Peut-on avoir confiance en l'eau du robinet ? Les traitements de l'eau sont-ils suffisants ?

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

La question que devraient se poser tous les citoyens (à 8 :08) dans l’émission Allo Docteurs intitulée « Bien choisir son eau » (mai 2020) : "Peut-on avoir confiance en l'eau du robinet partout en France" ? Reportage sur les traitements de l’eau du robinet à Paris puis commentaires éclairés du Professeur (qui a beaucoup voyagé)… et enfin quelques réflexions qualitatives avec l'auteur du livre La qualité de l'eau (Ed. Médicis). A vous de choisir votre source… d’information !


Cette question de la confiance met d’accord tous les experts officiels partout en Europe. Sérieusement, vous imaginez un médecin sur un plateau de télévision qui déclarerait ouvertement : « Bon, les techniciens font ce qu’ils peuvent et nous avons de la chance à l’échelle de la planète mais il faut être honnête : la norme de potabilité est en berne et elle est loin d’être idéale par rapport aux besoins de l’organisme. La preuve en est que nous avons du mal à boire l’eau alcaline et oxydante du robinet »


Le problème est que cela supposerait que les médecins soient formés à la qualité de l’eau… ce qui semble difficile vu leurs petites études sur 8 années seulement… Et puis, l’eau ne représente après tout que 70% du volume ou 99,1% des molécules d’un corps humain…

Le reportage panégyrique sur la qualité de l’eau à Paris


Avant que les experts ne répondent, reportage « Comment l’eau du robinet est-elle traitée » sur les différents traitements de l’eau du robinet à Paris. Cette eau affiche une minéralité totale de 420 mg/L – passablement minéralisée donc – avec en outre 29 mg/L de nitrates et 0,17 mg/L de fluor. La teneur en chlore ou en aluminium n’est curieusement pas précisée… Bref, une eau « potable »… que l’on peut donc mettre dans un pot !


« Je ne bois que de l'eau du robinet... parce que c'est la meilleure... c'est la moins chère aussi » déclare un badaud. « Je ne connais pas la composition de l'eau du robinet [c’est pourtant écrit sur la fontaine] mais j'avoue que j'ai toute confiance et même au goût je la trouve très bonne » en dit une autre… Le reportage n’avait de toute évidence pas vocation à critiquer l’eau du réseau ou à donner à entendre une variété d’opinions. Un vrai bon travail de journalistes !


Après les différentes étapes de filtration, la voix off précise : « Il ne reste plus alors qu'à fixer la qualité de l'eau avec du chlore ». Etrange formulation, comme si la qualité finale de l’eau était indépendante du chlore… Le chlore, outre son odeur de Javel désagréable, est pourtant un ancien gaz de combat, biocide toxique, perturbateur endocrinien qui altère ou détruit la flore intestinale, crée des maux de ventre, nuit à l’assimilation des nutriments, endommage le système enzymatique, affaiblit le système immunitaire et produit des dérivés cancérigènes…


« L'eau est un produit vivant donc va continuer d'évoluer pendant son stockage et son parcours jusqu'au robinet. Donc le chlore va permettre de maintenir cette qualité de l'eau potable pendant tout ce transport, jusqu'au robinet, jusqu'à la consommation finale » explique le Directeur adjoint Eau de Paris.


L’objectif est effectivement de prévenir la prolifération microbienne jusqu’au robinet. Car que se passerait-il si des consommateurs tombaient malade et trouvaient de dangereuses bactéries dans leur eau ? Eh bien ils pourraient porter plainte ! Par facilité et crainte du risque, les pouvoirs publics et les régies continuent donc souvent à ajouter du chlore…


Bon, des bactéries et parasites sont résistants au chlore, également peu efficace contre les protozoaires (en particulier le Cryptosporidium) et les virus (au contraire de l’ozone),

d’où de nombreuses épidémies de gastro-entérites virales hivernales. « La prolifération

microbienne dans les réseaux de distribution [est] favorisée par la présence dans l’eau de carbone organique biodégradable et assimilable provenant souvent des oxydants utilisés comme désinfectants (chlore, ozone) », peut-on également lire dans les Directives de qualité pour l’eau de boisson de l’OMS (2e édition, 1994, p. 24).


Donc le chlore n’est pas infaillible mais cela reste le traitement le moins cher… et donc celui qui est encore le plus souvent utilisé… au détriment de la santé des citoyens !


Heureusement, la voix off donne la solution : « Si le goût du chlore vous déplaît, quelques heures dans une carafe au frigo lui permettront de disparaître ». Formidable ! Non seulement l’impact du chlore dans l’eau n’est pas supprimé par son évaporation mais nous devons maintenant consommer de l’eau froide ? Double peine, déshydratation et problèmes de digestion assurés à moyen terme…



L’avis éclairé du Professeur globe-trotter...


Le Professeur à la faculté de pharmacie de l'Université Paris-Sud verse naturellement dans les conclusions du reportage : « Depuis 40 ans que je travaille dans le domaine, quand je suis en France métropolitaine et j'ai beaucoup comparé avec beaucoup de pays dans le monde, j'ai une totale confiance dans l'eau du robinet en France métropolitaine. »


Depuis 40 ans, il aurait dû constater une dégradation de la qualité de l’eau partout en France et des normes de potabilité en berne. Mais pourquoi semer le doute alors que nous avons en effet de la chance à l’échelle de la planète ?


D’un autre côté, cet argument des autres moins bien lotis n’est-il pas un peu facile vis-à-vis de l’un des pays les plus riches au monde ? Pourquoi ne pas plutôt regarder du côté des pays qui font encore mieux comme certains pays nordiques qui ont déjà abandonné le chlore ?


Quant à avoir une « totale confiance », il faut être bien naïf ou dogmatique. Une confiance relative serait déjà moins suspecte de complaisance vis-à-vis des autorités…


« Difficile pour un homme de comprendre une chose si son salaire dépend de ce qu’il ne la comprenne pas » (Upton Sinclair)

Le Professeur nuance toutefois quelque peu : « Bon, on peut pas dire que dans les territoires d'outre-mer, ça soit pareil malheureusement. Et là on peut vraiment développer une dynamique pour que tous les français y compris dans les territoires d'outre-mer puissent avoir une qualité d'eau potable au robinet. »


Le scandale de l’eau en Guadeloupe est en effet présent dans les esprits avec, selon le reportage de Reporterre, 61 % de l’eau distribuée gâchée, plus de la moitié des prélèvements d’eau (pour alimenter un scandaleux business parallèle d’eau en plastique) non encadrés et surtout près de 70 % des stations d’épuration non conformes. C’est clair, par rapport à la Guadeloupe, nous avons de la chance !


La potabilité de l’eau non respectée en France ?


Mais le professeur va encore plus loin et il finit par avouer : « En France métropolitaine, il peut y avoir par ci par la quelques problèmes comme cela peut arriver par accident mais l'eau est parfaitement potable au robinet partout en France. »


Parfaitement potable partout mais il peut y avoir des problème via des accidents ? En matière « d’accidents », en 2021 en France, 12 millions de personnes (soit 20% des Français) ont obtenues une eau ponctuellement NON CONFORME aux normes de potabilité avec des dépassements de seuil pour les pesticides et leurs produits de dégradation, selon les données collectées par le journal Le Monde auprès des agences régionales de santé (ARS), d’agences de l’eau ou de préfectures. En 2020, le taux n'était que de 5,9%...


Mais en 2022 tout devrait heureusement être rétabli puisque l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a décidé le 30 septembre 2022 de reconsidérer le statut des deux molécules incriminées (l'ESA-métolachlore et le NOA-métolachlore) pour les classer "non pertinents" pour la santé humaine. La tolérance dans l'eau de boisson passe ainsi de 0,1 à 0,9 microgrammes par litre... et 20% de français peuvent à nouveau boire une eau parfaitement potable ! Elle n’est pas belle la vie ?


« Il y a beaucoup d'autocensure dans l'administration, une sorte d'incapacité à regarder la réalité. Un jour, on devra rendre des comptes. Ce ne sera peut-être pas de la même envergure que l'affaire du sang contaminé, mais cela pourrait devenir le prochain scandale de santé publique. » a déclaré à l’occasion de ce rapport Michel Laforcade, ex-directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine.


Et chez les médecin ou professeurs ? Y aurait-il également une autocensure ou simplement une incapacité à discuter de la vraie qualité de l’eau du fait d’une formation totalement lacunaire sur le sujet, le principal scandale de l’eau ?


Au final, l’eau du robinet est-elle sûre ? Peut-on faire confiance aux traitements ?


La réponse officielle de la Science ou de la Médecine (en tout cas de l’expert de ce média) est absolument, sans problème, buvez joyeusement dans l’appréciation de la chance que vous avez de ne pas habiter à l’autre bout du monde…


Notre réponse qualitative est un peu plus nuancée : oui, nous avons de la chance à l’échelle de la planète mais non la potabilité de l’eau n’est pas suffisante pour nous assurer une hydratation de qualité. Certes, nous ne risquons pas grand-chose à court terme mais l’eau chlorée, alcaline et oxydante, n’est pas adaptée à l’organisme. Selon la Bioélectronique de Vincent (BEV), référence de quasiment tous les experts de l’eau, elle correspond au terrain des cancers, des virus et des vaccins…


Les normes de potabilité sont en berne et, à mesure que les outils d’analyse s’affinent (pour les pesticides par exemple), on constate qu’elles ont de plus en plus de mal à être respectées… sauf donc à reconsidérer les dangers des pesticides…


20% de la population française impactée en 2021 et donc une confiance naturellement en berne. Le risque des résidus est-il le plus important ? L’effet cocktail n’est jamais très sûr mais la plus grosse problématique demeure le chlore… dont quasiment personne n’interroge pourtant la nocivité !



Comment retrouver la confiance de boire…


Le meilleur conseil pour boire en confiance car sans risques est d’investir dans un bon filtre afin, au minimum, de filtrer le chlore et une partie des autres polluants. Bonne nouvelle : tout filtre à charbon actif fait le travail ! Reste ensuite à correctement le renouveler…


Dans un second temps, il conviendra de redonner de l’énergie à cette eau afin de la rendre plus douce et agréable à boire, au plus près des caractéristiques d’une eau de source de montagne. Il y a le choix pour les dispositifs mais tous ne fonctionnent pas aussi bien. Si le Biodynamizer est le nec plus ultra, la cruche à vortex fonctionne bien en solution « budget ».


Alors on peut avoir confiance envers l’eau du robinet et l’on retrouve le plaisir de boire, sans plastique et sans risques, une eau véritablement biocompatible !


Autre question ?

Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau du robinet et comment retrouver la confiance :

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau Les Fiches pdf : Comparatif des eaux minérales / Comparatif des solutions Eau Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020) Me contacter pour une analyse gratuite et experte de votre situation : +41 (0)76 532 8838 (rappel possible), sms ou mail


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