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Et si le chlore était le principal polluant de l'eau ?

Officiellement, tout va bien. La potabilité est une chance à l’échelle de la planète alors de quoi nous plaignons-nous ? Bon, il y a bien de temps à autres quelques alertes à la pollution agricole ou quelques reportages sur les résidus (médicaments, pesticides, plastique…) mais, globalement, l’eau du robinet est écologique et doit être valorisée. Circulez, y a rien à boire ? A y regarder d’un peu plus près, on pourrait toutefois s’interroger sur l’impact singulier et multiple du chlore, traitement le plus utilisé pour la potabilité de l’eau – car le moins coûteux – et dont on ne parle curieusement presque jamais. Le chlore est-il vraiment si efficace que cela ? Pourrait-on le remplacer voire s’en passer ? Et, surtout, comment donc limiter son impact et retrouver ainsi le plaisir de boire, sans plastique et sans risques ? Le point avec l’auteur du livre « La qualité de l’eau » (Ed. Médicis, 2020).

Un article exhaustif publié le 19 décembre sur le site notre-planete.info


Dans cet article : Chlore, THM et cancers « Le plus grand tueur des temps modernes » ? Le meilleur biocide désinfectant pour l’eau ? Chlore politique et politique du chlore Chloration de l’eau et biorésistance Condamnés à toujours plus de chlore ? Le chlore contre le terrorisme... L’impact du chlore sur la peau… Le chlore volatil ? Le cas(tastrophe) des piscines… Quand le danger du chlore est officiellement reconnu Chlore et énergie de l’eau Chlore et déshydratation chronique Quand d’autres pays donnent l’exemple… Des perspectives bloquées en France ? Comment améliorer les choses ? Primum non nocere… L’avis avisé de Joseph Országh Supprimer l’impact du chlore Vers l’eau biocompatible


Extraits :


[...] Découvert par un chimiste suédois en 1774, le chlore a été copieusement utilisé comme gaz de combat asphyxiant par les allemands durant la première guerre mondiale. Aujourd’hui, en cas d’accident, un wagon de ce gaz tuerait jusqu’à 30% des gens dans un rayon de 2,5 km.

De nos jours, son usage est un peu plus soft – même en piscines publiques – mais ses effets restent redoutables vis-à-vis du vivant. Le chlore, outre son odeur désagréable qui ne donne pas envie de boire, est un biocide toxique réputé altérer la flore intestinale, créer des maux de ventre, endommager le système enzymatique, affaiblir le système immunitaire et produire des dérivés cancérigènes.


Pourquoi donc cette omerta sur ce polluant de base ? Mais parce que le chlore fait partie – avec l’ozone ou l’aluminium neurotoxique – du traitement officiel des Eaux Destinées à la Consommation Humaine (EDCH). Or un traitement autorisé – d’autant plus sans aucune limite – ne saurait faire de mal, n’est-ce pas ? Et puis, le chlore n’est-il pas abondant dans la nature, n’en avons-nous pas tous déjà dans l’organisme ?


[...] Cancer et fausse-couche ayant toujours des causes multifactorielles, faire la part des choses et accuser le chlore se révèle scientifiquement compliqué. Le risque des SPC ou THM semble avéré mais, sans études d’envergure précises – qui n’ont jamais été entreprises – le doute et la confusion persistent…


[...] Le Dr Price a au moins raison sur un point : le chlore est bien un oxydant majeur. Avec lui, aucun microbe ne résiste (en tout cas officiellement) et le marketing des pouvoirs publics semble avoir été efficace : « Le chlore est indispensable dans l’eau, je ne tiens pas à retrouver du choléra en Suisse » rétorqua un écologiste à une proposition d’amélioration de la qualité de l’eau.


[...] Le chlore n’est donc pas utilisé – pour le moins en Occident – pour lutter contre les bactéries ou virus pathogènes mais afin de « limiter la multiplication de microorganismes hétérotrophes (c’est-à-dire capables de se multiplier en dégradant la matière organique) saprophytes (c’est-à-dire considérés comme non dangereux, par opposition à pathogènes) », selon Jean-Claude Block du CNRS. Autrement dit, le chlore ne fait plus rien en amont mais uniquement en aval, vis-à-vis des micro-organismes non pathogènes présents dans le réseau, susceptibles de générer un biofilm, de donner un goût désagréable à l’eau… et de questionner du coup le travail des régies et des pouvoirs publics.


[...] Cette posture martiale sans réflexion est un échec. La vie trouve toujours un moyen et ce ne sont pas les bactéries qui manquent… [...] « L’exposition des bactéries au chlore se traduit par l’activation d’un système de défense. La conséquence de cette réponse cellulaire est une très grande résistance des bactéries à une exposition ultérieure au chlore et la quasi-impossibilité de tuer la cellule par des taux de traitement classiquement utilisés par l’industriel. » explique Jean-Claude Block.


[...] Autrement dit, le chlore serait aujourd’hui surtout utilisé – en dose toujours plus importante – avant tout pour masquer la piètre efficacité du chlore…


[...] Si les risques de cancer nécessiteraient au moins une dizaine d’années de consommation régulière, l’usage irraisonné du chlore induit une problématique immédiate et rarement discutée : la déshydratation chronique des citoyens ! Qui boit avec plaisir de l’eau chlorée, alcaline et oxydée, privée de quasiment toute énergie ? Pas les enfants ou les animaux en tout cas, qui rejettent instinctivement ce type d’eau… avant de ne pas avoir trop le choix.


[...] A toute chose malheur est bon et cela a permis – à tous ceux qui en doutaient encore – de mesurer l’impact oxydant du chlore sur la peau. Eh non, le fautif n’est pas le calcaire et il n’est plus nécessaire de s’équiper du catastrophique adoucisseur à sodium ! Autre preuve ? Lors d’un séjour à l’étranger – où l’eau n’est pas encore systématiquement traitée –, les voyageurs sont surpris de constater une bien meilleure hydratation de leur peau… et la reprise de leurs problèmes dès leur retour en Oxydant. Est-ce à dire que la suppression du chlore permettrait d’éviter l’essentiel de nos dépenses en crèmes hydratantes et autres cosmétiques chimiques ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, une eau hydratante est en tout cas à notre portée.


[...] Aux Pays-Bas, des villes comme Rotterdam ou Amsterdam distribuent de l’eau sans chlore depuis une vingtaine d’années. A Zurich, il n’y a plus de chloration de l’eau du réseau depuis 1993 sur deux stations d’eau de surface, à l’exception de quelques brèves périodes... « Nous garantissons une eau sans chimie. On alimente 315 000 personnes d'une eau qui n'a subi aucun traitement chimique, pas d'ozone, pas de chlore, pas de filtrage chimique », précise avec fierté Franz Otillinger, directeur de la société de distribution d'eau de la ville bavaroise d'Augsbourg, en Allemagne.


[...] D’abord ne pas nuire. Et si nous commencions par déclarer l’armistice vis-à-vis des micro-organismes ? Certes, certains sont pathogènes – sous conditions très spécifiques – mais la très grand majorité sont bénéfiques. De 5 à 8% de notre ADN aurait d’ailleurs une origine virale !


[...] La qualité de l’eau est un sujet explosif et le chlore, gaz asphyxiant qui requiert un masque, empêche de toute évidence d’y boire clair. Officiellement, la balance bénéfices-risques est à l’avantage de la molécule chimique et de ses multiples dérivés. En réalité, leur usage inconsidérée est devenu contre-productif vis-à-vis des bactéries, favoriserait les virus, empêche de correctement s’hydrater et génère toute une série de problèmes de peau et de santé… ce qui arrange de nombreux intérêts économiques. Embouteilleurs, fabricants de cosmétiques et Big Pharma n’ont évidemment aucun intérêt à supprimer le chlore de l’eau du robinet ! Il n’y a pas ici de complot : la vénalité des multinationales, les conflits d’intérêt des experts et l’incompétence des politiques permettent déjà d’expliquer beaucoup de choses…


[...] A défaut d’une prise de conscience politique en amont, c’est donc au citoyen réveillé de faire le travail en aval, au niveau de son arrivée d’eau principale ou de ses robinets. Bien avant les résidus ou micropolluants, le chlore est la substance dont nous devrions tous nous préoccuper voire être préoccupés.


[...] La banale carafe filtrante fait ainsi en théorie le travail et cela tombe bien car 20 % des foyers français sont déjà équipés. En pratique, les choses se compliquent toutefois un peu : non seulement le charbon actif en granule arrive vite à saturation (d’où la nécessité de changer très régulièrement les cartouches) mais le réservoir devient rapidement un nid de bactéries, ce qui – même vis-à-vis de bactéries sans aucun danger – est tout de même contradictoire avec l’idée que l’on se fait d’une filtration de qualité.

Toute eau stagnante privée de chlore (grâce à la filtration) développe en effet à température ambiante des bactéries et il suffit d’une seule goutte pour tout contaminer. La solution serait de stocker le réservoir vide (oui vide !) au réfrigérateur et de redonner rapidement de l’énergie à l’eau filtrée.


Cette seconde étape de la dynamisation est globalement occultée car elle dérange les habitudes et les affaires : elle fait en effet prendre à l’eau une toute nouvelle dimension, bien moins schématique que la distinction eau pure/polluée, eau robinet/bouteille. C’est cette étape qui permet de limiter la prolifération microbienne, d’éliminer l’empreinte du chlore – et des mauvais traitements – dans la structure de l’eau, de retrouver enfin le plaisir de boire et donc de dire enfin adieu aux bouteilles plastique.



Article complet sur le site notre-planete.info


Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau et les solutions écologiques:

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau Vidéo Conférence-Tutoriel : La qualité de l’eau (21’58)

Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau Les Fiches pdf : Comparatif des eaux minérales / Comparatif des solutions Eau Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020) Me contacter pour une analyse gratuite et experte de votre situation : +41 (0)76 532 8838 (rappel possible), sms ou mail






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