Quelle est la meilleure eau minérale pour la santé ? Quel est l'intérêt des minéraux des eaux ?

Dernière mise à jour : 10 juin

Les eaux minérales sont souvent présentées comme étant les meilleures eaux possibles pour la santé et la vitalité. Mais au-delà du marketing et des intérêts financiers ? Les eaux minérales sont-elles vraiment si bonnes que cela ? Leur qualité justifie-t-elle leur coût ou encore le plastique ? Quelle est la meilleure eau minérale pour la santé ? Surprises et solutions plus économiques et écologiques avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020)

Comment s’y retrouver dans toutes les marques d’eaux minérales en plastique ? Tellement de choix, de marketing et de minéraux variés… Et si la solution était plutôt avec l’eau du robinet correctement filtrée et dynamisée ? Solutions écologiques sans risques avec Benoît Saint Girons, auteur du livre la qualité de l’eau.
La qualité des eaux minérales, eau-delà du marketing...

Pour vous repérer facilement dans l'article :

Le point sur la question en 2 minutes chrono

Ce que pense l’OMS de la qualité des eaux minérales

Quand l’Académie Nationale de Médecine boit (plus ou moins) la tasse...

Les recommandations de l'Académie de Médecine

La piètre assimilation des minéraux des eaux par l’organisme

Les eaux minérales à la source et les eaux minérales en plastique

De la pire eau minérale à la moins mauvaise...

Conclusions sur la qualité des eaux minérales

Quelles sont les meilleures eaux minérales ?

Liens pour en savoir encore plus


La vraie qualité des eaux minérales en 2 minutes :


Plus réputées que les eaux de source à travers leur teneur stable en minéraux et en oligo-éléments, le prestige du thermalisme et le matraquage du marketing, les eaux minérales seraient les eaux de santé par excellence. L’Académie nationale de médecine leur reconnaît des propriétés favorables à la santé et les curistes en redemandent !


Il y a par contre la même différence énergétique entre de l’eau minérale à la source et de l’eau « emplastiquée » qu’entre un animal sauvage en liberté et un animal « zooifié ». Le marketing joue aussi avec les maux et utilise le prestige santé-vitalité de la cure pour vendre une eau quasiment sans énergie pour un impact minéral alors forcément désastreux ! Médicament naturel en cure sous supervision médicale, voilà l’eau minérale devenue source de minéraux inertes, indisponibles pour l’organisme, non « potable » même parfois selon les normes de l’eau du robinet (avec des excès en fluor, calcium, sulfates, sodium et/ou nitrates…) mais scandaleusement disponible dans tous les commerces !


Prendre n’importe quelle eau de temps à autre ne pose évidemment aucun problème – pas plus d’ailleurs que n’importe quel soda « plaisir » – mais dans une optique d’eau de consommation courante, cela relève du sadomasochisme.


Les embouteilleurs mettent toujours en avant le pourcentage des ions de leurs eaux comparées aux Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) mais cette contribution n’est que théorique et donc absolument pas scientifique. Il y a loin en effet entre la teneur d’une eau en calcium ou magnésium et son assimilation correcte par l’organisme, la majorité étant éliminée via les reins et l’urine !


Nous sommes en effet hétérotrophes et donc incapables d’assimiler correctement les minéraux des eaux ! Nous ne léchons pas de cailloux et nos minéraux assimilables proviennent en fait des végétaux. Selon l’OMS, les eaux minérales naturelles doivent ainsi « être considérées comme des boissons plutôt que comme de l’eau potable au sens habituel du terme », sous peine, pour les plus chargées en minéraux, d’épuiser l’organisme via un surtravail des reins, voire d’entraîner des calculs rénaux !


L’OMS déconseille (entre les lignes) les eaux à plus de 600 mg/l, les médecins, généralement moins de 500 mg, les naturopathes, moins de 200 mg et les adeptes de la Bioélectronique que Vincent (BEV), moins de 120 mg, voire moins de 50 mg par litre. La plupart des eaux minérales ne sont donc pas des eaux de consommation courante, et c’est la raison pour laquelle elles étaient préalablement vendues en pharmacie.


Un autre problème tient à leur emprisonnement contre nature dans du plastique et à leurs conditions de détention. Emprisonnées, loin de leur source, ces eaux ont perdu l’essentiel, sinon la totalité de leurs gaz rares et de leur radioactivité naturellement bénéfique lors des cures. L’eau minérale est en outre davantage conductrice et donc sensible à l’omniprésente pollution électromagnétique.


Au final, cette eau "morte" risque d'encrasser l’organisme et de l’épuiser énergétiquement. Un certain nombre d’eaux minérales se retrouvent ainsi en Bioélectronique de Vincent – la référence des experts de l’eau – sur le terrain des cancers, des virus et des vaccins, assez loin donc des messages du marketing


Que faudrait-il donc faire ? Si vous souhaitez continuer à consommer des bouteilles en plastique, sélectionnez au moins les meilleures eaux minérales à savoir, celles qui paradoxalement sont les moins chargées en minéraux... La meilleure eau minérale est ainsi la Lauretana avec seulement 14mg /l. de minéraux (détails en fin d'article). Vous auriez toutefois un intérêt économique et écologique à partir plutôt de l’eau du robinet afin de la filtrer et de la dynamiser. Alors, vous retrouverez le plaisir de boire une eau véritablement biocompatible et bénéficierez enfin d’une hydratation de qualité !


En savoir plus sur la véritable qualité des eaux minérales (+ 14 minutes) :


Toutes les eaux minérales ne se valent évidemment pas et nous verrons en fin d'article quelles sont les meilleures eaux minérales pour une consommation courante. Leur intérêt ne réside toutefois pas comme on le pense communément dans leur teneur en minéraux. Au contraire, la qualité d’une eau minérale serait plutôt liée à sa faible minéralité… ce qui est pour le moins paradoxal… et ennuyeux pour les affaires !


Ce que pense l’OMS de la qualité des eaux minérales


« Quelques consommateurs attribuent à certaines eaux minérales naturelles des propriétés médicinales ou d’autres bénéfices sanitaires. […] Leur utilisation a souvent une longue tradition et elles sont acceptées parce qu’elles sont considérées comme des aliments plutôt que comme des eaux de boisson en tant que telles. Bien que certaines eaux minérales puissent être utiles pour fournir des micronutriments essentiels, tels que le calcium et le magnésium, les présentes directives ne font pas de recommandations concernant des concentrations minimales d’éléments essentiels en raison des incertitudes relatives à l’apport minéral de l’eau de boisson », écrit l’OMS dans son rapport de 2017.


Ah, qu’en termes galants ces choses-là sont mises ! En langage moins diplomatique, cela pourrait donner : « La valeur des minéraux dans les eaux relève essentiellement de croyances et de traditions. Nous n’allons pas nous fâcher avec les multinationales de l’eau ou l’Académie de médecine française et nous allons quand même évoquer une possible utilité de certaines eaux minérales mais, en vérité, nous avons de sérieux doutes quant à la capacité d’assimilation de ces minéraux par l’organisme. Une chose est avérée : ce type d’eau ne devrait jamais être considéré comme une eau de boisson de consommation courante ! »


« La saveur de l’eau dont le niveau de matières solides totales dissoutes (TDS) est inférieur à environ 600 mg/l est généralement considérée comme bonne » précise également l’OMS, reconnaissance claire qu’une eau trop minéralisée… est de toute manière peu agréable à boire.


Toujours sceptique ? En 2000, un texte de l’OMS (cité par Yann Olivaux) sur les eaux de boisson en bouteille était encore plus clair : « À la connaissance de l’OMS, les effets bénéfiques de la consommation de ces eaux minérales n’ont jamais été sérieusement prouvés. »

Quand l’Académie Nationale de Médecine boit (plus ou moins) la tasse...

Reportage « Eau en bouteille savez-vous ce que vous buvez », diffusé sur RMC Story le 22 mai 2021

Le reportage « Eau en bouteille savez-vous ce que vous buvez », diffusé sur RMC Story le 22 mai 2021 est révélateur à bien des égards. Naturellement, l’intérêt global des minéraux des eaux ne fût pas remis en cause par les journalistes. Nulle indication ainsi que nous sommes hétérotrophe et devons donc passer par les végétaux pour notre apport en minéraux assimilables.

Rapport « Place des Eaux minérales dans l’alimentation », rapport de l’Académie nationale de médecine, de Patrice QUENEAU et Jacques HUBERT, 2009

L’émission développe toutefois clairement la problématique de certaines eaux minérales, en s’appuyant notamment sur le rapport « Place des Eaux minérales dans l’alimentation », Rapport de l’Académie nationale de médecine, de Patrice QUENEAU et Jacques HUBERT, publié en 2009.


Les conclusions de ce rapport de fonds sont sans équivoques vis-à-vis des eaux de consommation courante : « Il est préférable, pour la consommation familiale courante, d’utiliser une eau minérale naturelle peu minéralisée ou une eau de source, si l’on souhaite remplacer l’eau de distribution. »


Curieusement, le reportage TV préféra toutefois insister sur une autre conclusion : « Les eaux fortement minéralisées peuvent être néfastes, notamment celles riches en sodium qui peuvent rendre inopérant un régime hyposodé. Elles sont contre-indiquées en cas d’HTA, d’insuffisance cardiaque ou rénale (d’origine glomérulaire ou vasculaire), ainsi qu’en cas d’œdèmes et lors des corticothérapies prolongées. » Pas tout à fait la même chose et un bel exemple d'imposture journalistique !


Le "Professeur Tournesol" de l'Académie de Médecine interviewé eut néanmoins bien du mal à cacher son embarras, au point de demander à ne plus être filmé ! Dire du mal à la TV des eaux minérales lorsque l’on travaille à l’Académie de Médecine, cela ne se fait pas ! Il ne le fit donc pas, trahissant toutefois par son comportement, de probables lourds conflits d’intérêt...


Le professeur interviewé ne semblait, pour le dire franchement, absolument pas compétent. Il n’est évidemment pas le seul, les médecins n’étant pas formés à la qualité de l’eau, comme le confirme le rapport : « Les médecins eux-mêmes, souvent peu informés, s’en tiennent le plus souvent à des conseils généraux (“buvez 1 litre par jour de telle eau riche en calcium, ou pauvre en sodium…”), sans entrer davantage dans le détail. »


En conclusion, le reportage incitait les consommateurs à être prudents et à bien se pencher sur les étiquettes, pourtant de plus en plus illisibles…


Les recommandations de l'Académie de Médecine :


Les recommandations du Rapport Queneau/Hubert de 2009 sont de bon sens mais qui en a entendu parler ?


A – Améliorer l’information du consommateur, notamment par des étiquettes précises, explicites et “lisibles” :


Pas vraiment l’orientation prise avec des étiquettes de moins en moins complètes et de plus en plus illisibles… Y aurait-il quelque chose à cacher ?


1 - Préférer, pour la consommation familiale courante, une eau minérale naturelle peu minéralisée si l’on souhaite remplacer l’eau de distribution.


C’est ce que recommandent les naturopathes (< 200 mg /L.) et les bioélectroniciens (moins de 120 mg voire moins de 50 mg /L.) mais cela fait du bien de le lire dans un document de l’Académie de Médecine. Mais pourquoi donc par ailleurs valider les eaux minérales les plus chargées en minéraux, au contraire de l’OMS ?


2 - Améliorer notablement la lisibilité de la composition des eaux minérales. Les teneurs ioniques, notamment en sodium, fluor et sulfates, doivent être systématiquement indiquées en gros caractères et de manière compréhensible avec indications explicites concernant les teneurs excessives en certains minéraux et oligo-éléments (et donc “non potables” au sens réglementaire du terme).


Eh oui, un certain nombre d’eaux minérales ne sont pas "potables" et devraient être vendues sous supervision médicale, en pharmacie, comme c’était le cas avant 1961. A défaut, il faudrait en effet retrouver sur l’étiquette des avertissements de base, par exemple « cette eau ne convient pas à une consommation courante, parlez en à votre médecin », ce qui aurait le mérite d’intéresser enfin les médecins à la qualité de l’eau !

[...]


B - Développer la recherche fondamentale et clinique dans le domaine des eaux minérales


Tiens oui, pourquoi n’y a-t-il aucune recherche publique sur le produit le plus essentiel pour la santé et la vitalité ? Serait-ce par hasard pour ne pas risquer de contredire le marketing débridé des embouteilleurs ?

1 – Une recherche fondamentale doit être développée afin de mieux préciser les mécanismes d’action sur l’organisme des eaux minérales et de leurs composants. Une telle recherche doit ainsi soutenir la recherche clinique (cf. ci-dessous). À titre d’exemple, d’autres travaux devraient être réalisés pour préciser le rôle du CO2 sur l’absorption digestive.


Cela permettrait d’être enfin fixé sur la réelle assimilation des minéraux des eaux, différente à la source et en bouteille. Mais les embouteilleurs ont-ils vraiment envie de découvrir que nous ne sommes pas capables d’assimiler correctement des minéraux inorganiques ? (voir ci-dessous) Quant au gaz carbonique CO2, est-il véritablement bénéfique à l’organisme lorsque bu en excès ? Aucun animal ne boit pourtant d’eau gazeuse…


2 – Une recherche clinique de qualité est à développer, au bénéfice de méthodologies appropriées (études épidémiologiques...) avec leurs difficultés et leurs limites. Cependant, des travaux ciblés, menés en toute indépendance scientifique et s’inspirant des critères mis en place par l’Académie pour encadrer la recherche clinique thermale, doivent permettre d’obtenir des données fiables et conduire à des “niveaux de preuves” significatifs.


Ce qui revient à dire qu’à l’heure actuelle nous n’avons aucune preuve significative concernant les allégations santé des embouteilleurs et de leur marketing... L’indépendance scientifique est-elle par ailleurs encore possible alors que l’essentiel des recherches sont désormais financées par les multinationales ?


3 – Propositions de thèmes prioritaires concernant :

• l’utilisation des eaux minérales chez les personnes ou des malades à risques particuliers : nourrissons, femmes enceintes, personnes âgées, malades atteints d’ostéoporose, de lithiase rénale, d’affections cardio-vasculaires, d’insuffisance rénale, etc...


Une bonne proportion des citoyens étant désormais plutôt en mauvaise santé – à cause de la qualité de leur eau ? – cela en ferait des rechercher à financer ! Dans tous les cas, l’eau est importante pour ce qu’elle emporte et non pour ce qu’elle apporte si bien qu’il y aurait, lorsque l’on est malade, un intérêt à privilégier avant tout les eaux les moins minéralisées et les plus agréables, afin de boire suffisamment et être suffisamment hydraté.


• les indications et les contre-indications d’eaux minérales à composition particulière (riches en calcium, en sulfates, en magnésium...). Dans l’exemple de l’ostéoporose, plusieurs travaux se sont attachés à démontrer une bio-disponibilité équivalente entre le calcium de l’eau minérale et celui des laitages. Peu d’études, par contre, ont été consacrées à son effet sur la densité osseuse et aucune sur sa capacité éventuelle à prévenir les fractures osseuses. En outre, le rôle des anions, bicarbonates ou sulfates, qui accompagnent le calcium, reste controversé. De même, il y a lieu de préciser l’action de la silice (contenue dans certaines eaux) sur le métabolisme osseux.


Un communiqué de Nestlé Water de mai 2012 prétend que « les eaux minérales naturelles assurent une excellente biodisponibilité au calcium. L’équipe de Couzy et al. a démontré que la biodisponibilité du calcium de l’eau, c’est-à-dire sa capacité à être absorbé au niveau intestinal et à atteindre la circulation générale, était équivalente à celle du lait ». Cependant, curieusement, aucun pourcentage d’assimilation n’est avancé. Serait-ce parce que plusieurs livres ont remis en cause l’intérêt du lait vis-à-vis du calcium ? La biodisponibilité du calcium requiert également de la vitamine D et des hormones spécifiques. Enfin, comme le fait remarquer Roger Castell, « il s’agit, le plus souvent, d’une accumulation minérale dans les tissus et les liquides qui contribue à augmenter l’entartrage (articulations, muscles…), et non d’une véritable assimilation profitable pour l’organisme ». Bref, des études complémentaires seraient en effet les bienvenues !


[...]


Ce courageux et potentiellement explosif rapport est paru en 2009. Est-il utile de préciser qu’aucune de ces recommandations n’a été suivie d’effet ? N'est-ce pas révélateur du grand n'importe quoi et de la confusion qui règnent pour le seul profit du profit ?


La piètre assimilation des minéraux des eaux par l’organisme


L’homme est donc hétérotrophe, c’est-à-dire incapable d’assimiler correctement des substances non organiques tels que les minéraux des eaux. « Cette mauvaise assimilation des minéraux de l’eau encrasse l’organisme et favorise l’artériosclérose, les calculs, le développement des cancers et d’autres pathologies dégénératives », précise Yann Olivaux dans son livre La Nature de l’eau.


Seule une petite partie des minéraux est assimilée, le reste devant être éliminé par un surtravail des reins, ce que la publicité, d’ailleurs, confirme : vous « buvez » des minéraux en excès que vous « éliminez » aux toilettes… Pour en bénéficier, nous devons passer par les végétaux, autotrophes. Rappelons que les eaux thermales riches en minéraux étaient préalablement vendues en pharmacie et que la norme de potabilité avant 1961 stipulait un maximum de 500 mg.


La qualité ou constitution des minéraux fait toute la différence. Les minéraux peuvent en effet se retrouver soit sous forme chélatée, c’est-à-dire complexés à des molécules organiques pour former des « composés minéraux organiques », soit sous forme brute inorganique. Le Pr Henri Schroeder affirme que nous ne pouvons pas assimiler plus de 1 % des minéraux inorganiques contenus dans l’eau. Et selon les auteurs Zerluth et Gienger, pas plus de 3 à 5 %, contre environ 98 % pour les minéraux d’origine végétale ou présents sous forme colloïdale.


Certaines études montent parfois plus haut avec un taux de biodisponibilité du calcium à environ 22% dans une étude sponsorisée par Nestlé par exemple (Etude sur l’absorption du calcium et du magnésium dans des eaux minérales naturelles, Patrice Fardellone, CHU Amiens, Université Picardie Jules-Verne, 2015). Il est ainsi admis que 78% du calcium ne sera donc pas assimilé correctement et devra être éliminé… Est-ce bien raisonnable de sur-stimuler ainsi son organisme ? Comme nous le verrons plus bas, ce n’est en outre pas la quantité mais la qualité des minéraux et l’énergie de l’eau qui feront la différence…


Les eaux minérales à la source et les eaux minérales en plastique


Les cures thermales font beaucoup de bien, mais les minéraux y sont alors à l’état de colloïdes, bien plus facilement assimilables (par les intestins), et ils y jouent un rôle aléatoire par rapport à l’énergie de l’eau, au programme nutritionnel, à la balnéothérapie et autres exercices physiques. Au griffon, à la source, l’eau jaillissant de la roche est (normalement) chargée en activité protonique et électronique et cette énergie aidera à assimiler encore un peu mieux les minéraux ou à les éliminer plus facilement… sur la durée limitée de la cure !


Rien de tout cela en bouteille, où l’énergie disparaît rapidement. La qualité de l’eau devient ainsi inversement proportionnelle à sa teneur en minéraux : moins il y en a (sans toutefois être à zéro), plus l’eau est capable de correctement nettoyer et hydrater. Une telle eau se défend également mieux contre la pollution électromagnétique, la conductivité électrique passant par les minéraux. Si Claude François avait pris un bain d’eau distillé, il ne serait pas mort électrocuté !


En fin de compte, les recommandations officielles de l’OMS n’évoquent pas directement une teneur minimale en minéraux « en raison des incertitudes relatives à l’apport minéral de l’eau de boisson », mais une conductivité minimale afin que l’eau ne soit pas agressive pour la tuyauterie. L’OMS précise par contre que « l’eau de boisson devient significativement et progressivement imbuvable quand les niveaux de TDS dépassent environ 1 000 mg/l », ce qui exclut déjà une bonne partie des eaux minérales en bouteille !


De la pire eau minérale à la moins mauvaise...


La pire eau minérale (plate) cumule les tares rédhibitoires : minéraux dépassant les 1000 mg, pH alcalin, teneur en sodium élevée et bouteille plastique… A part les eaux adoucies chargées en sodium du fait d'un adoucisseur (-20/20), c’est la plus mauvaise note à -15/20. « Je prends tous les matins douze verres d’eau (minérale) plus facile à rendre qu’à avaler, lesquels, pour ainsi dire, m’ont tout fait sortir du corps, sauf les maladies pour lesquelles je les prends », a écrit Boileau qui, en l’occurrence, aurait dû s’appeler Boilesminéraux.


Rappelons qu’une eau alcaline n’a aucun intérêt puisque alcalin signifie moins d’activité magnétique, moins d’énergie. Les meilleures eaux de consommation courante sont ainsi toujours légèrement acides. Il existe des eaux très minéralisées acides (Arvie, Vichy Célestin, Saint-Yorre,… riches en bicarbonates) et des eaux moins minéralisées alcalines (Hépar, Courmayeur, Contrex,… riches en calcium). Tout dépend du terrain traversé.


Une moindre minéralité – entre 500 et 1000 mg – nous replace dans les recommandations floues de l’OMS (concernant l’eau du robinet), mais toujours pas des médecins… L’encrassement est moindre mais la perte énergétique toute aussi importante et la note reste négative à -13/20.


Entre 200 et 500 mg, nous atteignons la norme des médecins et sommes au même niveau que les plus mauvaises eaux de source, soit à -10/20. Pourquoi donc payer plus cher pour du marketing ?


Avec un pH acide, la note s'améliore (à -4/20) mais encore faudrait-il s'assurer que la mesure – qui nous vient de la source – ne s'est pas sensiblement dégradée en bouteille. La préservation énergétique de cette eau zombie dépendra des conditions de manutention et de stockage…


La bouteille en verre améliore encore les données avec une absence de polluants liés au plastique, une meilleure préservation de l’énergie de la source originelle et un plus grand respect de la planète. La note serait de -1/20 avec une eau naturellement alcaline (moindre énergie magnétique donc) mais de +5/20 avec une eau légèrement acide.


Nous voici alors enfin du bon côté de la force avec un respect global des différents paramètres qualitatifs. Protectrice, la bouteille en verre conserve mieux l’énergie de la source… mais pas éternellement, et avec la perspective à moyen terme de se retrouver avec une eau zombie. Le coût d’une telle eau demeure également rédhibitoire et dénué de bon sens face à la possibilité d’obtenir une meilleure note chez soi, à partir de l’eau du robinet.


Conclusions sur la qualité des eaux minérales


Les eaux minérales n’ont donc que peu d’intérêt – à l’exception ponctuellement de quelques marques à bulles, acides car riches en bicarbonates, qui pourront aider à digérer – et la plupart seront même problématiques si considérées en eau de consommation courante. Entendre dans une publicité qu’une certaine marque – parmi les plus chargées en minéraux – fait du bien « au quotidien » est révélateur du grand n’importe quoi du marketing pseudo médical.


Le marketing ose tout et c’est à cela qu’on le reconnaît mais la qualité des eaux minérales plates est inversement proportionnelle à leur teneur en minéraux et les marques à bulles (idéalement encore naturelles) ne devraient pas non plus être considérées comme eau de boisson mais « de plaisir » ou « de digestion » (selon le ressenti individuel et sans excès).


Plus une eau bénéficie de marketing et plus elle est mauvaise ? Ce qui s’applique à la malbouffe ne s’applique pas forcément aux eaux minérales. L’eau minérale la plus connue (via un marketing intensif) - à savoir Evian - ne fera ainsi pas de gros dégât au regard de sa teneur en minéraux restreinte (à 345 mg/l. ce qui lui permet d'être officiellement recommandée pour les nourrissons). Il s’agit toutefois d’une eau énergétiquement médiocre (légèrement alcaline et oxydée), qui ne justifie certainement pas de prendre sa voiture pour aller la chercher au supermarché.


Quelle est la meilleure eau minérale ? Quelles sont les meilleures eaux minérales ?


Les meilleures eaux minérales sont en fait selon notre terminologie plutôt classées comme « eau de source », avec une teneur en minéraux inférieure à 200 mg/L. Elles sont généralement proposées en magasins bio. Avec un taux de minéraux record de 14mg/l., un pH de 6,5 et un rH2 (taux d'oxydo-réduction) de 24,7, la Lauretana italienne est la meilleure eau minérale disponible, qui plus est ponctuellement dans des bouteilles en verre avec consigne.


Suivent dans les meilleures eaux minérales la Mont Roucous, la Rosée de la Reine ou encore la Montcalm, toutes très faiblement minéralisées (< 50 mg/l.), un pH légèrement acide et des propriétés antioxydantes. Il est toujours possible de retrouver localement (et pour nettement moins cher) des eaux de source locales qui, sans marketing, proposent sans complexe une faible minéralité. Attention, les paramètres énergétiques ne seront par contre pas forcément aussi bons... ni même d'ailleurs indiqués sur l'étiquette !


Distribuée un peu partout y compris en grosses surfaces, la Volvic (130 mg/l.) est une eau juste correcte selon les paramètres protons-électrons. La Celtic des magasins bio est plus faiblement minéralisée (50 mg/l.) mais présente des caractéristiques énergétiques dégradées avec un pH légèrement alcalin et des propriétés oxydantes. Comme quoi lire les étiquettes n'est pas vraiment optionnel !


Globalement, les eaux pas encore trop minéralisées pourraient bénéficier d’une bonne dynamisation (via une cruche à vortex par exemple) mais cela sera sans impact sur le désastreux critère écologique et l’absurdité de consommer du plastique alors qu’une excellente eau peut facilement être produite chez soi… à partir de l’eau du robinet via une filtration et une dynamisation de qualité !


Il est à noter que certains dispositifs de dynamisation, tels que le Biodynamizer par exemple, ont une incidence sur la disponibilité des minéraux présents dans l’eau du réseau. Les minéraux non métabolisables par le corps (entre 75% et 99% !) seront évacués d’autant plus facilement qu’ils auront été correctement restructurés, sous forme colloïdale c’est-à-dire uniformément répartis. Les minéraux sous forme colloïdale sont plus facilement absorbés par les intestins et ainsi évacués par les selles, au contraire des minéraux (ions) déséquilibrés électriquement qui devront être éliminés au travers des urines via un surtravail des reins.


Les eaux minérales plates au-delà de 500 mg sont en règle générale à éviter et devraient rester cantonnées à leurs jolies bouteilles en verre à la table des restaurants, où plaisir (pour autant que l’on puisse apprécier en bouche le surplus de minéraux) et transgression sont la règle…


Dans tous les cas et pour conclure, l’eau la plus intéressante et bénéfique à l’organisme ne relève pas tant de la quantité de minéraux plus ou moins disponibles mais plutôt de sa qualité énergétique intrinsèque… et cette énergie sera forcément en berne en bouteille par rapport à l’eau de source à la source ! La meilleure eau est celle que l’on a plaisir à boire car elle a retrouvé ses propriétés d’eau au naturel, seule manière de boire suffisamment et donc d’être correctement hydraté !


Pour en savoir encore plus sur la vraie qualité des eaux minérales

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) Le portail de référence sur l’eau : https://www.lemieuxetre.ch/eau

Fiche pratique pdf : Comparatif Eaux Minérales

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)

Me contacter pour une analyse gratuite et experte de votre situation : +41 (0)76 532 8838 (rappel possible), sms ou mail


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