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  • Benoît Saint Girons

Eau de source ou eau minérale ?

Mis à jour : mai 8

Vaut-il mieux boire de l’eau de source ou de l’eau minérale ? En dépit du marketing, la meilleure eau n’est pas forcément celle que l’on croit. Et si, pour retrouver le plaisir de boire, nous devions plutôt changer de paradigme ? Quelques surprises et éléments de réflexion avec l'auteur du livre La Qualité de l'eau (Ed. Médicis, 2020)

Comment s’y retrouver entre les eaux de source et les eaux minérales en bouteille ? Tellement de choix, de marketing et de minéraux variés… Et si la solution afin de retrouver le plaisir de boire était plutôt avec l’eau du robinet correctement filtrée et dynamisée ?
Eau de source ou eau minérale ? Et si la meilleure solution était ailleurs...

« La perfection est comme l’eau » a dit Lao Tseu, et il faisait forcément référence à l’eau de source, celle de nos mythologies et de nos fantasmes, l’eau « pure » de toutes les traditions spirituelles, l’eau « nature », au vrai goût de la vie !


Côté administration, une eau de source est « une eau d’origine souterraine, microbiologiquement saine et protégée contre les risques de pollution ». Elle se distingue des eaux minérales par une teneur en minéraux pas forcément stable et donc l’absence possible d’allégation santé.


Via le matraquage du marketing et l’aval en France de l’Académie nationale

de médecine, les eaux minérales apparaissent comme les eaux de santé par excellence. Comme leur nom l’indique, ces eaux ne sont toutefois pas pures – aucune eau en fait ne l’est – mais chargées en minéraux, et dans des proportions très variables, jusqu’à plus de 4 700 mg ! L’idée, en cure thermale, est d’en faire bénéficier son organisme : il assimilera ce dont il a besoin – d’autant plus facilement que ces minéraux sont encore à l’état de colloïdes – et éliminera le trop-plein. « Buvez, éliminez ! »


Eh oui, nous sommes hétérotrophes et incapables d’assimiler correctement les minéraux des eaux ! Nos minéraux assimilables proviennent des végétaux. Selon l’OMS, les eaux minérales naturelles doivent ainsi « être considérées comme des boissons plutôt que comme de l’eau potable au sens habituel du terme », sous peine, pour les plus chargées en minéraux, d’épuiser l’organisme via un surtravail des reins, voire d’entraîner des calculs rénaux !


Vaudrait-il mieux du coup s’épancher avec des eaux de source, associées à une plus faible minéralité ? C’est oublier la définition administrative : une eau de source peut très bien être également trop minéralisée… selon la source utilisée, même sous une même marque ! Comme avec la malbouffe, regarder les ingrédients ne devrait pas être facultatif.


L’information la plus importante de l’étiquette est la teneur en résidus à sec, qui devrait selon les médecins être inférieure à 500 mg/l – ce qui exclut déjà la majorité des eaux minérales – selon les naturopathes inférieure à 200 mg et selon les adeptes de la Biolélectronique de Vincent (BEV) inférieure à 50mg/l. A ce niveau, il ne reste plus que quelques marques (distribuées généralement en magasins bio).


Mais comme il ne peut être écologiquement ou économiquement recommandé de consommer de l’eau en plastique, il vaudrait mieux envisager un traitement adéquat de son eau du robinet (filtration + dynamisation), généralement moins chargé en minéraux que la plupart des eaux du gros commerce. Alors, nous retrouvons le plaisir de boire et bénéficions enfin d’une hydratation de qualité !


Pour en savoir plus :

Les 3 problématiques et solutions Eau : www.solutionsbio.ch/eau

Vidéo Conférence-Tutoriel : La vraie qualité de l’eau (21’58) Le portail de référence sur l’eau : https://www.lemieuxetre.ch/eau

Mon livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)


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