Quelle est l'eau la plus pure ? Des fantasmes de l’eau pure à l’eau au naturel…

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Le marketing de la pureté fait des ravages et toutes les marques y vont de leurs boniments. En matière de pureté, toutes les eaux ne se valent évidemment pas mais peut-être conviendrait-il en premier lieu de s’interroger sur cette notion de pureté. Quelle est donc l’eau la plus pure ? H2O seule est-elle possible ? Surprises et solutions écologiques pour une eau au naturel avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020)

"Gotas d'Água. (Water Drops)" by JPMartyns84 is marked with CC BY-NC-SA 2.0. Une goutte d'eau représente la pureté de l'eau mais l'eau pure existe-t-elle ? Quelle est donc l’eau la plus pure ? H2O seule est-elle possible ? Surprises et solutions écologiques pour une eau au naturel avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau
L'eau pure H2O existe-t-elle seulement dans la nature ?

Pour vous repérer facilement dans l'article :

Le point sur la question en 3 minutes chrono

Qu’est-ce qu’une eau pure ?

L’eau pure est-elle dangereuse ?

L'eau distillée est-elle pure ?

Quelle est l’eau la plus pure du monde ? Vers l’eau parfaite…

Quelle est l’eau de source la plus pure ?

Une eau pure = une eau sans résidus de plastique, vraiment ?

Le mythe de la pureté de l’eau

Les fausses promesses de pureté de certains fabricants de filtres

L’eau la plus pure ?

A défaut d’une eau pure, comment obtenir une eau propre ?

De l'eau pure à l'eau au naturel...

Comment obtenir chez soi une eau au naturel ?

Liens pour en savoir encore plus


L'eau pure et la pureté de l’eau en 3 minutes chrono


La pureté de l’eau alimente les fantasmes des hommes et les rites des religions depuis la nuit des temps. En pratique, l’eau est un solvant tellement puissant qu’elle n’est jamais totalement pure. H2O, très sociable, ne peut s’empêcher de s’associer et d’interagir avec l’extérieur. « Comme il est extrêmement difficile, voire quasiment impossible de fabriquer une eau totalement “pure”, dépourvue de toute substance étrangère, les scientifiques ne peuvent presque jamais effectuer des recherches sur l’eau en tant que telle mais uniquement sur des solutions aqueuses », précisent les auteurs allemands Zerluth et Gienger dans leur livre L’Eau et ses secrets.


Pour autant que l’on puisse l’obtenir, l’eau pure pourrait d’ailleurs être problématique pour la santé car déminéralisante et très instable. Boire de l’eau distillée – la plus proche de la pureté – n’est ainsi pas recommandé au-delà de cures ponctuelles de… purification de 21 jours au maximum.


« Le culte de l’eau pure fut le premier culte des hommes, car c’était celui de la vie et de la santé », a écrit Louis-Claude Vincent. Le marketing des embouteilleurs vantera donc très souvent la pureté de l’eau. Certes, les eaux en bouteilles sont autrement plus « pures » que l’eau chlorée du robinet puisque, selon le Code de la santé publique français (art. R. 1321-84) « une eau de source est une eau d’origine souterraine, microbiologiquement saine et protégée contre les risques de pollution ».


Une eau pure peut-elle contenir des minéraux ? Telle est la question existentielle que ne veulent surtout pas se poser les embouteilleurs, partant du principe que ce qui est naturel ne peut faire de mal. Problème : l’homme est hétérotrophe, c’est-à-dire incapable d’assimiler correctement les substances non organiques tels que les minéraux des eaux. Nous ne léchons pas de cailloux !


Or, « la substance qui n’est pas active doit être éliminée, sinon elle est un facteur de maladie » expliquait Rudolf Steiner, le père de l’anthroposophie et de la biodynamie. Les minéraux inorganiques des eaux devraient ainsi être assimilés à des polluants et les eaux minérales ne peuvent ainsi être considérées comme pures que par abus de langage et de science !


Selon notre (plus) rigoureuse approche, les eaux les plus pures sont les eaux de source faiblement minéralisées, généralement distribuées en magasin Bio : la Lauretana à 14 mg / L est l'eau minérale la plus légère et donc la plus pure d'Europe. Suivent la Mont Roucous à 19 mg / L, la Rosée de la Reine à 26,8 mg/ L ou la Montcalm à 32 mg / L. Au regard de son tarif et impact écologique désastreux, nous excluons évidemment de ce listing (pas forcément exhaustif vu qu’il existe d’excellentes eaux de source distribuées localement) la marque Iceberg, réputée être l’eau la plus pure du monde car extraite d’icerbergs canadiens.


La meilleure eau minérale distribuée dans le gros commerce est la Volvic avec 130 mg/L. Les autres grosses marques seront encore moins « pures » que cela avec une problématique pour la santé à partir d’un taux de minéraux supérieur à 500 mg/L (la norme de potabilité d’avant 1961), pour les eaux de consommation courante.


Mais la promesse de pureté n’émane pas que des embouteilleurs. La plupart des fabricants de systèmes de filtration se targuent également d’obtenir une eau pure via… un mensonge publicitaire ou un abus de langage ! En réalité, aucun système ne permet d’obtenir une eau pure. Il est possible de tendre vers la pureté, jamais d’y être ou d’y rester. La qualité de la filtration (et donc de la pureté) dépendra de la technologie utilisée :


- la moins efficace est le charbon actif, en granules ou en bloc. Parler d’eau pure est mensonger car le charbon actif laisse par exemple passer l’essentiel des minéraux et des nitrates. La majorité des fontaines à eau utilisent cette technologie "classique". Sans perte de pression ni gaspillage d’eau, ce sont les seuls filtres adaptés à l’ensemble des canalisations d’une maison ;

- la plus efficace est la distillation, mais ce procédé possède un mauvais rapport rendement/consommation d’énergie et procure une eau artificielle « presque pure », trop vide en minéraux pour être correctement restructurée et être recommandable sur le moyen terme ;

- l’osmose inverse a été décriée par certains auteurs comme étant également trop vide. Aussi efficace soit-elle, l’osmose ne peut tout enlever : la notion de pureté est de nouveau excessive. A noter toutefois que l’on arrivera, avec l’osmose inverse, à se rapprocher des eaux de source les plus pures des magasins bio.


Bref, méfiance avec les sites ou solutions vantant une eau « pure » ou « totalement purifiée ». Parler d’une eau « propre » ou « aussi pure que possible » est un discours déjà beaucoup plus sérieux, sachant que la meilleure eau est l’eau énergétiquement au naturel, celle que l’on a réellement plaisir à boire, la seule à même de nous hydrater correctement !



Pour en savoir beaucoup plus sur la pureté de l’eau, les eaux les plus pures et les solutions pour une eau au naturel (+18 minutes):


L’eau véritablement pure est donc un mythe ou un leurre mais cela ne devrait pas nous empêcher d’essayer de nous en rapprocher. Si l’eau pure, vide donc de tous minéraux, est énergétiquement problématique, une eau propre, c’est-à-dire sans polluants, est naturellement préférable pour nos cellules constituées à 99,1% de molécules d’eau. Faudrait-il pour cela faire confiance aux eaux de source en bouteille ou bien recourir à une filtration de qualité ? Est-ce suffisant pour retrouver une eau au naturel ?


Qu’est-ce qu’une eau pure ?


Scientifiquement parlant et dans l'absolu théorique, une eau pure est stricto sensu H2O et H2O seulement soit deux atomes d'hydrogène (du grec hydror "eau" et genesis "création" d'où le sens de « qui engendre de l'eau ») reliés à un gros atome d'oxygène (« qui engendre de l'acide »).


Cette eau pure H2O, sans aucun autre élément chimique (ions, sels, minéraux, résidus...), n’existe pas dans la nature et le mieux que l’on puisse faire est d’essayer de s’en approcher.


L'eau déminéralisée est une eau sans minéraux, ni cations (sodium, calcium, magnésium, fer, cuivre,…), ni anions (carbonate, fluorure, chlorure,…). Elle n’est toutefois pas pure car elle peut encore contenir des impuretés non ioniques organiques ou inorganiques.


L'eau purifiée est de l'eau qui a été filtrée ou traitée mécaniquement pour éliminer le maximum d’impuretés. Il y a purification dès qu’une substance indésirable a été retirée mais on n’obtient pas une eau pure pour autant. S’y retrouver parmi tous les purificateurs et solutions du marché est compliqué mais la technologie de filtration relève de grandes familles, soit par ordre de pureté croissante : charbon actif (par adsorption), microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration, osmose inverse et distillation, cette dernière solution n'étant pas conseillée (voir plus bas).


L'eau ultrapure est une eau produite par les technologies les plus puissantes en synergie afin d’obtenir une eau quasi pure, où les traces de contaminants sont mesurées en parties par milliard et non en parties par million. Cette eau très difficile à produire et à conserver en état n’est pas destinée à la consommation mais dans l’industrie et le recherche, notamment pour la fabrication des semi-conducteurs, de l'énergie solaire photovoltaïque ou de certains produits pharmaceutiques.

L’eau pure est-elle dangereuse ?


« La maladie et la mort prématurée sont plus susceptibles d’être associées à l’utilisation de l’eau distillée et de l’eau osmosée sur le long terme, selon Zoltan P. Roma MD MSc (sic). En d’autres termes, l’osmose inverse peut causer la mort », lit-on avec effroi sur un blog consacré à l’eau.


Nous n’avons pas pu trouver d’informations sur ce fameux Zoltan P. Roma (parfois orthographié Rona), ni sur son étude… mais nous avons découvert que cette citation anglaise est surtout reprise par des sites faisant la promotion de l’eau ionisée alcaline, des appareils très coûteux ayant, comme par hasard, besoin de minéraux pour fonctionner correctement.


Le rapport intitulé Les risques de santé à boire de l’eau déminéralisée publié par l’OMS en 2004 est également cité avec gourmandise par des fabricants de filtration non osmosée

ou des embouteilleurs d’eau minérale. Sa lecture est instructive et renforce la conviction qu’une eau pure est préjudiciable à la santé sur le long terme, tandis qu’une eau filtrée (de son chlore) est sujette à prolifération microbienne (d’où l’importance de lui redonner de l’énergie). Toutefois, en amalgamant eau distillée (quasiment vide) et eau osmosée (nettement moins vide), ce rapport n’a intrinsèquement aucune rigueur scientifique. L’auteur le reconnaît lui-même en conclusion : parmi les études citées, certaines ne répondent pas aux critères scientifiques usuels quand d’autres ne seraient pas reproductibles aujourd’hui.


En fin de compte, les recommandations officielles de l’OMS n’évoquent pas directement une teneur minimale en minéraux « en raison des incertitudes relatives à l’apport minéral de l’eau de boisson », mais une conductivité minimale afin que l’eau ne soit pas agressive pour la tuyauterie. L’OMS précise par contre que « l’eau de boisson devient significativement et progressivement imbuvable quand les niveaux de TDS (solides dissous totaux ou « matières solides totales dissoutes ») dépassent environ 1 000 mg/l », ce qui ce qui exclut déjà une bonne partie des eaux minérales en bouteille !



L'eau distillée est-elle pure ?


En matière de solutions pour les particuliers, l’eau distillée est l’eau la plus pure. Peu vendue en Europe, l’eau distillée est surtout populaire aux États-Unis et dans les pays en développement où la potabilité de l’eau fait le plus souvent défaut. Plus de la moitié de l’eau en bouteille consommée dans le monde est ainsi de l’eau artificiellement purifiée, proposée sous l’égide de la sainte pureté, parfois sous l’appellation d’« eau de source », dans du plastique via un marketing plus que jamais débridé.


La différence avec l’eau de source (ou le procédé d’osmose inverse) est sa teneur en minéraux réduite à néant. L’eau distillée est en effet obtenue en condensant la vapeur d’une eau bouillie, processus très différent de l’évaporation naturelle. Sans minéraux, vide, quasi pure, elle va chercher à retrouver le germe de cristallisation manquant en pompant les minéraux du corps dès le contact avec la salive et l’estomac, rétablissant ainsi quasi immédiatement son équilibre ionique ! Une eau « vide » ne peut toutefois être structurée correctement au niveau moléculaire et il lui manquera ainsi toujours de l’énergie pour être théoriquement « biocompatible ».


Une cure est parfois proposée par des naturopathes afin de désintoxiquer l’organisme, mais il y a alors supervision thérapeutique et la durée ne dépasse pas les vingt et un jours. Un jeûne hydrique (absence de nourriture) de plus d’une semaine serait dangereux avec une telle eau du fait de la déminéralisation de l’organisme.


S’il est facile de rajouter des minéraux (sel non raffiné, jus de citron, vinaigre bio, sérum/plasma de Quinton…), le procédé de distillation est tellement dispendieux en énergie et en plastique que cette eau ferait mieux de rester cantonnée aux labos de chimie.


Bref, la distillation n’a jamais été recommandée par les experts de l’eau, qui lui préfèrent le procédé de l’osmose inverse, moins pur mais très propre quand même puisque capable de filtrer une bonne partie des minéraux. Pour autant qu’il y ait en sortie un apport énergétique, on obtient au final une eau biocompatible de consommation courante, sans risque tant que la machine est correctement entretenue et adaptée au foyer. Une discussion avec un expert est conseillée au préalable.


Quelle est l’eau la plus pure du monde ? Vers l’eau parfaite…


Oublions un instant la technologie pour repartir en quête de l’eau la plus pure. Où trouve-t-on, sur notre bonne vieille planète bleue, l’eau la plus pure et comment d’ailleurs la définir ?


Naturellement, l’eau n’a besoin d’aucun adjectif : parfaite selon sa nature propre, rien n’a à lui être ajouté, rien n’a à lui être retiré. Elle n’a besoin de personne pour donner la vie, elle est son propre référent, son propre acteur, la « force formatrice de la nature », comme disait Rudolf Steiner.


Les peuplades vivant dans les endroits les plus reculés de la planète – comme les Hunzas du Haut-Pamir au Pakistan - bénéficient d’une telle eau et présentent un état de santé et de vitalité particulièrement remarquable, vivant généralement plus que centenaires… D’autres lieux préservés notre « civilisation de la pollution » sont évoqués tels les hauts plateaux du Chili, les glaciers islandais, le lac Baïkal en Russie,…


Dans nos contrées modernes et physiologiquement dégénérées, parler d’eau "parfaite" revient à essayer d’établir un cahier des charges de ce que devrait être une eau de consommation idéale du point de vue de l’organisme. Quels sont les paramètres permettant d’assurer la bonne hydratation de l’organisme, le fonctionnement adéquat du métabolisme, la santé et la vitalité sur le long terme ?


Pour les adeptes de la Bioélectronique de Vincent, la meilleure eau est en effet une eau relativement pure : le minimum de polluants oxydants (tels le chlore) mais aussi un taux de minéralité réduit (idéalement entre 10 et 50 mg/L) afin de se retrouver en pH légèrement acide (< 7) et une bonne résistivité électrique.


Rappelons que la résistivité (rhô ou ρ) mesure la concentration en électrolytes (sels minéraux, ions, molécules) et donc la pureté de base de l’eau et donc la capacité d’une solution à ralentir le passage d’un courant électrique : plus l’eau est pure, moins il y a de minéraux et moins le courant passe, ce qui, au regard de la pollution électromagnétique omniprésente, est toujours une excellente idée !


Ce type d’eau est rare dans la nature et ce qui est rare est convoité et donc le plus souvent soumis à exploitation commerciale. On peut s’interroger sur le cynisme d’aller chercher de l’eau pure à l’autre bout de la planète tout en polluant celle-ci allègrement au passage. Le business de l’eau d’icebergs est ainsi pointé du doigt par le glaciologue Gaël Durand : « Écologiquement, c'est une aberration de transporter de l'eau sur des milliers et des milliers de kilomètres. C'est une activité supplémentaire d'aller transporter de la glace, depuis les pôles jusqu'à son consommateur. Cela nécessite de dépenser de l'énergie », dénonce-t-il sur France Inter, oubliant que tout le business des embouteilleurs relève de cette même gabegie.


Payer cette « eau la plus pure » à prix d’or – 20 dollars pour 300ml d’eau Iceberg par exemple – est tout aussi ridicule. Cela impressionnera peut-être les amis superficiels mais celui qui réfléchit un minimum investira plutôt dans un système de filtration et de dynamisation performant (voir plus bas). L’eau parfaite est aussi celle qui est facilement disponible sans pollution !


Quelle est l’eau de source la plus pure ?


Côté gros business, toutes les marques se battent pour paraître la plus pure possible avec par exemple la marque V. près de Belfort affirmant simplement être « L'eau minérale naturelle la plus pure. »


Direction donc leur site internet où l’on découvre d’autres affirmations : « Une minéralité d’exception, pure et bienfaisante » ou encore « Pureté* absolue Zéro nitrate², sans pesticide⁴, sans trace de résidu médicamenteux et sans micro-particule plastique⁶ » Mais l’enfer est dans le détail, en l’occurrence les notes de bas de page. La notion de "pureté" renvoie ainsi à un astérisque qui précise : « Comme toutes les eaux minérales naturelles conforme à la réglementation ». La marque V. ne serait donc pas plus pure que les autres eaux minérales naturelles ?


Plus important, peut-on donc parler de pureté lorsque l’on contient autant de minéraux ? Car elle en contient des minéraux avec un taux de résidus à sec de 2420 mg/L alors que les médecins déconseillent les eaux au-delà de 500 mg/L ! « L’eau de V. est riche en sels minéraux, elle n’est pas adaptée à l’alimentation du nourrisson et doit être utilisée pour eux sur prescription médicale » Une eau pure mais qui ne l’est pas tant que cela puisque déconseillée aux nourrissons ?


Pire, avec un taux de sulfates à 1400 mg/L., elle ne serait même pas considérée comme potable pour le robinet ! Le niveau maximum de sulfate suggéré par l'OMS en 1993 est en effet de 500 mg/L tandis que les normes de l'UE de 1998 suggèrent un maximum de 250 mg/L en sulfates dans l'eau destinée à la consommation humaine. Combinés avec le calcium et le magnésium, les sulfates ont en effet un effet laxatif important. Ponctuellement en cas de besoin voire en cure (sous supervision médicale), pourquoi pas mais certainement pas en eau de consommation courante, en dépit de ce qu’affirme le site « Riche en sels minéraux indispensables au bon équilibre de l’organisme, l’eau minérale naturelle de V. constitue votre meilleure alliée au quotidien. » Une eau pour le quotidien, sérieusement ?!? Le marketing ose tout et c’est d’ailleurs à cela qu’on le reconnaît...


Une eau pure = une eau sans résidus de plastique, vraiment ?


Une page spécifique est consacrée à cette « pureté* absolue ». Là, l’argument principal apparaît être l’absence de particules de plastique dans la bouteille. Et de rappeler l’étude américaine de Sherri Mason de Orb Média de mars 2018 selon laquelle « 93% des bouteilles d’eau analysées seraient contaminées par des micro-plastiques et ce à un taux deux fois plus élevé que dans l’eau du robinet. En moyenne, les chercheurs ont trouvé, dans chaque litre d’eau, 10,4 particules d’une taille environnant 0,10 millimètres. »


Précisons tout de même que sur les 250 bouteilles de marques analysées, seules 2 marques étaient distribuées en France. Le sujet reste évidemment tabou chez les grosses marques ce qui a permis à cette marque sans scrupules de s’engouffrer dans la brèche et de même bénéficier d’un reportage en son honneur : Emission Tout compte Des particules de plastique dans l'eau en bouteille ?


« Mon eau elle n'a pas de goût » commence par dire le propriétaire de la source, avant d’avouer qu’elle a trop de fer qui devra donc être éliminé… « Si on boit une eau vertueuse comme la nôtre, on rince le corps, on enlève toutes les toxines qu’on a dans le corps et on recommence tout neuf au bout de deux mois » continue-t-il. Une telle déclaration est évidemment très surprenante au regard de la composition très minérale de son eau et il est encore plus surprenant que la journaliste n’ait pas relevé cette incohérence de fond.


« Une eau est importante pour ce qu’elle emporte et non pour ce qu’elle apporte » aiment à répéter les bioélectroniciens et, de ce point de vue, une eau fortement minéralisée est évidemment à éviter !


Reconnaissons toutefois à cette marque d’aller au bout de sa logique plastique : « Les bouteilles PET sont protégées d’une possible dégradation et libération du plastique par la lumière. En effet, pour contrer l’effet délétère de la lumière, V. a fait le choix d’emballage en carton plutôt que de suremballage transparent en plastique. » Moins de plastique est toujours une bonne chose et les effets de la lumière sont en effet une source de pollution, raison pour laquelle il ne faut jamais laisser de bouteille d’eau en plein soleil…



Le mythe de la pureté de l’eau


Une bonne partie de la presse a relayé l’information de la pollution plastique mais nous attendons toujours le moindre article sur la pollution des minéraux… ou du chlore dans l’eau du robinet.


Régulièrement, des chiffons rouges sont agités pour détourner l’attention des vrais problèmes de l’eau, structurels et administratifs. Avoir peur des résidus de plastique (que nous avalons pourtant tous régulièrement via l’air ambiant) mais pas des minéraux ? Craindre les résidus de médicaments ou de pesticides mais pas le chlore ?


Il est clair que personne ne dépenserait autant pour la pureté des eaux en bouteille s’il était correctement informé mais la limpidité n’est pas le fort des embouteilleurs ou des pouvoirs publics. La preuve ? Le marketing de la pureté abuse toujours autant et les catastrophiques adoucisseurs à sodium qui rajoutent du sel dans l’eau ne sont toujours pas interdits ou encadrés !


La qualité de l’eau demeure ainsi essentiellement basée sur de fausses promesses ou allégations marketing, afin de créer la confusion qui ne perturbera surtout pas le sens des affaires… ou les préjugés scientifiques.


« La perfection est comme l’eau » dit Lao Zi mais c’est parce que l’eau n’est jamais pure qu’elle est autant mystérieuse. Les scientifiques préféreraient évidemment que l’eau ne soit qu’H2O, aqua simplex et c’est de fait à cela qu’ils la relayent le plus souvent. « Nier parce qu’on n’explique pas, rien n’est moins scientifique », a dit le physicien Henri Poincaré, mais la science est globalement entrée dans l’obscurantisme des préjugés scientifiques et des conflits d'intérêt. Considérer que l’eau doit respecter le dogme scientifique est ainsi le meilleur moyen de la reléguer à la pureté théorique H2O, de ne jamais la prendre au sérieux et de nier notamment son aspect énergétique.


L’eau n’est pas aqua simplex mais aqua complex. Aucune personne – fût-elle à la fois chimiste, biologiste et physicien quantique – n’est capable de comprendre l’eau, ses trois phases officielles (liquide, solide et gazeuse), sa 4e phase énergétique et ses quelque 63 anomalies. « Un scientifique honnête devrait admettre qu’il ne sait pas ce qu’est l’eau en réalité. Elle ne peut être expliquée ni par les moyens physiques ni par les moyens chimiques offerts par la science courante. L’eau est une impossibilité scientifique » selon Wilfried Hacheney, physicien et chercheur allemand. L’eau nous dépasse et c’est en cela qu’elle est le symbole de la spiritualité… et donc paradoxalement de la pureté !

Les fausses promesses de pureté de certains fabricants de filtres


Une eau ne pourra jamais être pure H2O mais elle ne sera jamais parfaitement propre non plus, n’en déplaise au marketing des fabricants de filtre.


« Les filtres X éliminent 99,999% du chlore, des virus, des bactéries pathogènes nocives, des kystes, des métaux lourds, des parasites, des contaminants chimiques, médicaments et d’autres impuretés tout en laissant intactes les minéraux essentiels dont votre corps a besoin. » Waouh !


Mais comment est-ce possible vis-à-vis d’un filtre à charbon actif par gravitation ? Cette marque américaine aurait-elle trouvé la martingale pour dépasser même l’efficacité des fameux osmoseurs, le système de filtration le plus efficace du marché ? Evidemment non et de tels chiffres sont évidemment fantaisistes sinon mensongers. « Jusqu’à 99,999% » aurait éventuellement pu passer – et encore ! – mais faire croire à la pureté presque absolue via un filtre à charbon actif relève de la publicité mensongère.


Les exagérations sont de fait démontrées un peu plus loin sur le site où ce taux de 99,999% n’est finalement atteint que pour les bactéries pathogènes et les virus, déjà fort peu présents dans les eaux du robinet chlorées et ozonées. Pour les métaux lourds, les résultats vont par exemple de >80% pour le Baryum à >99% pour l’aluminium. Pour les médicaments, les résultats ne sont bon que pour les quelques molécules testées…


Bref, un foutage de gueules marketing, d’autant que la filtration n’est qu’un aspect du problème. Même en admettant que nous soyons en présence du meilleur filtre du monde, le problème de la contamination bactérienne du réservoir reste entier en absence d’énergie de l’eau. Toute eau privée de chlore (du fait de la filtration) stagnante à température ambiante dans un réservoir développera des bactéries ! La petite carafe filtrante peut au moins se placer vide au réfrigérateur mais ce ne sera pas possible pour ces grosses et donc problématiques fontaines filtrantes



L’eau la plus pure ?


Autre exemple avec la marque XXPURE (pour des dispositifs made in USA) dont le slogan est tout simplement la promesse de « l’eau la plus pure ». « C’est une certitude, l’eau pure est rare et coûtera de plus en plus cher » commence le site. Rare, c’est certain, voire même impossible à obtenir, ce qui sera donc forcément assez long et coûteux…


« XXPURE vous offre la possibilité d'avoir directement au robinet, une eau comparable à celle d'une source » Une eau de source n’est jamais pure et, sans aucun principe de dynamisation (les Etats-Unis ont sur ce sujet un gros retard), nous serons assez loin du ressenti et du plaisir d’une eau de source.


« Disposer d’une eau parfaitement pure et savoureuse au quotidien, c’est retrouver le plaisir de boire, de cuisiner et de se laver. Douce, limpide, débarrassée de tous polluants » Deux exagérations marketing dans la même phrase devraient détourner du site tout prospect non naïfs : la pureté est hors d’atteinte et aucun filtre n’est en mesure d’éliminer tous les polluants, même pas l’osmose inverse.


Osmose inverse d’ailleurs curieusement assimilée à la distillation « L’eau distillée (filtrée par osmose inverse » et critiquée au prétexte d’un pseudo risque de déminéralisation : « L’eau qui est exempte de minéraux est très agressive car elle dissout des nombreuses substances importantes pour l’organisme tel que le calcium, le magnésium et d’autres oligo-éléments. »


Non content de recourir à des arguments mensongers vis-à-vis d'une solution qui offre pourtant une eau autrement plus pure que leurs solutions, XXPURE ne comprend rien non plus à l’équilibre acido-basique avec cette absurdité : « L’eau distillée (filtrée par osmose inverse) est une eau très acide. Ainsi, une personne qui boit de l’eau acide augmente l’acidité de son corps ».


Bref, ce site offre un condensé de mensonges et d’approximations marketing qui ne pourront qu’induire les clients en erreur. Mais que fait donc la répression des fraudes ? Peut-on vraiment raconter n'importe quoi sur l'eau ?


Les solutions proposées sont-elles au moins de qualité ? Difficile à dire tant les arguments pseudo-scientifiques déployés sont excessifs. « Micro Rétention Ultrafine » ? A priori simple membrane à 0,1µm là où l’ultra-filtration est à 0,01µm et l’osmose inverse à 0,0001µm c’est-à-dire 1000 fois plus fine. « Capture Moléculaire » ? En fait le classique charbon actif qui retient par adsorption (et non absorption). Quant au « Retrait Electrostatique », les explications sont simplement incompréhensibles et confondent colloïdes et polluants... Bref, du grand n’importe quoi. Pas forcément de mauvais filtres mais pourquoi autant de bêtises et de confusions s’ils étaient si bon que cela ? Dans tous les cas, nous sommes loin de la pureté de l'eau promise !



A défaut d’une eau pure, comment obtenir une eau propre ?


La majorité des filtres à eau vendus dans le gros commerce sont problématiques car mal utilisés avec potentiellement davantage de contaminations bactériologique après qu’avant ! Une eau sans chlore et sans énergie développe les bactéries. Les filtres à eau bas de gamme à charbon actif en granules entraînent également un risque de relargage (désorption) massif des polluants…


Deux choses sont pourtant attendues d’un traitement de l’eau. Premièrement, une purification d’une manière ou d’une autre de l’eau du robinet. Deuxièmement, une absence de risque par le traitement ou l’usage, étant admis que l’eau du robinet est potable et donc sans risque à court terme.


On limitera sensiblement les risques en évitant les gros réservoirs ou les trop petites cartouches à base de charbon actif en granules mais l’usage et l’entretien régulier demeurent prépondérants. La meilleure filtration est l’osmose inverse mais le système est exigeant, les modèles nombreux et il est impossible de l’installer sur une arrivée d’eau principale.


Au-delà de la filtration, la dynamisation de l’eau est en outre toute aussi importante et là les choses se compliquent encore un peu plus, vu le nombre de dispositifs et d’exagérations marketing.


Au final, le choix d’un système de filtration afin de purifier son eau du robinet et dépasser les bouteilles en plastique est moins une affaire de marketing ou de technologie que de configuration et de bon sens. Pour une maison ou la gestion du calcaire, on oubliera l’osmose et son gaspillage d’eau au profit du bon vieux filtre à charbon actif compacté. Osmose obligatoire par contre dans l’optique d’une eau thérapeutique, quand il convient d’éliminer les minéraux inassimilables. Quels risques liés à l’eau stagnante dans le réservoir et quel système de dynamisation en deuxième étape ? Dans tous les cas, une discussion préalable est toujours conseillée afin d’orienter vers le meilleur système : celui qui correspond à votre configuration et à votre budget.



De l'eau pure à l'eau au naturel...


La confusion semble être constante entre les deux expressions « eau pure » et « eau naturelle ». Selon le marketing des embouteilleurs, une eau naturelle est forcément pure, la nature ne pouvant pas se tromper.


Les eaux minérales tirent leurs minéraux des roches par l’intermédiaire d’un long, profond et mystérieux cheminement souterrain. Bien à l’abri, elles échappent à l’essentiel de la pollution environnementale. Elles ne reçoivent – selon la réglementation en vigueur – aucun traitement de désinfection mais peuvent être décantées, filtrées ou oxygénées afin de réguler certains éléments indésirables parfois naturellement présents dans l’eau (fer, manganèse, fluor, arsenic…). Si l’on y ajoute à cela les minéraux, l’eau à la source n’est jamais pure. Elle reste toutefois naturelle et bienfaisante pour l’organisme notamment - pour les eaux les moins pures c’est-à-dire les plus chargées en minéraux - sous la forme de cure thermale (d’une durée maximum de 21 jours).


Cet aspect naturel et bénéfique s’efface dès la mise en bouteille. Prenons la simple aération pour enlever le fer par exemple. L’eau ferrugineuse est célèbre depuis Bourvil mais voilà : Fe2+ devient au contact de l’air Fe3+, rouge et insoluble, pour un aspect de l’eau alors bien peu marketing ! L’aération permet au fer de précipiter (et d’être retiré) mais au détriment des colloïdes qui, selon le Pr Marc Henry, « servent à assimiler les minéraux ». « Vous récupérez donc une eau qui n’a plus que des minéraux non chélatés. Et là, vous allez faire travailler votre rein. » (Conférence Quelle eau boire ?, Décembre 2013).


L’emprisonnement bien peu naturel dans du plastique ne peut ensuite que dégrader les choses. Il y a la même différence énergétique entre de l’eau minérale à la source et de l’eau « emplastiquée » qu’entre un animal sauvage en liberté et un animal « zooifié ». Le marketing joue aussi avec les maux et utilise le prestige santé-vitalité de la cure thermale pour vendre une eau quasiment sans énergie… pour un impact minéral alors forcément désastreux ! Médicament naturel en cure sous supervision médicale, voilà l’eau minérale devenue source de minéraux inertes, indisponibles pour l’organisme, non « potable » même parfois selon les normes de l’eau du robinet… mais scandaleusement disponible dans tous les commerces !


L’eau en bouteille plastique n’est jamais pure mais elle ne sera pas non plus au naturel. Le verre est déjà beaucoup plus respectueux mais pas forcément plus écologique (surtout en usage unique) et le coût disproportionné par rapport à un traitement de l’eau à domicile.


Comment obtenir chez soi une eau au naturel ?


La filtration pour obtenir une eau propre est la première étape. La dynamisation ou restructuration de l’eau est la seconde étape, celle dont le gros commerce ne parle jamais… et qui dérange beaucoup de monde.


Cette étape est en effet susceptible de faire retrouver à l’eau ses propriétés d’eau au naturel et par là même de dépasser en qualité la plupart des eaux embouteillées. Tout cela à partir de l’eau du robinet disponible (dans nos contrées privilégiées) partout. Voilà qui ennuierait évidemment quelques embouteilleurs mais également les fabricants de cosmétiques dont une bonne partie des profits proviennent des effets délétères de l’eau « non naturelle » sur la peau.


Dynamiser, (ré)informer, (re)vitaliser ou (re) structurer l’eau sont autant de termes qui renvoient finalement au même objectif : retrouver autant que possible les propriétés de l’eau au naturel afin de la rendre véritablement biocompatible et donc agréable à boire.


De la cruche à vortex jusqu’au Biodynamizer intégrant 21 principes de dynamisation, il existe quantité de systèmes de dynamisation, pour tous les budgets. Chacune de ces approches permet – si l’on est de bonne foi – de constater rapidement une différence énergétique sous la forme d’une eau plus douce et plus soyeuse, moins râpeuse, plus agréable à boire, nettement plus hydratante…


Au diable la théorie : la meilleure eau est celle que l’on a plaisir à boire, celle qui donne envie de se servir un deuxième verre, seul moyen d’être correctement hydraté ! La meilleure eau n’est ainsi pas l’eau la plus pure mais celle qui correspond au mieux aux besoins de notre organisme. Notre écologie personnelle passe plus que jamais et en priorité par l’eau ! Car cela coule de source : nous sommes pollués parce que nous maltraitons l’eau. Retrouvons enfin une eau au naturel et nous serons déjà tous beaucoup plus purs !

Pour en savoir encore plus sur le mythe de l’eau pure et les solutions concrètes pour une eau propre au naturel :

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : Les solutions concrètes (19’53) Le portail de référence sur l’eau : www.lemieuxetre.ch/eau La Fiche pdf : Vers une eau propre et vivante Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)


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