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Quelle est la vraie qualité de l'eau potable du robinet ?

Dernière mise à jour : 8 mai

L'eau est l'élément le plus essentiel d'une écologie personnelle, la clef de la santé et de la vitalité. A la limite, à quoi bon manger bio si mon eau n'est pas de qualité ? Les pouvoirs publics, les régies et les médias officiels nous assurent que l'eau potable du robinet est d'excellente qualité mais est-ce vraiment le cas ? Peut-on faire confiance à une eau polluée et chlorée, alcaline (pour protéger la tuyauterie) et oxydée (à cause du chlore) ? Y a-t-il un scandale de l'eau potable ou les techniciens font-ils de leur mieux ? Réponses et solutions écologiques sans plastique et sans risques avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020)


Sur le même sujet essentiel : Vidéo Impact (2'51)


Pour vous repérer facilement dans l'article :



La qualité de l’eau potable en 3 minutes :


L’eau du réseau possède une qualité intrinsèque appréciable du point de vue physico-chimique : elle est "potable" et donc dénuée de germes pathogènes. Nous ne risquons normalement rien sur le court terme à la boire, une chance à l’échelle de la planète. Elle est également peu coûteuse et disponible partout, sur tous nos robinets !


Mais l’eau potable du réseau est tributaire de normes techniques, économiques et politiques et ces normes se dégradent :

  • 48 paramètres seulement en Europe + 8 avec la nouvelle norme européenne de 2020 (contre 63 en 1989), 68 en Suisse (contre 73 en 2017).

  • un taux de pesticides autorisé multiplié par 5 (depuis 2011)

  • un taux de nitrates multiplié par 20 (depuis 1920) : 50 mg/L (contre 40 mg/L. en Suisse)

  • plus aucune limite de minéralité.

  • les métabolites de pesticides non pertinents désormais exclus du calcul pour la somme des pesticides (limite de 0,5 μg/L), ce qui permet d'en avoir du coup beaucoup plus... dont les plus dangereux !


Dans le même temps, les mesures d’analyse s’affinent… L'eau potable du robinet a toujours été polluée par des résidus chimiques (pesticides, médicaments, cosmétique, plastique, PFAS…). « Eau potable : la menace des polluants » titrait le magazine Sciences et Avenir en Juillet 2023. « Et si de dangereux polluants n'avaient jamais été identifiés simplement faute de les avoir cherchés ? » s’interroge la journaliste, rappelant que seules 800 molécules environ sont recherchées. Avec potentiellement 350 000 substances détectées dans l’environnement (pour 100000 molécules commercialisées en Europe) nous avons là un taux de recherche mirifique de 0,228% !


Dernièrement, ce sont les polluants perfluorés PFAS qui ont fait parler d’eux et sont présentés – par Le Monde notamment – comme rien de moins que « le poison du siècle […] substances chimiques toxiques et quasi indestructibles. ». Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) ont été utilisés depuis la fin des années 1940 dans des milliers de produits (dont le Teflon et le Gore-Tex mais aussi des tapis, des emballages, du fil dentaire,…) en tant que antiadhésifs, anti tâches ou imperméabilisants. Bref, les PFAS sont partout et donc évidemment dans l’eau. Surprise ? Pas vraiment mais l’on vient seulement de décider d’essayer de les repérer…

A côté de cela, curieusement, on ne parle toujours pas du chlore, un oxydant majeur qui a pourtant des effets très concrets et immédiats sur la qualité de l’eau. Conséquences d'une eau oxydée ? Des problèmes de peau (qui ne viennent donc pas forcément du calcaire) et une eau irritante peu naturelle que nous avons du mal à boire avec pour conséquence un défaut d’hydratation. Qui arrive à boire avec plaisir son 1,5 litre d'eau chlorée par jour ? 70% des français seraient ainsi en déshydratation chronique...


Enfin, certaines normes sont incompréhensibles sinon absurdes :

  • Pourquoi une limite autorisée de 200 mg/l de sodium alors qu'aucune eau de surface ne dépasse normalement les 20 mg/l ? Pour permettre le scandaleux business des adoucisseurs ?

  • Pourquoi autoriser un aussi grand écart pour le pH de l'eau, de 6,5 à 9,5 ? Certes, il convient de protéger la tuyauterie de la corrosion (d'une eau trop acide) mais pourquoi donc monter aussi haut en alcalinité alors que tous les piscinistes savent que l'efficacité du chlore diminue à mesure que le pH augmente ? J'attends toujours une réponse à cette question de la Régie de Genève (qui augmente artificiellement le pH de l'eau distribuée à Genève de 7,6 à 8).


Pourquoi nous fait-on croire alors que l’eau du robinet est d’excellente qualité ? Si les pouvoirs publics manquent souvent de limpidité et les médias de recul face au pouvoir, les écologistes se trompent quant à eux de définition : la véritable écologie ne repose pas sur les économies d’énergie (du système) ou l’absence de CO2 mais oikos – maison, habitat – et logos – discours – sur l’optimisation de notre environnement immédiat : mon habitat est-il adapté à ma santé et à ma vitalité ? De ce point de vue, une eau du robinet polluée, chlorée, alcaline et oxydée, ne peut être considérée comme écologique !


Aller vers les eaux en plastique n’étant pas écologique non plus (dans les deux sens de la définition), que pouvons-nous donc faire ? Eh bien partir de l’eau du réseau mais la filtrer (Etape 1) et la redynamiser (Etape 2) afin de lui faire retrouver les paramètres d’une eau au naturel, véritablement biocompatible. Alors, nous retrouvons le plaisir de boire et bénéficions enfin d’une hydratation de qualité !


Questions-Réponses sur l’eau du robinet : 


L’eau du robinet est-elle sûre ?  Oui et non. Tout dépend à quelle échelle nous nous plaçons et sur combien de temps. A l’échelle de la planète, nous avons évidemment de la chance avec notre eau du robinet “potable”. Nous ne risquons pas d’attraper de maladie grave, le premier critère de la potabilité étant d’être dénué de germes microbiens pathogènes. Des polluants sont toujours présents mais à un niveau qui est jugé acceptable pour la santé publique. A 10 ou 30 ans, l’eau du robinet n’est toutefois pas dénuée de risques, du fait notamment des traitements utilisés pour la potabilisation de l’eau, aluminium neurotoxique, parfois encore du fluor mais surtout chlore très oxydant, qui devrait être considéré comme le premier polluant de l'eau et dont les dérivés THM sont des cancérigènes avérés. Curieusement, on en parle très peu et les études sur l'impact du chlore sont encore plus rares...


Quelles sont les normes de l’eau du robinet ?  4 types de normes sont appliquées concernant les “Eaux destinées à la consommation humaine” (EDCH) pour un total de 56 paramètres en Europe (63 en Suisse): paramètres microbiologiques, paramètres chimiques, paramètres indicateurs (non contraignants) et radioactivité. Globalement, l’approche est quantitative avec des analyses physico-chimiques réalisées et contrôlées par des chimistes. L’eau potable ne doit pas contenir de bactéries pathogènes (E. Coli ou entérocoques) et avoir moins de X µg ou mg/ litre d’un certain nombre de polluants spécifiques. Les quelques critères qualitatifs (pH, couleur, odeur, turbidité,...) sont indicatifs et tellement larges (pH autorisé de 6,5 à 9,5 par exemple) qu’ils n'ont pas grand sens. L'idée concernant le pH est ainsi de protéger la tuyauterie (ce qui requiert une eau non acide) et non de favoriser la santé humaine. Globalement, nonobstant les micro-organismes, les normes pour l'eau potable sont surtout des normes techniques ou technocratiques et non les normes sanitaires axées sur le principe de précaution que nous serions en droit d'exiger. Mais serions-nous également prêts à payer notre eau nettement plus cher ?


Quelles sont les limites des normes de l’eau du robinet ?  Les problèmes quantitatifs sont de plusieurs ordres. Premièrement, ces normes sont en berne : la pollution dérape et les normes doivent régulièrement s’adapter afin que les gouvernements restent dans les clous. Le taux de pesticides autorisé a ainsi été multiplié par 5 depuis 2011 tandis que le taux autorisé de nitrates a été multiplié par 20 depuis 1920. La dernière mouture de la directive européenne a également supprimé du calcul pour la somme des pesticides (limite totale de 0,5 μg/L) les métabolites de pesticides jugés non pertinents ce qui permet d'avoir du coup beaucoup plus de pesticides dangereux ! Deuxièmement, certaines normes ont été adaptées afin de complaire à des intérêts économiques partisans : plus aucune limite de minéralité (afin de ne pas mettre en cause les minéraux inorganiques des eaux en bouteille ?) ou une limite autorisée de 200 mg/l de sodium (aucune eau de surface ne dépasse normalement les 20 mg/l) pour permettre l'installation des désastreux adoucisseurs. Troisièmement, les polluants sont mesurés individuellement et il n’est donc jamais fait état de l’effet cocktail, la bioaccumulation des polluants dans l’organisme étant pourtant forcément délétère. Quatrièmement, des traitements chimiques et dangereux sont toujours autorisés : le fluor dans les pays anglo-saxon, l’aluminium neurotoxique ou le fameux chlore au nom de la lutte (imbécile) contre la moindre bactérie. Enfin, déjà peu contraignantes, il peut y avoir des dérogations (durant au maximum 6 ans) à ces normes. 


Quel est le problème principal des normes de l’eau du robinet ? Les normes - même parcellaires ou en berne - ont le mérite d’exister mais les analyses physico-chimiques ne peuvent à elles seules rendre compte de la complexité de l’eau. L’eau est le factotum de l’organisme et sa biocompatibilité - c'est-à-dire son acceptation par l'organisme - devrait être garantie. L’approche purement quantitative devrait ainsi être complétée par une approche qualitative biologique : cette eau répond-elle aux besoins de l’organisme humain ?  L’utilisation encore trop fréquente du chlore oxydant nous oblige à répondre : “clairement pas !”  Les normes de pH (autorisé donc de 6,5 à 9,5 soit une eau à tendance très alcaline) donnent un autre exemple de l’absence de considérations énergétiques, sujet tabou par excellence. Tout dans l'univers est pourtant électromagnétique et tout ce que nous consommons devrait ainsi nous apporter de l’énergie sous la forme de protons (ions H+ mesurés par le pH) et d’électrons (rH2). Alcaline pour protéger la tuyauterie et très oxydée à cause du chlore et des traitements chimiques utilisés, l’eau du robinet ne satisfait pas à cette règle de base et ne peut donc que nous affaiblir sur le long terme. 


Pourquoi les normes du robinet ne sont-elles pas améliorées ?  La réponse simple : parce que cela coûterait trop cher ! 90% de l’eau est utilisée par l’agriculture et les industries, secteurs économiques par forcément prêts à dépenser davantage pour avoir un peu moins de polluants. Et puis, à quoi bon d’ailleurs avoir une eau propre si c’est de tout manière pour y ajouter ensuite du chlore ?  Dépasser le chlore serait la meilleure chose à faire (à l’exemple des pays Nordiques, de la Bavière en Allemagne ou de Zurich) mais cela suppose un peu plus de réflexions et surtout d’accepter enfin un minimum de bactéries (non pathogènes) dans l’eau. Quant à passer de l’analyse physico-chimique aux études biologiques et énergétiques, cela supposerait un changement de paradigme qui n’est pas pour demain. Si la santé des citoyens était la priorité des politiciens, cela se saurait !


L’eau du robinet est-elle dangereuse ?  Bien sûr que non selon les pouvoirs publics et les régies. Naturellement oui selon les analyses de la Bioélectronique de Vincent (BEV), la référence de quasiment tous les experts (non officiels) de l’eau. Une eau alcaline (pH >7) et oxydée (rH2 >28) est en effet selon la BEV sur le terrain des cancers, des virus et des vaccins. Plus directement, la peau sera irritée et le plaisir de boire absent ce qui se traduit à terme par une déshydratation chronique et délétère. Boire moins de 1,5 litre d’eau plate et tempérée par jour nous place en situation de risques et entraîne toute une série de problèmes de santé... 


L’eau du robinet est-elle écologique ?  Oui et non. Tout dépend de la définition de l’écologie retenue. L’écologie politique se concentre sur les économies d’énergie (du système) et valorise ainsi l’eau du robinet par rapport aux eaux en bouteille plastique. Étymologiquement, l’écologie - oikos, maison, habitat et logos, discours - est toutefois la réponse à la question suivante : mon environnement immédiat valorise-t-il ma santé et ma vitalité ? De ce point de vue, une eau du robinet polluée et chlorée, alcaline et oxydée ne peut être qualifiée d’écologique.


L’eau du robinet est-elle préférable aux eaux en bouteille ?  Polluants et traitements chimiques (chlore, aluminium, fluor,...) d’un côté, minéraux inorganiques et résidus de plastique de l’autre… Dans les deux cas, ces eaux ne sont pas adaptées à la biologie humaine. Les eaux du robinet ont toutefois l’avantage d’être nettement moins coûteuses, d’être disponibles partout (une chance à l’échelle de la planète) et surtout de pouvoir être filtrées et dynamisées afin de retrouver une qualité d’eau biocompatible et donc le plaisir de boire. L’eau du robinet peut in fine, chez soi, être améliorée et redevenir écologique !


D’autres questions ?  Me contacter !


Encore mieux comprendre la qualité de l’eau du robinet :


Même si les normes se dégradent, les pouvoir publics et les techniciens font objectivement ce qu’ils peuvent pour garantir la distribution d'une eau de qualité "potable", sans grands risques bactériologiques. Merci à eux ! Le problème est que les normes européennes ou suisse sont purement physico-chimiques et n'ont jamais pris en compte les besoins biologiques de l’organisme… qui requiert une eau propre mais également énergétique (protons + électrons), capable d'assurer l'hydratation de nos cellules et ses fonctions de factotum, en un mot : biocompatible !


L'eau : le factotum de l'organisme !


« L’eau est la cause matérielle de toute chose » selon Thalès de Milet (vie siècle av. J.-C.), « l’organe originel commun à tous les êtres vivants, toujours fonctionnel », d’après Theodor Schwenk (1910-1986), le symbole universel de la fertilité et de la fécondité.


Si sa quantité fait encore malheureusement parfois la différence entre la vie et la mort, nous avons le luxe, en Occident, de pouvoir nous concentrer sur sa qualité. C’est sur elle que reposent la vitalité et le bon fonctionnement de l’organisme, au travers de multiples fonctions :

  • transporteuse des globules rouges et des nutriments ;

  • énergéticienne, avec la régulation thermique ;

  • gastronome via la production de la salive ;

  • policière, avec la protection des os ou de l’estomac ;

  • transformiste via ses propriétés de solvant universel pour devenir « solution aqueuse » ;

  • penseuse et messagère des influx nerveux via les 80 % d’eau du cerveau ;

  • mémoire (via l’agencement des molécules d’eau entre elles ?), ce qui permet la transmission des messages de l’homéopathie… ou des polluants ;

  • éboueur pour nettoyer l’organisme en facilitant le travail des reins et l’évacuation urinaire des déchets. « L’eau n’est pas intéressante pour ce qu’elle apporte, mais pour ce qu’elle emporte », aiment à répéter les passionnés de l'eau, raison pour laquelle l’eau – qui n’est pas une « nourriture » – ne devrait pas être trop minéralisée ;

  • chef d’orchestre, avec la transduction des signaux entre les cellules ;

  • architecte enfin, dans le sens où l’eau structure la matière vivante et, en occupant l’espace intercellulaire, lui permet rien de moins que de tenir debout !


Bref, l’eau est la substance première et le factotum de l’organisme, le milieu organique de la vie, l’acteur de tous les processus du métabolisme. Jusqu’à préserver la vie ? C’est la conviction du Dr Alexis Carrel (1873-1944), prix Nobel de physiologie ou médecine en 1912. Il réussit à maintenir en vie des cellules de coeur de poulet sur une trentaine d’années : « La cellule elle-même est immortelle. Le problème réside uniquement dans le milieu liquide (eau) dans lequel vit la cellule, et dans lequel elle dégénère. Renouvelez ce milieu périodiquement, donnez à la cellule tout le nécessaire pour sa nutrition, et la vie peut durer éternellement


« Vieillir, c’est se déshydrater un peu […]. Se conserver supposerait-il de préserver son eau ? » (Marc-François Paya, Orbs, numéro spécial consacré à l’eau, mars 2018)

Si un embryon de deux mois est constitué à 92 % d’eau, la teneur en eau à la fin

de sa vie n’est plus que de 55 %...


Les atouts de l’eau potable du robinet


L’eau du robinet est l’eau de tous les débats… ou plutôt de l’absence de débat : il est politiquement incorrect de la remettre en cause et elle est donc toujours officiellement d’excellente qualité puisque… potable ! Circulez, y a rien à boire ! « C’est le plus potable jour de ma vie », va jusqu’à afficher une régie distributrice, comme si le mot « potable » n’était pas entré dans le langage courant comme synonyme de médiocrité…


Une eau potable est une eau qu’on peut mettre dans un pot, rien de plus ! (Roland Guétat, Bioélectronicien )

De fait, la directive européenne ne parle pas d’« eau potable » mais « d’EDCH » acronyme pour « eaux destinées à la consommation humaine ». Cela fait plus technique et l’on évite la définition médicale de la potabilité, « qui peut être bu sans danger pour la santé », sous-entendu, même sur le long terme !


Cette directive fixe trois exigences qualitatives :

  • l’eau ne doit pas contenir de micro-organismes, de parasites ou toute autre substance constituant un danger pour la santé des personnes. Il ne peut ainsi y avoir de bactérie E. coli ou d’entérocoques. L'ozone et les UV sont là pour y veiller, le chlore n'intervenant généralement maintenant (du moins en Occident) qu'une fois tout danger écarté et afin de maîtriser la prolifération de bactéries bénignes du biofilm formé dans les tuyaux... du fait de la biorésistance au chlore !

  • l’eau doit être conforme aux limites de qualité (valeurs obligatoires). Ainsi, le total des pesticide présent dans l’eau ne doit pas être supérieur à 0,50 μg/l, les nitrates ne peuvent dépasser les 50 mg/l (40 mg en Suisse), le plomb les 10 μg/l, etc. ;

  • l’eau doit satisfaire à des références de qualité, des valeurs indicatives dont le non-respect ponctuel n’engendre pas de risque pour la santé : le pH, la couleur, l’odeur, la turbidité ou encore le taux de sodium.

Cette « potabilité » est certainement mieux que rien, même si l’on déplore une baisse du nombre de paramètres, une augmentation des seuils de certains polluants… ou des normes ponctuellement moins rigoureuses que celles – indicatives et pas trop sévères non plus – de l’OMS. Bref, il y a norme et norme et, pour ne rien arranger, il y a même parfois des dérogations à la norme !


Bref, bref, l’eau a beau être l’« aliment le plus surveillé », sa qualité n’a jamais été "irréprochable" et elle se dégrade sous le coup des polluants chimiques… à mesure que le marketing des régies à l'attention des citoyens se déploie pour essayer de compenser et maintenir l'illusion...


Naïveté marketing mise à part, l’eau du robinet a en fait toujours eu mauvaise réputation. Mais avant de la maltraiter, prêtons-lui tout de même quelques avantages :

  • premièrement, elle est donc « potable », c’est-à-dire qu’on ne risque pas d’infection (potentiellement mortelle) en la buvant ! Terminés les risques de diphtérie, de typhoïde ou de choléra ! Cela semble être la moindre des choses mais, à l’échelle du monde, nous sommes des privilégiés ;

  • elle est disponible partout et, hors sécheresse, nous en disposons quasiment sans aucune restriction, même pour nos piscines. Là aussi, nous avons de la chance ;

  • en dépit de taxes et d’un coût croissants, elle demeure très bon marché, au minimum 50 fois moins chère (et en moyenne 200 fois moins chère) que l’eau en bouteille ;

  • elle est disponible sans plastique. La planète apprécie ;

  • elle est moins susceptible d’encrasser l’organisme que les eaux minérales en bouteille car elle contient généralement moins de minéraux (nous sommes hétérotrophes et incapables d'assimiler correctement les minéraux inorganiques des eaux, nous ne léchons pas de cailloux !) ;

  • elle est la meilleure eau possible en l’état de nos technologies et contraintes de distribution. Une eau véritablement biocompatible serait impossible à produire à l’échelle d’une population ;

  • elle peut être facilement filtrée et redynamisée via des appareils spécifiques.

Cette dernière remarque facilite notre transition : si l’eau doit être filtrée, c’est qu’elle est généralement – sinon toujours – polluée. Si elle doit être redynamisée, c’est qu’elle est généralement – sinon toujours – dévitalisée. D’où ses faibles notes dans le livre La qualité de l’eau de -5/20 à +4/20 : il y a du travail pour la faire passer de « potable » à véritablement "appréciable" ou "biocompatible" !


Le premier polluant de l’eau du robinet ? Le chlore !


La première exigence de la qualité "potable" est d’être dénuée de germes microbiens. À ce titre (ou au prétexte), on utilisera du chlore, substance peu coûteuse et facile à mettre en œuvre mais considérablement oxydante pour l’organisme, d’où une sensation d’assèchement et d’irritation de la peau.

Découvert par un chimiste suédois en 1774, le chlore a été copieusement utilisé comme gaz de combat par les allemands durant la première guerre mondiale. Plusieurs milliers de soldats ont été tués du fait de ses propriétés excessivement oxydantes, en l’absence de protection respiratoire.


De nos jours, son usage est un peu plus soft – même en piscines publiques – mais ses effets sont toujours avérés. Le chlore, outre son odeur de Javel désagréable, est un biocide suspecté d'altérer la flore intestinale, de créer des maux de ventre, de nuire à l’assimilation des nutriments, d'endommager le système enzymatique, d'affaiblir le système immunitaire et de produire des dérivés cancérigènes, les THM !


Mais c’est sur la peau que son effet est le plus remarquable. Lors d’un séjour à l’étranger – où l’eau n’est pas encore systématiquement traitée –, les voyageurs sont surpris de constater une bien meilleure hydratation de leur peau… et la reprise de leurs problèmes de peau dès leur retour en Oxydant. En bouche, le sentiment aussi de ne pas être correctement hydraté, raison pour laquelle les petits enfants ou les animaux rejettent instinctivement l’eau chlorée du robinet…


Le chlore s’évapore ? Oui et c’est bien pour cela qu’il est déconseillé de donner des bains réguliers aux jeunes enfants, susceptibles de provoquer une gêne respiratoire, voire de déclencher de l’asthme. Les maîtres-nageurs en piscine développent quant à eux des bronchites chroniques, des rhinites, voire certains cancers. L’impact du chlore – comme de tout polluant – sur la structure de l’eau est également nettement moins volatile…


Pourquoi n’en parle-t-on donc jamais ? Eh bien parce qu’il s’agit d’un traitement autorisé selon les normes en vigueur et que ce qui est autorisé ne saurait faire de mal… en tout cas officiellement ! Qu’une telle eau, excessivement oxydée comme par exemple l'eau de Genève, se retrouve - selon la Bioélectronique de Vincent (BEV) - sur le terrain des cancers, des virus et des vaccins ne semble pas préoccuper plus que cela les politiques (y compris chez les écologistes), les techniciens ou les multinationales de l’eau… Rappelons également que les médecins ne sont pas absolument pas formés à la qualité de l’eau (99,1% des molécules de nos cellules tout de même)…


Le chlore est indispensable pour éviter le retour du choléra en Suisse comme nous a répondu un membre des Verts Genève ? On peut toujours s'amuser à se faire peur mais il existe d'autres types de traitements et de contrôles. Aux Pays-Bas, des villes comme Rotterdam ou Amsterdam distribuent de l’eau sans chlore depuis une vingtaine d’années. En France, le Syndicat des eaux d’Île-de-France (SEDIF), qui distribue l’eau potable pour 4,6 millions d’usagers en Ile-de-France, a pour ambition de s’orienter vers une eau sans chlore. A Zurich, il n’y a plus de chloration de l’eau du réseau depuis 1993 sur deux stations d’eau de surface, à l’exception de quelques exceptions...


Voir l'article exhaustif sur le sujet sur le site notre-planete.info ou (mis ponctuellement à jour) sur le blog ici-présent.


Les autres traitements chimiques de l’eau potable


L’ozone, utilisé contre les virus et les micropolluants, est un gaz irritant et très oxydant susceptible de produire (en présence de bromure) du bromate, un composé extrêmement toxique et cancérigène dont le taux autorisé dans l’eau du circuit de distribution est de 10 μg/l… On utilise désormais fréquemment l'ozone en amont, avec le rayonnement UV, pour éliminer les bactéries pathogène, le chlore étant utilisé en aval. Voir reportage de l'émission Allô Docteurs sur le traitement de l'eau à Paris.


Sous couvert de la directive européenne, de nombreux pays utilisent toujours l’aluminium, un neurotoxique, afin d’améliorer la limpidité de l’eau. La norme tolère jusqu’à 200 μg ou 0,2 mg/L.


L’eau du robinet contient en outre un certain nombre de substances indésirables difficiles à filtrer, dont des résidus de médicaments, de cosmétiques ou de pesticides, sans parler des PFAS, des nanoparticules - de plastique ou d'ailleurs - ou encore du chlorure de vinyle monomère (composé synthétique utilisé pour la fabrication du PVC), agent cancérigène certain pour l’homme… mais à des doses heureusement bien plus élevées, en tout cas officiellement…


« Le fait qu’une eau soit conforme aux normes, c’est-à-dire potable, ne signifie pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur », indique le site du CNRS. Quid de la bio-accumulation de ces substances chimiques sur des dizaines d’années ? Quid des substances non recherchées mais bel et bien présentes ? Quid de l’effet cocktail non contrôlable – donc non contrôlé ? « Tout est poison, rien n’est poison », disait Paracelse…



Les scandales de l'eau potable ?


« Le scandale de l’eau potable » osait en couverture le magazine Sciences et Avenir Juillet-Août dans son dossier consacré à l’eau. « L’eau du robinet pourra-t-elle demeurer potable ? En mars, le dernier rapport publié par le laboratoire d’hydrologie de Nancy (LHN) a dévoilé de nouvelles pollutions dans l’eau : des résidus de pesticides, d’explosifs et d’un solvant, qui n’étaient pas mesurés jusque-là ! » De fait, seules 800 molécules environ sont recherchées sur potentiellement 350 000 substances chimiques relarguées dans la nature et alors que « la liste des substances à surveiller est révisée tous les six ans », soit forcément avec un bon train de retard sur les créations des industriels de la chimie plus ou moins lourde. Depuis les années 1930, le nombre de substances chimiques produites a été multiplié par 400...


En Suisse, c’est le métabolite du chlorothalonil qui a fait scandale en 2020 et il n’a donc fallu que 3 ans à la France pour commencer à en parler. « Or ce pesticide – considéré comme cancérigène probable par les autorités européennes – et ses sous-produits sont détectés à des taux bien supérieurs aux normes de qualité… » souligne Sylvie Rouat dans son article. « Nous assistons à une généralisation de la présence de pesticides dans les eaux souterraines. Ces pollutions ont augmenté considérablement entre 2010 et 2018 » selon Marie-Laure Métayer, adjointe au directeur de la direction de l’eau du Ministère de la Transition écologique. Et de citer l’exemple de l’atrazine, interdit depuis vingt ans mais que l’on détecte dans les cheveux de 9 enfants sur 100. Bref, si l’on cherche, on trouve et, si l’on cherche mieux, eh bien on peut dire adieu à la potabilité de l’eau !


Les normes de la potabilité de l’eau obsolètes ?


En France, selon la directive européenne N° 98/83/CE, le nombre de paramètres qualitatifs est passé entre 1989 et 2003 de 63 à 48: 2 paramètres microbiologiques, 26 paramètres chimiques, 18 paramètres indicateurs et 2 paramètres de radioactivité. La nouvelle norme européenne sur l'eau (voir ci-dessous) rajoute 8 paramètres mais le compte n'y est toujours pas face à tous les polluants potentiels.


Les seuils de tolérance sont également régulièrement augmentés : cinq fois plus pour les pesticides depuis 2011, vingt fois plus pour les nitrates depuis 1920. En dépit de cela, les pesticides font de plus en plus parler d’eux et les nitrates sont le deuxième sujet de dépassement des limites de qualité en France. La teneur maximale en minéraux est quant à elle passée de 500 mg à 1 500 mg/l en 1961 puis à aucune limite depuis la directive européenne. Même chose en Suisse où l'on ne mesure plus du tout la conductivité.


Au final, « ces normes […] s’avèrent inadéquates, scientifiquement obsolètes et inopérantes pour rendre compte de la qualité d’une eau de consommation humaine », selon le Comité de recherches et d’informations indépendantes sur l’eau (CriiEAU).


Les normes relèvent en effet moins de considérations de santé publique que de considérations industrielles, techniques et/ou économiques : il y a ce que les industriels peuvent respecter sans trop de difficultés, ce que les technologies actuelles permettent de mesurer, ce qui arrange et ce qui ne revient pas trop cher, sachant que la majorité de l’eau « potable » du réseau est utilisée pour l’agriculture, l’industrie ou nos toilettes !


Militer pour un renforcement des normes ne donnera pas grand-chose car les polluants ont toujours un temps d’avance sur les technologies. Surtout, les normes utilisées sont quantitatives et non qualitatives, basées sur des paramètres physico-chimiques qui ne rendent pas compte de la complexité de l’eau.


On peut par contre toujours rêver d'une eau potable sans chlore, des technologies et un contrôle rigoureux de la ressource permettant de s'en passer. Reste à convaincre les pouvoirs publics et les régies de changer leurs (mauvaises et moins coûteuses) habitudes...



La directive européenne 2020 de la qualité de l'eau : le positif


Les autorités européennes veillent sur notre santé et ont élaboré en décembre 2020 une nouvelle directive relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (EDCH). Cette directive (UE) 2020/2184, dite directive « eau potable », refonte de la directive 98/83/CE, est entrée en vigueur au 12 janvier 2021. La France l’a retranscrite deux ans plus tard : : Note d'information N° DGS/EA4/2023/61 du 14 avril 2023 (pages 77 à 141)


« Protéger la santé des personnes des effets néfastes de la contamination des EDCH en garantissant la salubrité et la propreté de celles-ci ainsi que d’améliorer l’accès aux EDCH » (Directive (UE) 2020/2184, article 1er)

Vaste programme dans des termes abscons et via toute une série d'acronymes, afin de bien noyer le poisson ?


Certains éléments sont positifs :

  • 8 nouvelles limites de qualité dans l’eau potable (et non pas 18 comme l'annonce la directrice générale du Centre d’information sur l’eau CIEAU sur son blog (de propagande ?) : sous-produits de la désinfection (chlorates et chlorites (0,25 mg/L ou 0,7 mg/L), acides haloacétiques AHA - 60 μg/L), composés perfluorés PFAS (0,1 μg/L), bisphénol A (2,5 μg/L), uranium chimique (30 μg/L), microcystines (1 μg/L) et chrome VI (6 μg/L). Nickel ? Non car d'autres normes par ailleurs se dégradent (voir ci-dessous).

  • Abaissement des limites de qualité pour le plomb (à 5 μg/L en amont du compteur au lieu de 10 μg/L, norme qui demeure au robinet) et le chrome (à 25 μg/L au lieu de 50 μg/L).

  • Mise en place de plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE). Les premiers sont attendus pour, au plus tard, juillet 2027.

  • Renforcement des possibilités de dérogation aux normes de potabilité et renouvellement de la dérogation désormais possible qu'une seule fois (contre deux fois précédemment), soit tout de même 6 ans !

  • Renforcement des exigences en matière de matériaux au contact de l’eau (MCDE) - notamment en matière de prolifération microbienne - avec de possibles sanctions si des produits sans attestation de conformité (norme CE) sont mis sur le marché. Aucune mention par contre des désastreux adoucisseurs à sodium, toujours autorisés... puisque très rentables !

  • Amélioration de l’accès à l’eau pour tous. Bientôt des fontaines d'eau biocompatible dans les lieux publics ? Ne rêvons pas trop et commençons déjà par fournir de l'eau : « en France hexagonale, 1,4 million de personnes n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité. […] Plus de 300 000 personnes en France n’ont pas accès à l’eau courante. » selon le Rapport du 15 juillet 2021 fait au nom de la Commission d’Enquête relative à la mainmise sur la ressource en eau par les intérêts privés et ses conséquences (15 juillet 2021) Et ne parlons même pas des scandales de la Guadeloupe… alors que ces dispositions s’appliquent aux Outre-mer !

  • Obligation (au plus tard en janvier 2029) pour les propriétaires du réseau intérieur (des établissements recevant/accueillant/hébergeant du public ainsi que les établissements pénitentiaires si moins de 10m3 par jour en moyenne ou accueillant moins de 50 personnes ) de faire réaliser une évaluation des risques. La fin des adoucisseurs à sodium dans les bâtiments d’habitation collectifs, les écoles ou les hôtels ? L'accent semble plutôt mis sur le paramètre Legionella pneumophila (1 000 UFC/L) et le plomb (10 μg/L jusqu’en 2035)...

  • Information plus transparente sur la qualité de l’eau. "La directive vise à l’installation d’une information toujours plus complète et transparente sur la qualité de l’eau pour le consommateur européen, pour améliorer encore sa confiance en l’eau du robinet. [...] Un objectif affirmé : réduire la consommation d’eau en bouteille et promouvoir la consommation d’eau du robinet" explique la directrice générale du CIEAU. L'intention de limiter le plastique est louable mais la réalité démontre que la distinction entre l'information et les mensonges marketing sont flous, comme le démontre par exemple la gestion de l'eau à Genève.

"Autant de nouvelles dispositions allant dans le sens d’une meilleure protection du consommateur, de l’amélioration de son information et donc de sa confiance en ce produit qui l’accompagne au quotidien : l’eau du robinet." se félicite la directrice, oubliant opportunément les éléments ci-dessous.


Fait révélateur : mes commentaires à son article panégyrique n'ont pas été acceptés. Une belle démonstration de censure de la part d’une personne qui se targue pourtant d’information. « Difficile pour un homme de comprendre une chose si son salaire dépend de ce qu’il ne la comprenne pas » disait Upton Sinclair...


Mes commentaires ne seront finalement pas publiiés !

Directive européenne 2020 : le négatif et ce qui interroge


Une lecture un peu moins naïve (ou dogmatique) de la nouvelle directive fait pourtant apparaître quelques points négatifs :

  • Relèvement de limites de qualité pour le bore (1,5 mg/L voire 2,4 mg/L si eau de mer dessalée ou conditions géologiques particulières, x1.5 à x2,4), le sélénium (20 μg/L ou 30 μg/L si conditions géologiques particulières x2 à x3) et l'antimoine (10 μg/L, x2)

  • Les métabolites de pesticides non pertinents sont désormais exclus du calcul pour la somme des pesticides (limite de 0,5 μg/L), ce qui permet d'en avoir du coup beaucoup plus... dont les plus dangereux !

  • Suppression de certaines limites de qualité en eaux brutes (Agents de surface réagissant au bleu de méthylène, Azote Kjeldhal, Bactéries coliformes, Baryum, Conductivité, Cuivre, DBO5, DCO, Fer dissous, Manganèse, MES, Odeur, pH, Phénol, Phosphore, Salmonelles, Substances extractibles au chloroforme, Température et Zinc) La prévention de la contamination des cours d'eau en amont est en effet plus compliquée que la filtration en aval... L'agriculture productiviste y gagnera en outre en sérénité...

  • Suppression du recours systématique à l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) si eaux brutes non conformes.


D'autres éléments, enfin et surtout, interrogent :

  • Limites de qualité pour le plomb et le chrome applicables seulement au 1er janvier 2036 ! On a le temps d'y penser...

  • Limite de qualité pour les chlorates ou les chlorites à 0,25 mg/L mais augmentés à 0,7 mg/L (soit 2,8 fois plus) si traitement de désinfection pouvant les générer, ce qui est évidemment le cas avec le chlore.

  • Concernant les PFAS (composés alkylés per et polyfluorés), seules 20 molécules sont définies dans l’arrêté pour un total maximum de 0,1 μg/L. Or, selon Wikipedia, "il existe probablement entre 6 et 7 millions de PFAS" !

  • Distinction des métabolites pertinents et non pertinents de pesticides selon quels critères et principes de précaution ? Quid de l'accumulation sur des dizaines d'années ? Quid de l'effet cocktail ? En l'absence de données, le principe de précaution ne devrait-il pas s'appliquer ?

  • Valeurs de vigilance pour le 17-béta-estradiol (1 ng/L) et le Nonylphénol (300 ng/L). Aucune autre substance chimique suspecte à observer, vraiment ?

  • La "situation imprévue et exceptionnelle" permettant la demande d'une dérogation inclue "le cas d’une casse de canalisation même si la casse en tant que telle n’est pas située dans la zone de captage". Vu l'état général des canalisations, les dérogations risquent de pleuvoir...

  • Les eaux conditionnées et les eaux minérales sont soumises aux nouvelles règles à partir du 1er janvier 2023 mais "ces paramètres seront à rechercher au plus tard le 1er janvier 2026". Pourquoi donc ce délai de 3 ans ? Ce qui est dangereux au robinet ne le serait pas en bouteille ? Il est vrai qu'il y a déjà tous les minéraux inorganiques inassimilables...

  • Les PGSSE vont-ils permettre de protéger la ressource en amont (limitation des polluants dont les pesticides) ou surtout entériner l'usage toujours plus massif du chlore, substance la plus facile à mettre en œuvre mais terriblement oxydante pour l'eau ? Véritable prévention de la ressource ou guerre (absurde) contre les bactéries au détriment de l'énergie de l'eau ?

  • L'évaluation des risques par les propriétaires ne porte apparemment que sur deux paramètres seulement (legionella et plomb), occultant par exemple le sodium (taux en sel en multipliant par 2,5) des adoucisseurs...


Une directive qualitative, marketing ou politique ?


Globalement, que penser de cette nouvelle directive européenne sur l'eau ? Une réflexion qualitative et le renforcement des normes est toujours une bonne chose mais est-ce vraiment le cas ici ? Cette nouvelle Directive Européenne m'apparaît surtout être un cadeau à l'agriculture productiviste avec un taux en pesticides autorisé artificiellement augmenté via l'élimination du calcul de tous les métabolites estimés non pertinents que ce soit dans l'eau potable, dans l'eau brute ou dans les eaux en bouteille.


Et cela tombe fort opportunément puisque « la totalité des eaux brutes et traitées en Bretagne et dans les Hauts-de-France contiennent au moins un pesticide ou métabolite », selon le rapport du LHN de mars 2023. « Ces deux régions présentent également des fréquences de non-conformité élevées en eaux traitées : 92% en Bretagne et 76% dans les Hauts-de-France ». Bientôt moins avec l’application de la nouvelle directive « bol d’air » ?


Comment évaluer les métabolites pertinents des non pertinents ? Un gros rapport de l’ANSES a été rendu le 30 janvier 2019 sur cet épineux sujet… mais les choses continuent d’évoluer, fonction des progrès de la science ou des nécessités administratives ? Le 30 septembre 2022, l'ANSES reconsidérait ainsi le statut de deux molécules (l'ESA-métolachlore et le NOA-métolachlore) et les classait "non pertinents" pour la santé humaine. La tolérance dans l'eau de boisson passant ainsi de 0,1 à 0,9 microgrammes par litre, 20% de français peuvent à nouveau boire une eau potable !


Cette directive pourrait en outre ouvrir la porte à toute une série de manipulations marketing afin de faire passer l'eau du robinet pour ce qu'elle n'est pas, à savoir une eau sûre et écologique. Exemple déjà avec l'article très orienté de la Directrice du CIEAU...


Certes, nous avons de la chance à l'échelle mondial de disposer une eau "normée" mais l'eau "potablement polluée et chlorée" est encore très loin de l'eau biocompatible, la seule capable d'induire une hydratation de qualité et ainsi d'être favorable à la santé, la seule à mériter le qualificatif d'écologique !


Les véritables paramètres d’une eau potable de qualité


Le premier critère doit évidemment demeurer la potabilité, sans germes microbiens pathogènes. 1,2 millions de personnes meurent tous les ans dans le monde pour avoir bu une eau souillée et il n’y a donc pas à baisser la garde.


Il n’y a pas forcément lieu toutefois d'augmenter la dose (de chlore) - comme lors des confinements - ou de prendre peur à l’évocation de la moindre bactérie (ou virus) vu que nous en hébergeons déjà quelques 38 000 milliards dans notre microbiote… des bactéries indispensables à notre santé qui seraient donc plutôt à préserver en limitant enfin l'eau chlorée !


Au-delà de la norme a minima de la potabilité, les véritables critères qualitatifs de l’eau de consommation courante sont d’ordres énergétiques : cette eau m’apporte-t-elle de l’énergie sous la forme de protons (pH < 7) et d’électrons (eau anti-oxydante) ? Ou, plus simple : cette eau est-elle biologiquement appréciée par mon organisme qui, alors, en redemande ?


Au-delà de la théorie, le ressenti et la sagesse du corps se trompent rarement : soit mon eau est "potablement chlorée" et j’aurais alors du mal à boire, soit elle est biocompatible et alors je n’aurais aucun soucis d’hydratation !


Améliorer la qualité de son eau du robinet ? Une responsabilité individuelle !


« La pollution chimique existe depuis longtemps et est devenue planétaire, avec des mélanges complexes et une exposition chronique des populations. C’est un problème d’une dimension colossale, avec des incidences sur la reproduction, des cancers, le diabète et même notre immunité. Il n’y a véritablement qu’une solution : réduire l’exposition aux substances chimiques toxiques et donc réduire leur nombre dans l’environnement » Ainsi s’exprimait Yves Lévi, Professeur émérite de santé publique à l’université de Paris-Saclay, lors de l’audition publique sur les micropolluants de l’eau organisée le 8 juin 2023 par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).


Vaste programme et il n’est pas sûr qu’un tel organisme souhaite ou puisse limiter le "progrès" chimique tellement rentable, ne serait-ce que via, ensuite, la gestion chimique des pathologies… On n’arrête pas le progrès, même s’il est délétère et il est par exemple déjà prévu que la production de nouveaux composés chimiques triplera d’ici à 2050… « Comment établir des normes dans ces conditions ? » s’interroge Sciences et Avenir.


En fait on ne le peut pas et la propreté de son eau devient dès lors une responsabilité individuelle. En consommant de l’eau en bouteille ? Certes non car les eaux en bouteille plastique sont tout aussi dévitalisées et parfois même plus problématiques avec une teneur beaucoup trop élevée en minéraux. Mieux vaut donc partir de l’eau du robinet – peu coûteuse et disponible partout – afin de la filtrer (Etape 1) et de la redynamiser (Etape 2).


Le chlore est donc le principal polluant de l’eau potable mais heureusement, l’étape 1 de la filtration permet de l’éliminer facilement via le charbon actif, par adsorption. La plupart des médias déconseillent la filtration – même Sciences et Avenir après avoir fait peur la qualité de l’eau du robinet – mais les consommateurs s’en moquent et filtrent quand même. 20 % des foyers français sont ainsi équipés de carafe filtrante et il s’en vend en France 5 500 par jour !


Cette banale carafe filtrante fait le travail vis-à-vis du chlore mais encore faut-il ne pas oublier de changer régulièrement les cartouches. A base de charbon actif en granules, elles arrivent en effet très vite à saturation. Le charbon actif fritté ou en bloc est déjà plus recommandable, pour un coût à l’usage également moindre.


Surtout, méfiance avec le réservoir car une eau privée de chlore à température ambiante développe les bactéries ! Là encore, une solution un peu plus sophistiquée sera plus sûre à l'usage. Vous souhaitez continuer avec la carafe filtrante ? Fort bien mais placez-la alors vide (oui vide !) au réfrigérateur entre deux usages.


Une autre proportion de citoyens est équipée de filtres plus performants (filtres robinets, charbon actif sous évier, problématiques fontaines à eau avec réservoir ou osmose inverse pour alors une filtration de 98-99% de tous les polluants) mais la majorité des consommateurs s’arrêtent là, oubliant la seconde étape - pourtant essentielle - de la dynamisation.


Vous n’avez jamais entendu parler de dynamisation ? C’est normal : l’eau traitée du robinet et l’eau en bouteille plastique n’ont quasiment plus d’énergie ! En cause, côté robinet, les (mauvais) traitements subis, le pompage, la pression, les kilomètres de tuyaux dans le noir, les dizaines de virages à angle droit… Côté bouteille, le pompage, le processus d’embouteillage, l’emprisonnement, le transport et l’atmosphère générale des supermarchés…


Cette seconde étape de la dynamisation est globalement occultée – voire dogmatiquement critiquée par des journalistes, à l’exemple de celui de Sciences et Avenir – car elle dérange les habitudes et les affaires : elle fait en effet prendre à l’eau une toute nouvelle dimension, bien moins schématique et analytique que la distinction eau pure/eau polluée.


La dynamisation est affaire de bon sens car tout ce que nous ingérons devrait nous apporter de l’énergie, sous la forme de protons (pH) et d’électrons (rH2 ou taux d’oxydo-réduction). C’est cette dynamisation - via également le réagencement des molécules d'eau entre-elles - qui fera la différence entre une eau propre et une eau véritablement agréable à boire, au naturel ! Voir l'article Pourquoi l’énergie de l’eau est-elle taboue ?


Cette eau biocompatible est à notre portée mais elle requiert d’arriver à dépasser notre croyance envers l’excellence de l’eau traitée du robinet ou la pseudo pureté des eaux emprisonnées en bouteilles plastiques. Les avantages d’une telle eau sont pourtant légion :

  • Eau respectueuse de la peau et donc moindres besoins en cosmétique

  • Eau plus douce et donc plus agréable à boire

  • … et donc meilleure hydratation des cellules

  • … et donc meilleure santé et vitalité

  • … et donc meilleure capacité de réflexion (cerveau composé à 80% d’eau)

  • … et donc remise en cause des manipulation du marketing

  • … et donc moindre consommation

  • … et donc sauvegarde de la planète

Comme quoi l’eau du robinet peut effectivement devenir écologique. Il suffit pour cela de l’adapter aux véritables besoins de notre organisme !


« Nous sommes mal en point, car nous maltraitons l’eau. Améliorons enfin sa qualité et nous irons tous beaucoup mieux. »

Pour en savoir beaucoup plus sur la qualité de l'eau du robinet :

Article de base pour éviter les arnaques de l'eau 

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Conférence-Tutoriel (Youtube) : La vraie qualité de l’eau (21’58) / Vidéo Impact (2'51) Le site de référence sur l'eau : www.eaunaturelle.ch

Fiche pdf : L’eau et la vie

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)

Me contacter pour une analyse gratuite et experte de votre situation : +41 (0)76 532 8838 (rappel possible), sms ou mail











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