• Benoît Saint Girons

Pourquoi l’osmose inverse et comment choisir son osmoseur ?

Dernière mise à jour : sept. 22

L’osmose inverse est la solution généralement recommandée par les experts mais est-ce vraiment la panacée ? Quels sont les travers et contraintes de l’osmose ? Comment choisir son osmoseur et s’y retrouver parmi tous les modèles ? Quelques surprises et éléments de réflexion avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau.

Les avantages et inconvénients de l'osmose inverse en 3 minutes chrono !


N’en déplaise au marketing de certains fabricants, il n’existe aucune solution miraculeusement polyvalente. Ce qui fonctionne dans une configuration ne fonctionnera ainsi pas dans une autre et l’osmose inverse – considérée comme le nec plus ultra par la plupart des experts de l’eau – n’échappe pas à la règle de la prudence… et de la réflexion !


L’osmose inverse est à n’en pas douter le système de filtration le plus efficace : bienvenue dans l’infiniment petit avec une filtration au milliardième de mètre, soit 10 millionièmes de micron, soit 0,0001 μm, soit 0,1 nanomètre, au choix ! À cette échelle, plus petite encore que la molécule d’eau, jusqu’à 98-99% de tous les polluants et minéraux sont stoppés !


L’osmose est ainsi le seul dispositif recommandable capable de baisser le pH de l’eau de 0,5 à 1 point et de basculer ainsi potentiellement dans la légère acidité… ce qui signifie davantage de protons (ions H+) et d’activité protonique. Ce faisant et en éliminant le chlore très oxydant, le taux d’oxydo-réduction ou rH2 s’améliore sensiblement jusqu’à atteindre généralement une eau anti-oxydante, chargée en électrons. Acide (pH < 7) et anti-oxydante (rH2 < 28), l’eau obtenue correspond ainsi aux critères de la bioélectronique de Vincent et est parfois qualifiée d’eau « parfaite ».


D’un point de vue théorique et physico-chimique, on pourra en effet difficilement faire mieux et c’est pourquoi l’osmose est recommandée pour la production de l’eau thérapeutique (eau hydrogénée Idrogen ou oligo-éléments Oli-dyn). En pratique, nous restons par contre tributaires de la qualité initiale de l’eau du robinet : si l’on part comme à Genève d’une eau catastrophique (pH = 8 et rH2 = 41,34), on n’obtiendra pas systématiquement ce résultat idéal… surtout si l’osmoseur comporte une cartouche de reminéralisation qui augmente initialement le pH au lieu de le baisser !


La purification extrême par osmose (après filtre à sédiment et charbon actif) entraîne en outre un certain nombre de contraintes :

  • une perte de pression énorme

  • un gaspillage d’eau, de 1 à 10 litres pour chaque litre d’eau produit !

  • une sensibilité plus ou moins grande au calcaire et donc à la dureté de l’eau.

  • la nécessité d’installer l’osmoseur sur un point d’eau unique.

  • la présence généralement d’un réservoir.

  • une eau ressentie comme étant un peu "artificielle"

  • un contrat de maintenance annuel recommandé (sauf modèles non connectés)

Un osmoseur sans dynamisation est peu coûteux mais pas forcément recommandable. Plus morte que morte et privée de chlore, l’eau sera en effet instable et susceptible de développer les bactéries. Mieux vaut alors éviter le gros réservoir et le vider régulièrement.


Avec une qualité de filtration globalement équivalente (avec une prime toutefois pour les appareils non connectés à la pression optimisée), la qualité d’un osmoseur repose en fait surtout sur la dynamisation mise en œuvre. Nous retrouvons globalement deux types de procédés :

  • la dynamisation de type Violet/Bignand dans le réservoir, parfois couplée à l’écoute de musique classique.

  • le vortex en sortie

Cette première option a notre préférence car elle limite grandement la prolifération microbienne et justifie le réservoir, par ailleurs plus pratique lorsqu’il s’agit de remplir une carafe en moins d’une minute.


Le vortex est par contre tributaire de la pression et, en débit direct – pour les modèles sans réservoir – celle-ci n’est pas toujours suffisante pour une dynamisation de qualité. On pourra certes compléter par une cruche à vortex mais le tarif élevé de l'osmoseur ne sera pas alors pas du tout justifié.


Dans tous les cas, les osmoseurs avec dynamisation n’atteindront jamais le niveau d’énergie subtile – mesurés via des tests biologiques – de, par exemple, le Biodynamizer et ses 19 principes de dynamisation, installé sur l’arrivée d’eau principale, pour une eau au naturel, généralement plus appréciée.


Globalement, les osmoseurs sans dynamisation obtiennent ainsi une note moyenne de 2/20, ceux avec dynamisation de 5 à 11/20. Mieux évidemment que l’adoucisseur à -20/20 (qui requiert forcément ensuite un osmoseur) mais néanmoins assez loin du nec plus ultra… Comme quoi la théorie devrait toujours être confrontée à la pratique et le marketing à la réflexion et à un minimum de choix quant à son système de filtration !


En savoir plus sur l’osmose inverse et les différents osmoseurs (+ 14 minutes):


L’osmose inverse est donc considérée comme le meilleur système de filtration au monde. Et pourtant, les notes ne décollent pas vraiment… L’osmose inverse est en effet une technologie contraignante avec quelques inconvénients, voire quelques risques…


Les principes et les défauts de base des osmoseurs


L’eau est filtrée en profondeur suivant trois étapes incontournables: un filtre à sédiments, le classique filtre à charbon actif pour enlever notamment le chlore (une eau chlorée endommagerait la membrane) et enfin la membrane d’osmose inverse pour une filtration beaucoup plus fine que l’« ultrafiltration » des meilleures stations de traitement de l’eau. À ce niveau, si la membrane est de qualité, il ne reste plus grand-chose à part l’eau et quelques minéraux.


Cela ne plaira pas aux embouteilleurs ou aux médecins, mais quasiment tous les minéraux sont en effet éliminés ! Tous ? Non, quelques irréductibles résistent encore et toujours… et évitent ainsi à l’eau de se retrouver trop « vide » comme dans le cas

du distillateur. Certains experts considèrent cette minéralité insuffisante, mais aucune étude n’a jamais pu démontrer une quelconque dangerosité sur le long terme. Au contraire : moins il y a de minéraux (sans être à zéro), plus l’eau hydrate et nettoie!

Sans polluants ni minéraux en excès, la situation par rapport à l’eau du robinet s’est donc sensiblement améliorée. Le pH tend vers davantage d’acidité et la résistivité explose.


Les molécules d’eau ont par contre subi un mauvais traitement supplémentaire : elles ont été violemment poussées dans des trous trop petits pour elles. Bref, l’eau est plus morte que morte et énergétiquement instable, incapable de se défendre contre

les microbes… qui ne manquent pas d’arriver lorsque l’eau devient stagnante !


Au niveau de l’appareil, cette prolifération microbienne est heureusement limitée par la pression exercée et le stockage de l’eau dans une cuve opaque et hermétique

sous pression. Cette eau et cette pression devront toutefois être renouvelées régulièrement. Attention lorsque l’on part en vacances !


Les osmoseurs traînent également une mauvaise réputation du fait du rejet d’eau : de 2 à 8 litres pour chaque litre d’eau filtré pour les modèles connectés au réseau d’eau (en fonction de la technologie et de la pression), parfois beaucoup plus

en l’absence de pompe booster ou perméate. Les quelques modèles autonomes offrent par contre un rapport de 1 pour 1 seulement, grâce à une pression optimisée, voire de 1 pour 5 pour l’osmoseur polyvalent mais avec alors la nécessité de changer plus régulièrement les filtres…


Les écologistes en herbe crient globalement au scandale mais oublient que l’on ne

traite par osmose inverse que l’eau de consommation, qu’une chasse d’eau consomme entre 6 et 12 litres, qu’il faut au moins 2 litres pour fabriquer une bouteille en plastique ou que le fait d’être en meilleure santé est une approche autrement plus écologique sur le long terme que les économies d’eau ou d’énergie.


L’osmose inverse « basique » n’est pas une technologie forcément très coûteuse à l’achat mais il conviendra de budgéter l’installation (si l’on n’est pas bricoleur), la robinetterie (selon que l’on perce ou non son plan de travail), le renouvellement des filtres ou le contrat de maintenance. On s’y retrouvera de toute manière rapidement par rapport au budget des bouteilles.


Au regard du gaspillage d’eau, l’usage est forcément limité à un point d’eau unique. Les modèles autonomes ont le mérite d’être facilement installés et transportables, mais il conviendra de remplir manuellement le bac avant chaque cycle de filtration.

Un remplissage automatique de la cuve est plus pratique, mais l’installation et l’entretien ne souffrent alors pas d’amateurisme, sous peine d’un (petit) risque d’inondation.


Une eau osmosée sans énergie ?


La plupart des experts de l’eau recommandent l’osmose… mais certains avouent ne pas en aimer la structure et finir par s’en lasser.


L’apport énergétique a en effet été le plus souvent négligé. L’eau en sortie de membrane est totalement déstructurée et énergétiquement instable. Elle a certes normalement perdu l’« information “polluants” » et ses éventuels clusters, mais elle a un côté un peu artificielle et doit impérativement récupérer de l’énergie positive au risque de capter une énergie contraire… ou des bactéries.


La plupart des approches de dynamisation conviennent alors, avec une affinité

pour la cruche à vortex sur un laps de temps suffisant (pour l’eau de consommation courante) et l’hydrogène actif (pour l’eau « thérapeutique »).


L’absence de dynamisation dans le réservoir pose un autre problème avec potentiellement un risque de prolifération microbienne et la création d’un biofilm, pas dangereux mais fort peu ragoûtant. Ceci est l’argument principal des osmoseurs à débit direct, oubliant qu’il suffit d’une goutte à température ambiante au niveau du circuit d’eau pour développer également les bactéries !


Il existe en outre également des osmoseurs plus haut de gamme avec simple ou double dynamisation en continue dans le réservoir.



Les questions à se poser pour choisir son osmoseur :


Le principe de l’osmoseur compris, nous pouvons monter en gamme et sortir du gros commerce avec des appareils intégrant une dynamisation en sortie après le réservoir ou directement dans le réservoir.


Se décider pour un osmoseur n’était déjà pas évident ; nous voici confrontés à toute une série de modèles différents, chaque fabricant y allant de ses arguments pour vanter son système, forcément le plus performant. Voici les éléments clés des osmoseurs à interroger :


Modèle sur ou sous évier ?

Les modèles sur évier sont généralement plus faciles à installer, cependant ils sont visibles et prennent de la place : la juste place de l’eau ! Les modèles sous évier sont beaucoup plus discrets – seul le robinet est apparent – mais requièrent une installation méticuleuse et, sauf avec un robinet trois voies, le percement du plan de travail.


Modèle autonome ou connecté au réseau d’eau ?

Les modèles autonomes sont un peu plus coûteux et requièrent une manipulation pour remplir le réservoir. Ils ont par contre l’avantage de s’installer en cinq minutes et, grâce à leur surpresseur, d’optimiser la qualité de la filtration et le gaspillage

d’eau. Les modèles connectés sont généralement tributaires de la pression de l’eau du circuit et, sauf pompes adaptées, laissent passer davantage de minéraux (et de polluants) tout en gaspillant un peu plus d’eau. À noter aussi quelques ingénieux

modèles semi-autonomes sans électricité (Fontaine mobile avec réservoir interne d’un litre et robinet intégré de Eauriginelle par exemple), à brancher facilement au robinet, idéaux pour les déplacements.


Réservoir ou non ? Bac ou pas bac ?

Le réservoir offre une facilité d’usage avec un remplissage automatique et donc une réserve d’eau toujours disponible… mais un risque de contamination microbienne avec création d’un biofilm en cas d’absence prolongée ou de non-renouvellement

régulier de l’eau ou de la pression interne.

Côté débit direct sans réservoir, un risque limité (mais pas inexistant) en contrepartie d’une moindre pression et la nécessité d’être patient - sauf à multiplier des membranes plus grosses (montées en parallèle) et donc à augmenter le coût – d’autant qu’il est déconseillé de se servir verre par verre, la mise en charge d’une membrane n’étant pas toujours immédiat.

Le bon compromis pourrait être le petit réservoir (renouvellement plus régulier de l’eau) ou le réservoir sous dynamisation constante, l’approche la plus sûre.


Connexion électrique ou pas ?

Pouvoir se passer d’électricité et s’en remettre à la seule pression de l’eau du réseau serait magnifique. C’est l’un des arguments de certains fabricants : eau et électricité ne feraient pas bon ménage… Mais ce qui est vrai pour l’eau minéralisée (qui laisse passer le courant) ne tient pas pour de l’eau osmosée à très forte résistivité. L’électricité permet également d’optimiser la pression (pompe booster) et de limiter ainsi sensiblement le gaspillage d’eau. Enfin, la fée électrique en basse tension permet d’assurer l’une des meilleures dynamisations dans le réservoir

via le procédé Violet-Bignand. Bref, pas vraiment un argument.


Quel type de pompe pour son osmoseur ?

La pompe booster ou le surpresseur permettent d’augmenter la pression de l’eau avant le passage de la membrane et d’optimiser ainsi la filtration et le (moindre) gaspillage d’eau. Cette option requiert une alimentation électrique et est recommandée si la pression est variable ou inférieure à 3 bars.

La pompe perméate permet, sans électricité, d’optimiser la pression du réservoir afin de ne pas impacter la pression du réseau. Cela limite le rejet d’eau, favorise la filtration, remplit le réservoir plus rapidement et augmente la longévité de la

membrane. Bref, que du bonheur !


Nettoyage automatique de la membrane ou pas ?

La membrane est fort sympathique avec ses petits trous mais elle ne se nettoie pas toute seule. Un système de rinçage automatique « flush » est ainsi parfois proposé afin de rincer les dépôts calcaires et préserver sa durée de vie… Indispensable

avec une eau dure et/ou un éloignement fréquent de son domicile.

La contrepartie est un gaspillage d’eau supplémentaire et la nécessité de remplir des carafes plutôt que des verres afin de ne pas surstimuler le rinçage.

En l’absence de rinçage, la dureté de l’eau est un paramètre à prendre en considération, certains modèles cessant d’être recommandables au-delà d’un certain seuil (20 ou 25 °fH par exemple). Bref, revoilà la problématique calcaire et son lot d’incitations absurdes à placer un adoucisseur en amont d’un osmoseur. Il faudra par contre obligatoirement un osmoseur en aval d’un adoucisseur, lui seul pouvant supprimer le sodium de l’eau !


La taille de la membrane d’osmose ?

La membrane – constituée de TFC (thin-film composite) polyamid – est l’élément clé de l’osmose inverse, les deux ou trois préfiltres servant essentiellement à préserver sa durée de vie en retenant le chlore et les plus grosses particules. La taille de

la membrane n’a aucune incidence sur la qualité de la filtration mais concerne le rendement. Une membrane « classique » de 75 GPD (gallons per day) produit ainsi jusqu’à 284 litres d’eau par jour1, soit 19,7 cl par minute, ce qui rend alors un réservoir indispensable. En débit direct, un rendement acceptable d’un litre par minute nécessitera trois membranes de 150 GPD montées en parallèle. Pour les plus pressés, il existe également des membranes de dimensions industrielles : jusqu’à 20000 litres par heure (à vous de calculer le GPD) !


Reminéralisation ou non après l’osmose inverse ?

Devant la fronde de la Société protectrice des minéraux, les accusations (absurdes) de procurer une eau dangereusement vide et les considérations théoriques de la BEV, plusieurs fabricants ont intégré une cartouche de reminéralisation. Au lieu d’une eau moins minéralisée un peu plus acide, on obtient alors une eau plus minéralisée un peu moins acide, parfois plus alcaline que l’eau de départ ! Rappelons que la BEV recommande une eau entre 10 et 120 mg/l mais légèrement acide. Bref, il est difficile de trancher et le choix devra se porter sur d’autres critères : cette reminéralisation apporte-t-elle quelque chose à l’organisme avec des minéraux organiques véritablement assimilables comme par exemple du lithothamne ? Si non, la cartouche pourra être remplacée avec profit par une cartouche de postfiltration… ou par rien du tout, pour des économies de frais et de plastique. Si l’eau du bac est accessible, la reminéralisation d’office est d’autant plus ridicule qu’il est toujours possible de rajouter son grain de sel (non raffiné) ou du sérum de Quinton pour un contrôle qualitatif de sa (petite) reminéralisation.


Préfiltration ou non ?

Rajouter une étape de filtration est toujours rassurant, mais est-ce vraiment utile ? Le filtre à sédiments traite en effet déjà les grosses particules (filtration à 5 μm) normalement déjà absentes de l’eau potable. Sauf en cas d’eau régulièrement boueuse ou de travaux sur le réseau, cela n’a pas grand intérêt !


Postfiltration ou non ?

Cette postfiltration semble de prime abord intéressante : en cas de prolifération microbienne dans le réservoir, le charbon actif fera le travail ! Ce dernier est toutefois peu efficace vis-à-vis des bactéries et ce postfiltre sert avant tout à éliminer le goût

éventuel de l’eau au contact de la membrane ou du récipient… Bref, à nouveau un intérêt limité.


Dynamisation OK, mais sur combien de temps ?

L’eau osmosée a subi un mauvais traitement. Elle est énergétiquement instable et doit retrouver ses esprits. Se retrouver enfermée dans le noir dans un récipient sous pression ne l’y aidera pas. Intégrer une dynamisation dans le récipient durant toute la durée de la conservation serait une solution de bon sens mais, pour la plupart des fabricants, c’est en sortie que cela se passe, au passage de l’eau et en une fraction de seconde. Est-ce suffisant ? Tout dépend de la technologie utilisée.


Dynamisation OK, mais comment ?

Le vortex est – avec les pierres, les fréquences subtiles et les cristaux de roche – la dynamisation de base utilisée au passage de l’eau. Mais tous les vortex ne se valent pas, et faire circuler de l’eau dans un toboggan en forme de serpentin ne garantit

pas un mouvement de vortex à l’intérieur de la structure même de l’eau. La pression de l’eau (assez faible dans le cas du débit direct), le nombre de vortex créés ou la durée du mouvement de vortex sont d’autres paramètres à prendre en considération… pour des résultats donc globalement aléatoires.

Bref, si les osmoseurs à dynamisation en sortie améliorent nécessairement les choses, l’absence à ce jour de tests fiables et rigoureux par des laboratoires indépendants requiert un peu de recul, de bon sens et de réflexion…



Quels sont les meilleurs osmoseurs du marché ?


Il existe donc quantité de modèles mais nous avons déjà fait une sélection qualitative, excluant par exemple les appareils à débit direct, plus coûteux pour une qualité de dynamisation et une facilité d’usage moindres.


La qualité de filtration est globalement toujours la même puisqu’il s’agit d’osmose et il y a toujours les mêmes types de filtres (sédiment + charbon actif) à changer au minimum une fois par an.


Voici, par ordre de tarifs, ce que nous pouvons conseiller, sachant qu’une discussion préalable est toujours nécessaire afin de bien cerner les besoins.


L’osmoseur polyvalent est une exception dans notre sélection à plus d’un titre. C’est déjà le seul appareil à ne pas avoir de vitalisation du tout ! C’est également le seul à proposer de l’eau à différente température, ce qui se révèle très pratique pour le thé ou la café par exemple, qui seront sublimés avec une eau faiblement minéralisée. C’est enfin le seul à ne gaspiller que 1L d’eau pour 5L d’eau produit, record écologique à battre ! Son fonctionnement est ainsi très ingénieux avec un réservoir interne d’1,5L permettant de se servir sans stress. Une lampe UV en sortie du réservoir offre une garantie supplémentaire vis-à-vis des bactéries. Enfin, l’osmoseur polyvalent s’installe en 5 minutes sur le plan de travail car il n’est pas relié au réseau d’eau. Le contrat de maintenance n’est ainsi pas obligatoire.

Côté défauts/contraintes, l’absence de dynamisation (nécessité d’y ajouter par exemple une cruche à vortex) et la nécessité de changer les filtres tous les 6 mois (sauf si eau très peu dure) pour un coût alors plus conséquent.

L'osmoseur polyvalent, installé en 5 minutes. Une filtration optimale avec 4 températures d'eau au choix !

Osmoseur polyvalent sans connexion réseau d'eau:

Dureté eau maximale : 25° fH

Reminéralisation : non

Pour : 1 à 2 personnes Tarif : 699 euros TTC ou CHF 800.-

En complément de : cruche à vortex pour l’eau de consommation courante, Idrogen ou Oli-dyn pour l’eau thérapeutique.



Les fontaines eauriginelle sont réputées pour leur fiabilité toute mécanique et surtout une reminéralisation sous forme d’une petite algue, le lithothamne, équilibrée en minéraux organique et oligo-éléments. Le reste est plus classique avec un branchement sur l’arrivée d’eau principal, un fonctionnement sans électricité (si pression suffisante) et un remplissage automatique du réservoir, disponible en plusieurs tailles de 1 à 10 litres. Originalité par contre avec la version mobile, à brancher directement sur la sortie du robinet. Dans les deux cas, la vitalisation se fait au travers de différentes pierres et d’un vortexeur en sortie.

Côté défauts/contraintes, l’absence de dynamisation dans le réservoir, un gaspillage d’eau plus conséquent (fonction de la pression) et une installation plus compliquée sous évier (sauf version Mobile)

Fontaine Eauriginelle, l'osmose inverse avec reminéralisation au lithothamne

Fontaine Eauriginelle avec reminéralisation Lithothamne:

Dureté eau maximale : 40° fH (Eauriginelle classique) ou 25°fH (Eauriginelle Mobile)

Reminéralisation : oui et par lithothamne

Pour : de 1 personne à une famille, selon la taille du réservoir choisi.

Tarif : env 1400 euros HT

En complément de : éventuellement cruche à vortex pour rajouter encore de l’énergie, Idrogen ou Oli-dyn pour l’eau thérapeutique.



La fontaine Iona a depuis longtemps ma préférence et c’est de fait celle que j’utilise à l’appartement de Genève. Elle s’installe en 5 minutes sur un plan de travail et offre une simple ou double dynamisation (Violet/Bignand + musique classique) en continue dans le réservoir de 2 litres. Le risque de prolifération microbienne est ainsi très limité, d’autant que l’eau demeure visible et que le réservoir peut se nettoyer facilement. Le cycle d’eau de la petite fontaine Iona est très ingénieux et ne rejette que 1 litre pour chaque litre d’eau osmosé et la filtration est optimisée par la pompe booster. Les filtres de base se changent sans stress ou contrat de maintenance, une fois par an.

Côté défauts/contraintes, le fait de devoir remplir et vider le bac de 4 litres avant de lancer une nouvelle filtration.

La fontaine Iona, l'osmose sans stress avec double dynamisation dans le réservoir

Fontaine Iona, l'osmose inverse sans stress !

Dureté eau maximale : 20° fH

Reminéralisation : possible mais déconseillée car inorganique et augmente le pH

Pour : de 1 à 3 personnes

Tarif : 1680 (dynamisation simple) ou 1990 (double dyn) euros TTC ou CHF 2285.-

En complément de : Idrogen ou Oli-dyn pour l’eau thérapeutique.



La fontaine Mascardi est une fontaine relativement classique et très fiable, appréciée qui installateurs qui savent qu’ils n’auront pas de soucis avec. C’est en quelque sorte le 4x4 des osmoseurs. Elle s’installe sous l’évier et dispose d’un réservoir de 5,5 ou 9 litres, idéal donc pour une famille nombreuse. La fontaine d’osmose Mascardi intègre la dynamisation Violet/Bignand en permanence dans le réservoir.

Côté défauts/contraintes, la nécessité d’un installateur agréé et un contrat de maintenance obligatoire (vivement conseillé de toute manière pour toute fontaine connectée au réseau d’eau)

La Mascardi, le 4x4 des osmoseurs avec dynamisation dans le réservoir

La Mascardi, le 4x4 des osmoseurs !

Dureté eau maximale : 30° fH

Reminéralisation : possible mais déconseillée car inorganique et augmente le pH

Pour : de 3 personnes à beaucoup plus, selon la taille du réservoir

Tarif : 2030 euros HT avec installation ou CHF 2640 avec installation

En complément de : Idrogen ou Oli-dyn pour l’eau thérapeutique.



La fontaine Osmotic, enfin, est considérée comme la Roll’s Royce des osmoseurs.Très compacte avec son réservoir interne de 8 litres, elle embarque une unité de désinfection sous forme d’une lampe UV (que l’on peut déconnecter) et une dynamisation Violet/Bignand en permanence dans le réservoir. L’osmoseur Osmotic s’installe sous l’évier où elle se fait oublier. A noter que le robinet apparent dédié ne comporte aucun métal au contact de l’eau afin de préserver la dynamisation subtile.

Côté défauts/contraintes, la nécessité d’un installateur agréé, contrat de maintenance obligatoire (vivement conseillé de toute manière pour toute fontaine connectée au réseau d’eau) et un tarif plus élevé (mais néanmoins moins couteux que certains osmoseurs moins innovants).

L'Osmotic, la Roll's des osmoseurs:

Dureté eau maximale : 25° fH

Reminéralisation : possible mais déconseillée car inorganique et augmente le pH

Pour : à partir de 3 personnes

Tarif : 2566 euros HT avec installation ou CHF 3350 avec installation

En complément de : Idrogen ou Oli-dyn pour l’eau thérapeutique.


Il existe évidemment bien d’autres modèles mais tous ne seront pas forcément recommandables. J’exclue ainsi tous les modèles à débit direct mais également ceux dont les fabricants ou distributeurs manquent de déontologie… ou de service après-vente ! L’osmose est en effet un dispositif compliqué qui requiert du professionnalisme, de l’honnêteté et un suivi régulier.



Au final, l’osmoseur est-il vraiment le meilleur système de traitement de l’eau ?


L’osmoseur est à n’en pas doute le système le plus compliqué à expliquer et à vendre – au regard de toutes les subtilités et variantes possibles – mais ce n’est selon moi pas forcément le meilleur système.


Tout dépend en premier lieu de la configuration. En maison ou sur l’arrivée d’eau principale, l’osmoseur est exclu du fait du gaspillage d’eau et de la perte de pression. Il convient alors d’installer un système intégral avec un filtre à base de charbon actif et un principe de dynamisation en sortie, le plus complet étant le Biodynamizer. Ce faisant, on bénéficiera également d’une gestion intelligente du calcaire, permettant de se passer du catastrophique adoucisseur.


Après un adoucisseur à sodium, de fait, il n’y a plus du tout de choix : osmoseur obligatoire ! Lui seul est en effet capable de supprimer le sodium de l’eau… sans parler des bactéries qui ne manquent pas de proliférer au niveau des résines de l’adoucisseur.


Tout dépend ensuite de ce que l’on recherche. Si ma priorité sont les paramètres physico-chimiques de l’eau, alors l’osmose est en effet la meilleure option avec le système de filtration le plus efficace (le distillateur n’est pas recommandable car l’eau devient trop vide), capable de supprimer jusqu’à 98% des polluants et des minéraux. L’osmoseur permet ainsi globalement d’atteindre les paramètres de la bioélectronique de Vincent (BEV).


S’il s’agit plutôt de privilégier l’énergie biologique de l’eau et le plaisir de boire, alors un système intégral est plus recommandé. Lors de nos tests réalisés durant 2 ans dans notre arcade de Genève, 8 personnes sur 10 préféraient l’eau du système intégral (qui laisse passer les minéraux et présente donc de moins bons résultats théoriques) à une eau osmosée et dynamisée, ressentie comme un peu "artificielle".


Mais tout repose encore une fois sur la configuration. En appartement, sans accès à l’arrivée d’eau, le système intégral ne sera pas possible à installer.


On se consolera alors en se disant que l’osmoseur permettra d’accéder à l’eau thérapeutique dont la formidable eau hydrogénée (via le petit appareil Idrogen), une eau très anti-oxydante et très agréable à boire avec un pouvoir de dispersion et d’hydratation remarquable.


L’idéal serait évidemment de pouvoir combiner le meilleur des deux mondes : système intégral sur l’arrivée d’eau principale pour l’eau de consommation courante et osmose inverse en cuisine sur un point d’eau unique pour l’eau thérapeutique à raison de 0,5 L par jour (Idrogen) ou d’un verre le matin à jeun (Oli-dyn pour la production d’oligo-éléments).


Dans ce cas de figure de petite production d’eau, la qualité de la dynamisation de l’osmoseur importe peu et l’on pourra s’orienter sur un modèle de moyen de gamme, idéalement transportable pour l’emmener avec soi en vacances.


Le budget sera globalement conséquent mais on aura alors 3 qualités d’eau spécifiques, pour tous les besoins et un plaisir de boire sans cesse renouvelé, sans plastique et sans risques !


Pour en savoir encore plus sur l'osmose inverse et les osmoseurs :

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : Les solutions concrètes (19’53) Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)


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