés pour les systèmes les plus élaborés :

  • de la céramique plus ou moins poreuse et plus ou moins enrichie en micro-organismes efficaces (EM) afin de limiter notamment la prolifération microbienne;

  • une membrane de préfiltration en polyéthylène à 0,1 micron afin de stopper mécaniquement les particules, sédiments, germes et autres bactéries qui auraient survécu au chlore et préserver le charbon actif ;

  • un filtre KDF américain (pour « dégradation kinétique par fluxion ») grâce à une formule composée de cuivre et de zinc de haute qualité, intéressante pour autant que l’on ne retrouve ni cuivre ni zinc dans l’eau. Placé en amont du charbon actif, il optimise le fonctionnement de ce dernier, voir par exemple le Porte Filtres KDF pour Maison.

  • des technologies exclusives comme les fibres Aqualen du Biofiltre intégrées au charbon actif afin d’éviter les rigoles d’eau et augmenter significativement la surface d’adsorption des polluants.


Côté filtration, c’est globalement ce que l’on peut faire de mieux sans perte de pression ou gaspillage d’eau. La technologie est fiable mais l’on veillera à changer régulièrement ses cartouches, idéalement tous les ans, les données de capacité communiquées par les fabricants étant parfois bien fantaisistes.


Côté dynamisation, l’énergie de l’eau demeure taboue et les solutions proposées par le gros commerce sont dépourvues de dynamisation. Quelques marques (injustement méconnues) proposent une solution a minima avec pierre de shungite, cristal de roche ou billes en silice actives. D'autres - tel que le filtre sous évier Amilo - une vitalisation de base. C’est mieux que rien, mais pas de quoi sauter au plafond et on pourra compléter avec une cruche à vortex ou une carafe dynamisante.


Les meilleurs filtres à eau : La filtration de l’eau par osmose inverse


Avec l’osmose inverse, nous passons à une autre dimension en matière de qualité de filtration : bienvenue dans l’infiniment petit avec une filtration au milliardième de mètre, soit 10 millionièmes de micron, soit 0,0001 μm, soit 0,1 nanomètre, au choix ! À cette échelle, plus petite encore que la molécule d’eau, entre 90 et 98 % de tous les polluants et minéraux sont stoppés ! Et pourtant, les notes (du livre) ne décollent pas vraiment… L’osmose inverse est en effet une technologie contraignante avec quelques inconvénients, voire quelques risques…


L’eau est filtrée en profondeur suivant trois étapes incontournables: un filtre à sédiments, le désormais bien connu filtre à charbon actif pour enlever notamment le chlore et enfin la membrane d’osmose inverse pour une filtration beaucoup plus fine que l’« ultrafiltration » des meilleures stations de traitement de l’eau. À ce niveau, si la membrane est de qualité, il ne reste plus grand-chose à part l’eau et quelques minéraux. Cela ne plaira pas aux embouteilleurs ou aux médecins, mais quasiment tous les minéraux sont en effet éliminés ! Tous ? Non, quelques irréductibles résistent encore et toujours… et évitent ainsi à l’eau de se retrouver trop « vide » comme dans le cas du distillateur. Certains experts considèrent cette minéralité insuffisante, mais aucune étude n’a jamais pu démontrer une quelconque dangerosité sur le long terme. Au contraire : moins il y a de minéraux (sans être à zéro), plus l’eau hydrate et nettoie !


Sans polluants ni minéraux en excès, la situation par rapport à l’eau du robinet s’est donc sensiblement améliorée. Le pH tend vers davantage d’acidité (baisse de 0.5 à 1 point) et la résistivité explose. Les molécules d’eau ont par contre subi un mauvais traitement supplémentaire : elles ont été violemment poussées dans des trous trop petits pour elles. Bref, l’eau est plus morte que morte et énergétiquement instable, incapable de se défendre contre les microbes… qui ne manquent pas d’arriver lorsque l’eau devient stagnante ! Au niveau de l’appareil, cette prolifération microbienne est heureusement limitée par la pression exercée et le stockage de l’eau dans une cuve opaque et hermétique sous pression. Cette eau et cette pression devront toutefois être renouvelées régulièrement, sauf dans le cas d'un osmoseur à débit direct, sans réservoir.

Les osmoseurs traînent également une mauvaise réputation du fait du rejet d’eau : de 2 à 8 litres pour chaque litre d’eau filtré pour les modèles connectés au réseau d’eau (en fonction de la technologie et de la pression), parfois beaucoup plus en l’absence de pompe booster ou perméate. Les quelques modèles autonomes - comme par exemple la Fontaine Iona - offrent par contre un rapport de 1 pour 1 seulement, grâce à une pression optimisée. Les écologistes en herbe crient globalement au scandale mais oublient que l’on ne traite par osmose inverse que l’eau de consommation, qu’une chasse d’eau consomme entre 6 et 12 litres, qu’il faut au moins 2 litres pour fabriquer une bouteille en plastique ou que le fait d’être en meilleure santé est une approche autrement plus écologique sur le long terme que les économies d’eau ou d’énergie.


L’osmose inverse « basique » n’est pas une technologie forcément très coûteuse à l’achat mais il conviendra de budgéter l’installation (si l’on n’est pas bricoleur), la robinetterie, le renouvellement des cartouches filtres ou le contrat de maintenance. On s’y retrouvera de toute manière rapidement par rapport au budget des bouteilles. Au regard du gaspillage d’eau, l’usage est forcément limité à un point d’eau unique. Les modèles autonomes ont le mérite d’être facilement installés et transportables, mais il conviendra de remplir manuellement le bac avant chaque cycle de filtration.


La plupart des experts recommandent l’osmose… mais certains avouent ne pas en aimer la structure et finir par s’en lasser. L’apport énergétique a en effet été le plus souvent négligé. L’eau en sortie de membrane est totalement déstructurée et énergétiquement instable. Elle a certes normalement perdu l’« information “polluants” » et ses éventuels clusters, mais elle doit impérativement récupérer de l’énergie positive au risque de capter une énergie contraire… ou des bactéries. La plupart des approches de dynamisation conviennent alors, avec une affinité pour l’électrode Bignand-Violet en permanence dans le réservoir ou, à nouveau, la cruche à vortex sur un laps de temps suffisant. Voir sur ce sujet Pourquoi et comment dynamiser l’eau.


Les meilleurs filtres à eau :l'alternative de l'ultrafiltration ?


​Quelques appareils arrivent sur le marché et promettent de l'ultrafiltration via une membrane au 0,01 μm, soit tout de même 100 fois moins que l’osmose inverse. À ce niveau, l’essentiel des polluants sont retenus… mais pas les minéraux... et je n'en vois donc pas vraiment l'intérêt, sauf en solutions Budget dans le cas d'appareils visant à remplacer le seul charbon actif des filtres du gros commerce.

C'est le cas par exemple du Filtre Déli-Ultra qui s'installe en 5 minutes et sans outils sur un robinet et offre une capacité d'ultrafiltration de 6 mois pour un tarif très raisonnable. Au-delà de 1000 euros mieux vaut par contre s'orienter vers l'osmose inverse qui, en éliminant l'essentiel des minéraux, offre une eau de meilleure qualité et permet d'envisager l'eau thérapeutique ou d'éliminer le sodium des catastrophiques adoucisseurs.


Bref, tout dépend du coût de l'ultrafiltration proposée, le rapport qualité-prix n'ayant pas forcément grand chose à voir avec le marketing déployé.


Au final, comment choisir entre les différents filtres à eau ?


Comment s’y retrouver entre ces différents systèmes de filtration de l’eau du robinet ? Tout est avant tout affaire de configuration : souhaitez-vous un système intégral pour tous les robinets de votre maison et donc une filtration à base de charbon actif ou bien une filtration sur un seul point d’eau unique et donc alors le choix entre une filtration de base (charbon actif et/ou ultrafiltration) ou le nec plus ultra osmose inverse ?


La dynamisation de l’eau – deuxième étape indispensable – orientera également le choix puisque les meilleurs systèmes – le Biodynamizer notamment – requièrent une pression d’eau suffisante, ce qui exclue d’office l’osmose inverse. Certains systèmes de filtration intègrent l’étape de la dynamisation mais le tarif augmente alors sensiblement et la qualité de la dynamisation est loin d'atteindre celle d'un dynamiseur dédié.


Dans tous les cas, les problématiques de l’usage et du réservoir doivent être posées afin d’éviter les déconvenues. Les plus gros filtres à eau (fontaine filtrante, osmose inverse) peuvent offrir une meilleure qualité de filtration mais être plus dangereux à l’usage que les petits correctement utilisés. Si le dispositif dispose d’un gros réservoir, alors une dynamisation de qualité dans le réservoir est plus que recommandé.


Enfin, le tarif n’est en aucun cas gage de qualité puisque le marketing doit être financé et que certains en abusent. Méfiance avec tous ceux qui vous promettent par exemple de l’eau pure… à partir d’une filtration au charbon actif ! Le marketing ose tout et c’est à cela qu’on le reconnaît.


Bref, au regard de toutes les technologies de filtration proposées et de toutes les arnaques de l’eau encore en cours, une petite discussion avec un expert indépendant (des fabricants) est toujours pertinent. Le meilleur système est en effet celui qui correspond à votre configuration, à vos objectifs… et à votre budget ! Alors il est possible de retrouver le plaisir de boire via une eau véritablement biocompatible !


Pour en savoir (encore) plus sur les filtres à eau et la purification de l'eau

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : Les solutions concrètes (19’53) / Vidéo Impact (2'58) Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau

Les fiches pdf à diffuser : Comparatif Solutions Habitat / Solutions Entreprises

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)


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