Les dangers des adoucisseurs à sodium. Les solutions écologiques sans sel pour gérer le calcaire.

Dernière mise à jour : 27 avr.

Le business des adoucisseurs à sodium se porte toujours très bien mais il n’en demeure pas moins l’un des plus gros scandales de l’eau. Pourquoi est-il essentiel d’éviter les pièges du traitement du calcaire et de s’orienter plutôt vers un adoucisseur d’eau sans sel ? Comment préserver voire améliorer la qualité de son eau de consommation ? Surprises et solutions écologiques (sans sel) avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020)


Pour vous repérer facilement dans l'article :

Le point sur la question en 2 minutes chrono

L’étude Suisse qui dérange…

L'adoucisseur en sel, en dépit du bon sens et de la législation...

La problématique des minéraux… et du sel !

Entre green-washing et gros business anti calcaire…

Lorsque les organismes officiels mettent en garde contre les adoucisseurs à sel

Le scandale Suisse des adoucisseurs sous égide SSIGE

Les solutions anti calcaire et les adoucisseurs écologiques

Liens pour en savoir encore plus



L’adoucisseur d’eau sans sel en 2 minutes :

Etude du laboratoire cantonal de Thurgovie (2017) sur la prolifération microbienne après un adoucisseur à sodium. L'une des raisons pour laquelle il est préférable d'opter pour un adoucisseur d'eau sans sel.
Prolifération microbienne dans 87% des cas

Vous êtes l’heureux propriétaire d’une maison et souhaitez améliorer la qualité de votre eau ? Vous y notez des traces de calcaire ? Si vous ne disposez pas d'un minimum de recul et d’information et avez la mauvaise idée de demander conseil à un installateur sanitaire, il y a de fortes chances pour que vous retrouviez avec un adoucisseur d’eau à sodium c’est-à-dire un adoucisseur à sel. Alors vous ne pourrez plus consommer votre eau et il vous faudra un osmoseur pour retrouver une qualité d'eau acceptable !


Les adoucisseurs d’eau ne sont pas des filtres mais ils sont encore trop souvent présentés comme tels, voire comme le nec plus ultra en matière de traitement de l'eau. Or les adoucisseurs à sel ne vont pas améliorer la qualité de l’eau du robinet mais au contraire la dégrader :

  • Prolifération microbienne le plus souvent constatée au niveau des résines.

  • Adoucisseur à sel généralement mal réglé avec dureté résiduelle trop basse ce qui crée une eau acide et un risque de corrosion de la tuyauterie et des appareils ménagers.

  • Calcium et magnésium (qui forment le tartre ou calcaire) remplacés par du sodium (Na) alors que les excès de sel entraînent 25 000 morts par an tous les ans en France !

  • Eau douceâtre peu agréable à boire.


En outre et en dépit des affirmations du marketing, l’adoucisseur à sel n’est absolument pas écologique : il induit un gaspillage d’eau et rejette du sel dans la nature. Surtout, l’eau obtenue est tellement peu agréable que l’on a généralement recours aux bouteilles en plastique, si bien que l'adoucisseur n'est pas économique non plus !


Pourquoi les adoucisseurs à sel continuent-ils à être installés sur le circuit d'eau froide alors que le tartre ou calcaire ne se forme qu'à partir de 55°C ? Outre la piètre formation des installateurs sanitaires à la qualité de l’eau, la raison est essentiellement commerciale : la marge laissée sur les adoucisseurs d’eau est énorme, contrat de maintenance et recharges en sel en prime !


Il existe pourtant des alternatives au sodium avec des adoucisseurs d’eau sans sel, dans trois grandes familles :

  • Adoucisseur d’eau avec CO2. Le CO2 étant naturellement rejeté par notre organisme, la question de l'opportunité d'en rajouter dans l'eau de consommation se pose...

  • Adoucisseur d’eau électromagnétique… avec plus ou moins de résultats selon les dispositifs (et il en existe beaucoup).

  • Dynamiseur d’eau intégrant une approche électromagnétique de gestion intelligente du calcaire, changé en aragonite non incrustant.


Quel est l'intérêt d’un traitement de l’eau qui maltraite ainsi l’eau ? La bouilloire serait-elle donc plus importante que l'hydratation ou la santé ? La plupart du temps, les problèmes de peau ne viennent en outre pas du calcaire mais du chlore !


Les meilleurs adoucisseurs d’eau sans sel ne sont ainsi pas à proprement parler des adoucisseurs mais plutôt des dynamiseurs intégrant une approche magnétique anti calcaire. Ils feront le travail vis-à-vis du tartre (changé en aragonite) et, pour les meilleurs, combinés avec un bon filtre de base, permettent d’obtenir une eau équivalente en énergie à de l’eau de source. Alors, nous retrouvons le plaisir de boire, respectons notre peau et bénéficions enfin d’une hydratation de qualité !


Encore mieux comprendre le scandale des adoucisseurs d’eau à sel (+11 minutes) :


L’adoucisseur à sodium n’est pas un filtre mais il reste présenté comme le traitement de l’eau des canalisations par excellence… Normalement réservé au circuit d’eau chaude, il est encore le plus souvent installé sur le circuit d’eau froide… au détriment alors de la qualité de l’eau de toute la maison ! Pourquoi et comment ce scandale anti calcaire persiste-t-il ? Eléments de réponse et de réflexion...


L’étude Suisse sur les adoucisseurs à sodium qui dérange…


En mars 2017, le laboratoire cantonal de Thurgovie (Suisse) a examiné 23 systèmes d’adoucisseurs anti calcaire choisis au hasard dans des maisons privées et des écoles. L’eau potable a été étudiée pour sa pureté bactériologique et sa composition chimique avant et après l’adoucisseur à sel. Pour 87 % des adoucisseurs (20 sur 23), le nombre détectable de micro-organismes (bactéries et champignons) dans l’eau potable a au moins doublé ! Et dans le cas de six adoucisseurs (26 %), la valeur maximale légale de germes dans l’eau potable a même été dépassée de 3 à 600 fois !


L'eau adoucie est réputée bénéfique aux appareils électroménagers sensibles au calcaire. Selon un article de Lara Fabrizi pour la Société Lenntech, une eau trop douce (faible teneur en calcium et magnésium) peut toutefois se révéler problématique : "l'eau faiblement minéralisée est hautement agressive pour les matériaux avec lesquels il vient en contact. Elle adsorbe facilement les métaux et certaines substances organiques des tuyaux, des revêtements, des réservoirs de stockage et des conteneurs." Non seulement il est possible de corroder ses appareils ménagers en quelques semaines mais l'eau sera alors chargée de métal et doublement impropre à la consommation.


Or, selon l'étude du laboratoire de Thurgovie, 90 % des adoucisseurs anti calcaire étaient mal réglés, avec une dureté résiduelle à moins de 15 °fH, la moitié étant même en dessous de 7 °fH. À ce niveau d’acidité, le risque de corrosion des canalisations et des appareils ménagers est réel et la solution anti calcaire complètement contre-productive… Bref, non seulement l’adoucisseur n’est pas un filtre, mais il en faut un après son usage afin d’éliminer tout risque de sel en excès, de bactérie ou de particules métalliques, risques pourtant quasi inexistants avec l’eau du robinet !


L'adoucisseur en sel, en dépit du bon sens et de la législation


En Suisse, l'Ordonnance du Département Fédéral de l'Intérieur (DFI) sur l’eau potable et l’eau des installations de baignade et de douche accessibles au public (OPBD) stipule clairement dans son article 3.1 : "L’eau potable ne doit présenter aucune altération de l’odeur, du goût et de l’aspect, tandis que le type et la concentration des microorganismes, parasites et contaminants ne doivent présenter aucun danger pour la santé."


Or que se passe-t-il avec un adoucisseur à sodium ? Le goût est altéré via le remplacement du calcium-magnésium par du sel, la prolifération microbienne augmente en l'absence d'entretien adéquat et des résidus de métaux sont même susceptibles de se retrouver dans l'eau, le tout pour un risque alors inédit pour la santé !


En Suisse, en vertu de la Loi Fédérale Suisse sur les aliments, le propriétaire de logements locatifs (et donc indirectement la Régie) a l'obligation de s'assurer que l'eau distribuée à leurs locataires demeure potable. Il ne doit en aucun cas la détériorer. Or un adoucisseur à sel détériore forcément l'eau ! Que se passera-t-il en cas d'analyse de l'eau par un locataire ou s'il tombe malade ? Une plainte au pénal ?


Suite à la publication de l’étude du laboratoire suisse, nous avons, en mars 2018, adressé un petit dossier calcaire à chacune des régies immobilières de Genève (zone peu calcaire), en insistant sur la responsabilité pénale du propriétaire en cas de contamination de l’eau. La législation est en effet claire : la responsabilité des fournisseurs d’eau potable s’arrête au compteur ! Tout ce qui se passe derrière est de la responsabilité du propriétaire et l’adoucisseur à sodium est ce qui peut arriver de pire à l’eau. Suite à un contact téléphonique, une seule régie a osé nous recevoir pour, en préambule, nous poser la question suivante : « Qui êtes-vous pour oser remettre en cause des adoucisseurs recommandés par la régie avec qui nous travaillons, combien avez-vous d’employés ? » Est-il utile de préciser qu'ils n'ont ensuite strictement rien changé à leurs mauvaises habitudes ?


La problématique des minéraux… et du sel !


Officiellement, selon tous les embouteilleurs et l’Académie de médecine, les minéraux sont bénéfiques à la santé… et les plus intéressants sont le calcium et le magnésium. Le sodium est au contraire dénigré car déjà en excès dans l’alimentation industrielle. « Les niveaux actuels de consommation de sodium sont associés directement à une augmentation de la tension artérielle, facteur de risques cardiovasculaire et rénal qui sont les principales causes de morbidité et de mortalité en Europe », précisait ainsi en juin 2005 l’Agence européenne de sécurité alimentaire. Plus précisément, les excès de sel (chlorure de sodium: le taux en sel s’obtient en multipliant par 2,5) entraîneraient en France 75 000 accidents cardiovasculaires par an, dont 25 000 décès.


Et que fait l’adoucisseur anti calcaire ? Eh bien, il remplace le calcium et le magnésium par du sodium, autrement dit du sel ! Pourquoi fait-il cela ? Parce que le calcium et le magnésium forment le méchant tartre lorsque l’eau est chauffée. Afin de protéger tuyauterie et bouilloire en plastique, deux minéraux recommandés pour l’organisme sont donc remplacés par un minéral délétère. Les installateurs sanitaires devraient-ils bénéficier d’une formation en médecine ou les médecins d’une petite formation en plomberie ?


Aucune filtration ou dynamisation de l'eau, du sodium (ou potassium) en place du calcium-magnésium, un risque de prolifération microbienne et de corrosion des tuyaux… Pas de doute : les utilisateurs d’adoucisseurs aiment boire dangereusement ! L’eau adoucie étant peu agréable, la plupart font toutefois une croix définitive sur l’eau du robinet, au bénéfice, le plus souvent, des eaux en bouteille… où ils retrouveront alors peut-être calcium et magnésium en excès.


Entre green-washing et gros business anti calcaire…


Le marketing ose tout et c’est à cela qu’on le reconnaît. Il évoque ainsi l’écologie au prétexte d’économies minimes de savon ou de lessive. L’impact du sodium rejeté dans les eaux est forcément moins discuté. Le sel contribue pourtant à la destruction des sols et à l’intoxication des organismes vivants. L’usage d’un adoucisseur entraînera en outre un gaspillage d’eau supplémentaire… et une surconsommation de bouteilles plastique.


Entre le coût de l’appareil, de l’installation, du contrat de maintenance et des recharges en sel, l’adoucisseur d'eau à sodium est la martingale des installateurs sanitaires… et des fabricants ! L’adoucisseur nécessite ainsi un entretien rigoureux afin d'éviter un développement bactériologique (désinfection de l’appareil deux fois par an et nettoyage annuel), tout cela pour un coût conséquent (environ CHF 600 par an en Suisse et 180 euros en France).


En bonus, le coût des eaux en bouteille ou celui du filtre type osmose inverse vendu dans un second temps pour retrouver une qualité d’eau potable. Des vendeurs mettent bien en avant les économies possiblement réalisées grâce à l’adoucisseur mais elles ne pèseront pas grand-chose face au coût – ou goût – supplémentaire de l’eau.


L’encombrante solution anti calcaire est normalement destiné au seul circuit d’eau chaude, puisque le tartre ne se forme et n’encrasse qu’à partir de 55-60 °C. Dans les faits, rentabilité oblige, on le retrouve le plus souvent installé sur le circuit d’eau froide, en dépit du bon sens et des recommandations. En France, pour les collectivités, le code de la santé publique limite un peu l’irresponsabilité: une arrivée d’eau froide non traitée doit être à disposition dans chaque appartement !


Lorsque les organismes officiels mettent en garde contre les adoucisseurs à sel


« Si vous possédez un adoucisseur, assurez-vous qu’il alimente uniquement le réseau d’eau chaude. » (Agence régionale de l'eau, France)

Des informations officielles sont disponibles (en cherchant un peu)... et elles mettent toujours en garde contre les adoucisseurs à sel !


En Suisse, la Société Suisse de l’Industrie du Gaz et des Eaux (SSIGE) - organisme faîtier à but non lucratif qui regroupe la plupart des acteurs de la distribution de l’eau - n'aime (officiellement) pas beaucoup les adoucisseurs.


Dans sa notice "Information sur l'eau potable N°13 / 2008" intitulée "Dureté de l'eau: à quoi faut-il faire attention ?" elle met clairement en garde contre les adoucisseurs échangeurs d'ions dont la "forte concentration de sodium dans l'eau potable" est "critiquée par le corps médical". Elle signale le risque de corrosion de la tuyauterie ainsi que de propagation microbienne "ce qui pose de graves problèmes sur le plan de la santé".


​Son discours devient un peu plus timoré dans sa Notice technique d'information de juin 2015 "Adoucisseurs d'eau - Echangeurs d'ions" mais elle déconseille toujours l’adoucisseur en dessous de 32 °fH et ne le recommande pas vraiment au-delà non plus:

  • "L’adoucissement de l’eau dans le logement n’est pas recommandé par la SSIGE lorsque la dureté totale ne dépasse pas 32 °f."

  • "Des adoucisseurs d’eau mal entretenus sont souvent à l’origine de problèmes de qualité et de la prolifération de germes."


Ecoutons également le Chef romand de la SSIGE lors d'une émission de la RTS du 14 février 2014 : "L'eau trop douce est néfaste pour la santé parce qu'elle devient très acide [...] Le propriétaire d'immeuble ne doit pas détériorer l'eau [...] Si l'eau est trop adoucie, elle devient agressive et peut détériorer les appareils."


En France, l'article R. 1321-53 du code de la santé publique, stipule que, pour les collectivités, l'adoucisseur doit être installé de façon à ce qu'une arrivée d'eau froide non traitée soit toujours à disposition de l'utilisateur.


C'est également ce que rappellent certaines Agences Régionales de Santé (voir ARS Île de France en 2018 par exemple) lors de leurs communications annuelles sur la qualité de l'eau distribuée: "Si vous possédez un adoucisseur, assurez-vous qu'il alimente uniquement le réseau d'eau chaude". Cela relève du bon sens puisque le tartre ne se forme qu'à partir de 55°C !


L'article 31 du décret du 3 janvier 1989 stipule en outre que "Les installations intérieures [...] ne doivent pas pouvoir, du fait des conditions de leur utilisation et notamment à l'occasion de phénomènes de retour d'eau, perturber le fonctionnement du réseau auquel elles sont raccordées ou engendrer une contamination de l'eau distribuée." Avec le rajout de sodium et le rejet d'une eau chargée en sodium, n'est-ce pas le cas ?


Les particuliers sont nettement moins protégés puisque la législation tolère jusqu'à 200 mg / litre de sodium, ce qui est aberrant! Les professionnels arguent du fait que l'eau reste "potable" puisque dans ces limites mais il n'en demeure pas moins que, selon Richard Haas, l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) "déconseille vivement la consommation d'eau adoucie obtenue par échange d'ions, car celle-ci comporte trop d'ions de sodium qui sont préjudiciables pour la santé, surtout pour des personnes ayant des affections cardio-vasculaires."

"Le traitement de l'eau par un dispositif d'adoucisseur d'eau est inutile sur le réseau d'eau froide destinée à la consommation et peut même être dangereux pour la santé." (ville de Lausanne)

Le scandale Suisse des adoucisseurs sous égide SSIGE


Déjà, la dernière notice du SSIGE créée la confusion avec une curieuse mention au chapitre 9: "Selon la directive européenne 98/83, la teneur en sodium de l’eau potable ne doit pas dépasser une valeur maximale de 200 mg/l. Le réglage de la dureté résiduelle entre 7 et 15 °f (eau douce) est, pour le logement, un réglage optimal qui permet généralement de respecter la valeur maximale de sodium recommandée."


Le Manuel Suisse des Denrées Alimentaires (MSDA) fixe pourtant comme objectif qualité un taux maximum de sodium de 20 mg / litre seulement ! De plus, en France, selon une information Que Choisir, l'adoucissement d'une eau inférieure à 15°f serait interdit (décret du 3 janvier 1989), la dureté idéale d'une eau devant être comprise entre 15 et 25°fH. Ce réglage à 15° f est également recommandé par le Laboratoire Cantonal de Thurgovie qui relève donc que 90% des adoucisseurs testés avaient un réglage inférieur !


Mais la SSIGE nous réserve en fait le plus gros scandale de l'eau en Suisse ! Les installateurs sanitaires demandent à installer des appareils labélisés afin de se couvrir vis-à-vis de leurs assurances. Ils font en cela confiance à la SSIGE. Or ce même organisme refuse de certifier les filtres ou les dynamiseurs... n'accordant son label "qualitatif" qu'aux seuls adoucisseurs ce qui les place de fait en situation de monopole !


Je critique officiellement d'un côté mais j'exclus tous les système concurrents de l'autre ? Combien de temps cette situation schizophrénique va-t-elle durer ? Contactée en mars 2022, la SSIGE justifie sa position sur le fait que l'eau du réseau serait d'une "qualité irréprochable" (voir pourtant la réalité hors marketing pour l'eau de Genève par exemple) et ne justifie donc pas de filtre ou de dynamiseur. Mais pourquoi donc accorder le label seulement à la pire solution ? Eh bien parce que l'adoucisseur à sodium est efficace contre le calcaire !


Certains pensaient peut-être benoîtement que la SSIGE était là pour protéger les citoyens ? Dans les faits, elle se révèle plutôt en place pour préserver le business adoucisseur via les installateurs sanitaires incités à n’installer que cela. Le scandale sanitaire et écologique est majeur mais quel journaliste osera enfin en parler ?



Les solutions anti calcaire et les adoucisseurs écologiques


Le tartre ne devrait jamais entraver la qualité de l’eau. Le confort (relatif) ne devrait jamais se faire au détriment de la santé ! À moins de 32 °fH, l’adoucisseur d'eau à sel est un luxe inutile : il y aura des traces mais peu de risque d’encrassage de votre tuyauterie.


Au-dessus de ce taux et si vous avez un vieil adoucisseur, supprimez-le et envisagez un adoucisseur d'eau sans sel, plus précisément un système de dynamisation intégral avec gestion intelligente du calcaire comme par exemple le Biodynamizer : le calcaire est changé en aragonite, composé de cristaux de carbonate de calcium de forme géométrique régulière au faible pouvoir d’accrochage. Il y a des traces (comme avec un adoucisseur à sodium correctement réglé) mais pas d’encrassement des canalisations et, surtout, une eau sensiblement améliorée, ce qui en fait un véritable adoucisseur écologique. En présence d'une eau très dure (à partir de 40°fH) celui-ci sera complété par le Biolimescaler pour une production d'aragonite encore plus puissante.


Des solutions anti calcaire promettent une "eau potable" (tiens, tous les professionnels ne seraient donc pas d'accord avec l'innocuité des adoucisseurs classiques ?) mais nous savons que "potable" ne signifie pas forcément "recommandable". Un système de ce type met du CO2 (gaz carbonique ou dioxyde de carbone) en contact avec le calcaire (carbonate de calcium et de magnésium) pour former du bicarbonate de calcium et de magnésium, beaucoup plus soluble dans l'eau que le calcaire. L'eau ne stagne pas, devient plus douce et le dosage du du CO2 permettrait même de régler le pH de l'eau en le rendant plus neutre... Une solution donc éminemment préférable aux adoucisseurs classiques à base de sodium... mais l'eau reste dévitalisée, au contraire de la solution précédente.


Si vous venez d’installer un adoucisseur d'eau à sodium et souhaitez en amortir le coût tout en cessant de culpabiliser, rajoutez-y un osmoseur sur un point d'eau unique : la membrane d’osmose sera préservée du calcaire et prolongera ainsi sa durée de vie… pour supprimer le sel en excès et les risques microbiens de l’adoucisseur. Et si cet osmoseur assure également une dynamisation de qualité, vous obtiendrez alors une eau de qualité supérieure, véritablement biocompatible.


Dans tous les cas, veillez à ce que votre adoucisseur soit correctement réglé à 15 °fH de dureté résiduelle. Ne pas réussir à rincer facilement le savon sur sa peau est le signe d’un réglage beaucoup trop bas… et donc d'un risque de corrosion de la tuyauterie.


Pour en savoir encore plus sur les dangers des adoucisseurs à sel et les alternatives écologiques :

Les solutions eau pour la maison : www.solutionsbio.ch

Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) L'eau adoucie sur le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)


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