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Quelle est la meilleure eau pour perdre du poids ? Peut-on retrouver sa ligne avec de l’eau ?

Dernière mise à jour : 27 sept. 2022


Est-il véritablement possible de maigrir ou favoriser la perte de poids grâce à l'eau ? Et si la solution était plutôt avec l’eau du robinet correctement filtrée et dynamisée afin de retrouver le plaisir de boire ? Solutions écologiques sans plastique et sans risques avec Benoît Saint Girons, auteur du livre la qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020)
Maigrir grâce à l'eau ?

Perdre du poids tout en buvant ? Le rêve de toute personne soumise au diktat de la minceur… Nous savons depuis longtemps que « tous les régimes sont efficaces, sauf à long terme » mais qu’en est-il des effets de l’eau ? Est-il vraiment possible de perdre du poids tout en s’hydratant ? Quelles sont donc les meilleures eaux pour maigrir ou éliminer les graisses ? Comment distinguer le vrai du faux – sous influence des embouteilleurs – et dépasser la confusion des multiples articles superficiels sur le sujet ? Surprises et solutions écologiques sans plastique et sans risques avec l’auteur du livre La qualité de l’eau (Ed. Médicis, 2020).





Pour vous repérer facilement dans l'article :

Le point sur la question en 3 minutes chrono

Les bêtises et la confusion internet

L’eau minceur ? Avant tout une eau qui nettoie !

Les fonctions (organiques) d’une eau de qualité

Boire pour lutter contre la rétention d’eau et les œdèmes ?

Les sulfates aident-ils vraiment à maigrir ?

L’eau, les régimes… et les études !

L'eau coupe-faim

Boire de l’eau pour maigrir, comment faire ?

Les eaux gazeuses facilitent-elles vraiment la digestion ?

Maigrir grâce aux eaux détox ?

Maigrir grâce à l’eau des fruits ?

Retrouver enfin le plaisir de boire !

Améliorer la qualité de son eau... et donc ses fondamentaux !

Quand la restructuration de l’eau fait toute la différence…

Liens pour en savoir encore plus


Les meilleures eaux pour perdre du poids en 3 minutes chrono !


Depuis le « Buvez – éliminez ! », la promesse de la perte de poids est un argument majeur des embouteilleurs, prêts à tout pour vendre leurs bouteilles d’eau en plastique. Mais y a-t-il du vrai derrière le marketing ? Oui il y en a… mais il est en l'occurrence bien caché ! Ainsi, le « Buvez – Eliminez ! » ne concerne pas les graisses mais les minéraux des eaux, que l’organisme ne peut assimiler correctement (nous sommes hétérotrophes) et doit éliminer via les urines, via un surtravail des reins.


L’eau n’est normalement pas considérée comme un aliment car elle ne requiert pas de digestion et n’apporte pas de calories à l’organisme. Tout ceci change avec les eaux fortement minéralisées qui, comme le précise l’OMS, « sont considérées comme des aliments plutôt que comme des eaux de boisson en tant que telles ». Ces eaux mettent en effet en branle l’organisme… qui doit fournir de l’énergie pour réussir à assimiler (un peu) ces minéraux – entre 1% et 25% maximum – et surtout éliminer le reste !


Cette « élimination » brûle-t-elle suffisamment d’énergie pour faire maigrir ? Certainement pas mais elle fatigue les reins qui à terme ne peuvent faire correctement leur travail, d'où un risque de calculs rénaux.


Autre danger avec les eaux riches en sel qui entraînent de la rétention d’eau et des œdèmes ou, dans une moindre mesure, avec les eaux gazeuses et leurs risques de ballonnements gastriques et d'irritations de l'intestin.


Les eaux riches en sulfates aideraient en cas de constipation et celles en bicarbonates favoriseraient la digestion mais mieux digérer n'est pas encore la perte de poids…


Alors, boire de l'eau pour maigrir : est-ce que ça marche ? Globalement, soyons limpide : l’eau qui fait maigrir n’existe pas ! Il existe par contre des eaux qui font suffisamment plaisir pour remplacer les boissons sucrées et optimisent le fonctionnement de l’organisme via une hydratation de qualité.


Maigrir avec de l’eau ne se fait ainsi que de manière indirecte :

  • consommer de l’eau en place des sodas ou autres boissons sucrées ou édulcorées.

  • nettoyer l’organisme grâce à une eau faiblement minéralisée.

  • lui procurer de l’énergie (protons + électrons) afin d'optimiser le métabolisme.

N’importe quelle eau ne fera donc pas l’affaire, certaines favorisant plutôt la prise de poids ou créant potentiellement des problèmes digestifs :

  • eaux trop chargées en sodium et donc en sel = rétention d’eau

  • eaux adoucies via adoucisseurs à sodium, l’un des plus grands scandales de l’eau

  • eaux trop minéralisées (>500 mg/L.) = aliments et sur-stimulation des reins

  • eaux gazeuses sans bicarbonates = ballonnements et acidification de l’organisme

  • eaux trop froides = problèmes de digestion et déshydratation

  • cafés et (dans une moindre mesure) thés industriels = déshydratation

  • eau chlorée et donc oxydante = création de radicaux libres

  • eaux alcalines = acidifiantes et sur le terrain des bactéries (ou des virus).


Au final, les meilleures eaux pour perdre du poids – jusqu’au poids de santé – via le renforcement du système immunitaire via une bonne hydratation sont les suivantes :

  • les eaux plates que l’on a plaisir à boire et que l’on boira donc suffisamment, sans sucre, bulles ou édulcorants.

  • les eaux détox à base de végétaux bio : citrons, menthe, thym,…

  • si l’on aime le plastique, les eaux faiblement minéralisées : Montcalm (32 mg/L.), Rosée de la Reine (26,8 mg/L.), Mont Roucous (19 mg / L.) ou Lauretana (14mg / L., l’eau la plus légère d’Europe !). Mais vu le coût de ces eaux et le nécessaire transport, en boira-t-on suffisamment ?

  • ponctuellement pour faciliter la digestion, les eaux riches en bicarbonates (mais pas trop en sel), généralement gazeuses : Rozana, Badoit, Quezac,...

  • très ponctuellement en cas de constipation, les eaux riches en sulfates et en magnésium : Hépar, Courmayeur, Velleminfroy, Contrex,...


On aura toutefois intérêt, pour l'eau de consommation courante, à partir de l’eau du robinet, à la filtrer et à la dynamiser, pour un coût toujours très inférieur à l’eau en bouteille, une disponibilité de tous les instants et – si l’on choisit bien son système – potentiellement une bien meilleure énergie magnétique, électrique et subtile via la restructuration de l’eau (liaisons hydrogène). Alors on aura plaisir à boire et, avec une eau véritablement biocompatible, on optimisera son hydratation, sa vitalité (pour faire de l’exercice) et donc potentiellement sa perte de poids !



En savoir plus sur les meilleures eaux dans une optique de perte de poids (+ 22 minutes) :


Que de bêtises sur internet à propos de l’eau et de la perte de poids ! C’est à croire que les articles sont sponsorisés par les embouteilleurs d’eaux en plastique… Certaines informations sont justes mais d’autres totalement erronées pour, au final, une belle confusion entérinant les manipulations du marketing… et les risques pour la santé ! Essayons ensemble d’y boire enfin un peu plus clair : comment perdre du poids avec l’eau ?


Les bêtises et la confusion internet (sponsorisées par les embouteilleurs ?)


« 10 eaux minceur à connaître » clame un site axé sur la minceur en bikini. Formidable, se dit-on, nous allons avoir l’embarras du choix !

Si la première eau citée a en effet un effet sur la constipation du fait de sa richesse en sulfates (1530 mg/L.) et en magnésium (119 mg/L.), une combinaison fort diurétique, on voit mal le rapport avec la perte de poids. On ferait mieux de se pencher sur sa nutrition en amont, en privilégiant les fibres des fruits et légumes afin de faciliter le transit intestinal… D’autant qu’avec un total de résidus à sec de 2513 mg/L. et un pH de 7,2, cette eau est très loin des critères de l’eau de consommation courante...

La seconde eau minceur est « une eau qui a toujours joué sur ses atouts et son potentiel minceur. Alors, info ou intox ? » demande le site. « Vraie info ! En effet, si l'eau de C. est si prisée des femmes qui surveillent leur ligne et des sportifs, c'est pour sa richesse en calcium. […] Ce qui nous aide à renforcer nos os et nos dents, mais surtout à éliminer les toxines présentes dans notre organisme. »

En quoi le calcium aide-t-il à éliminer les toxines ? Mystère ! Certes, le calcium favoriserait (selon de rares études) la combustion des graisses et entraverait la synthèse des lipides mais encore faut-il qu’il soit correctement assimilé, ce qui ne serait le cas – pour le calcium inorganique des eaux – qu’à une hauteur maximale de 22%, selon une étude sponsorisée par Nestlé (Etude sur l’absorption du calcium et du magnésium dans des eaux minérales naturelles, Patrice Fardellone, CHU Amiens, Université Picardie Jules-Verne, 2015). Le reste du calcium (78% donc) devra être éliminé ou créera des calculs rénaux…

Avec un total de résidus à sec de 2146 mg/L, cette eau va donc plutôt encrasser l’organisme et ne peut être recommandée comme eau de consommation courante. Côté info, le site aurait mieux fait de souligner à nouveau la teneur en sulfates (1423 mg/L.) et en magnésium (68 mg/L.) – une combinaison toujours fort diurétique – ou encore sa très faible teneur en sodium (0,6 mg/L).

« Ah, comment parler des eaux qui nous aident à maigrir sans parler de C., la partenaire minceur des femmes depuis tant d'années ?! » continue le site, toujours en verve quand il s'agit de relayer les messages du marketing. Cette marque, c’est en effet 1121 mg/L de sulfate, 74,5 mg/L. de magnésium et 372 mg/L de bicarbonates, pour une fois sans CO2. « Décidément, la C. n'a pas son pareil pour nous aider à assainir notre organisme ! » conclut le site, sans préciser toutefois comment, avec un total des résidus à sec de 2078 mg/L., il pouvait y avoir assainissement…

« H. est une eau bien moins connue que la Contrex ou la Badoit : normal, car cette eau minérale naturelle est vendue uniquement en pharmacie, pour des cures d'un mois. » Elle contiendrait plus de 20 minéraux mais la composition exacte n’est pas communiquée, ce qui est tout de même curieux pour une eau parée d’autant de vertus… vendue 12,95 euros les 10 petits flacons de 20cl d’eau gazeuse !

Mais heureusement, il y a Wikipedia et là surprise : H. battrait tous les records en bicarbonates avec 6200 mg/L mais aussi en sodium avec jusqu’à 1920 mg/L. soit 4,8 grammes de sel par litre. On comprend mieux qu’elle soit vendue uniquement en cures !

Passons sur quelques autres eaux pour nous arrêter sur la S., l’occasion pour le site de préciser « Et oui, la S. est l'une des eaux gazeuses les plus pauvres en sodium. Un minéral dont il faut se méfier quand on fait de l'hypertension, et quand on surveille sa ligne (il cause de la rétention d'eau et nous fait gonfler). » Aucune mention des taux records de sel des eaux précédemment citées – contre indiquées donc pour la perte de poids – mais mieux vaut tard que jamais…

Le site termine de fait en faisant la promotion de T., une eau aromatisée (avec des arômes artificiels) et édulcorée à l’acésulfame K, une belle saloperie chimique pour une prise de poids assurée ! Tous les édulcorants intenses entretiennent en effet le goût du sucré, ce qui favorise l’obésité et engendre une production d’insuline qui peut favoriser le stockage des graisses. Les édulcorants provoquent un besoin maladif de glucides et font tôt ou tard grossir, comme – soit dit en passant – tous les produits "Light"...

Bref, a touché le fond mais creuse encore…


Ne comptez pas non plus sur les sites des marques pour vous informer. Globalement, chaque embouteilleur met évidemment en avant ce qui l’arrange et oublie opportunément le reste. Les bicarbonates facilitent la digestion ? On les soulignera donc tout en oubliant les teneurs très élevées en sel... Si le marketing était informatif, cela se saurait !


Les étiquettes présenteront également toujours le pourcentage des ions comparé aux Apports Nutritionnels Conseillés (ANC). Fort bien sauf que cette contribution n’est que théorique et donc absolument pas scientifique. Il y a loin en effet entre la teneur d’une eau en calcium ou magnésium et son assimilation correcte par l’organisme, la majorité étant éliminée via les reins et l’urine ! Voir l’article sur l’intérêt des minérau des eaux.

L’eau minceur ? Avant tout une eau qui nettoie !


« L’eau n’est pas intéressante pour ce qu’elle apporte, mais pour ce qu’elle emporte », aiment à répéter les bioélectroniciens – les adeptes de la Bioélectronique de Vincent (BEV) – raison pour laquelle l’eau – qui n’est donc pas une « nourriture » – ne devrait pas être trop minéralisée. Alors elle peut faire son travail de nettoyage de l’organisme et lui permettre de mieux fonctionner. Jusqu’à lui faire mieux brûler les graisses et perdre du poids ?


« Boire de l'eau pour maigrir : est-ce que ça marche ? » demande un site spécialisé sur la santé encadré de multiples publicités pour des régimes. Réponse : oui mais de manière indirecte. L’eau faiblement minéralisée permet en effet de drainer l'organisme et de favoriser l'élimination des déchets métaboliques et des toxines. Débarrassé du maximum de polluants, l’eau permet à l'organisme – comme nous le disions – de fonctionner de manière optimale.


N’attendez donc pas de l’eau qu’il vous fasse perdre du poids au-delà de votre poids de santé ! Privilégier les eaux diurétiques (sulfates et magnésium) dans l’espoir d’éliminer les graisses via les urines est une absurdité, dangereuse à moyen terme. Idem avec la plupart des autres minéraux, qui peuvent ponctuellement être intéressants pour la digestion (bicarbonates) mais ne devraient jamais être considérés en eau de consommation courante.


Les fonctions (organiques) d’une eau de qualité


La vitalité et le bon fonctionnement de notre organisme, reposent sur la qualité de notre eau, au travers de multiples fonctions :

  • transporteuse des globules rouges et des nutriments – utile pour la gestion du poids !

  • énergéticienne, avec la régulation thermique – utile pour la digestion !

  • gastronome via la production de la salive – la plaisir a son importance !

  • policière, avec la protection des os ou de l’estomac – important pour la digestion !

  • transformiste via ses propriétés de solvant universel pour devenir « solution aqueuse »

  • penseuse et messagère des influx nerveux via les 80 % d’eau du cerveau – histoire de penser à mieux manger ?

  • mémoire (via l’agencement des molécules d’eau entre elles ?) – pour se rappeler que le poids de santé est plus important que le poids idéal des magazines ?

  • éboueur, donc, pour nettoyer l’organisme en facilitant le travail des reins et l’évacuation urinaire des déchets.

  • chef d’orchestre, avec la transduction des signaux entre les cellules

  • architecte enfin, dans le sens où l’eau structure la matière vivante et, en occupant l’espace intercellulaire, lui permet rien de moins que de tenir debout !


Bref, l’eau est la substance première et le factotum de l’organisme, le milieu organique de la vie, l’acteur de tous les processus du métabolisme… dont celui, le cas échéant, de la perte de poids !


Boire pour lutter contre la rétention d’eau et les œdèmes ?


Cela semble paradoxal : boire davantage d’eau afin de mieux éliminer l’eau. Vous aurez compris toutefois qu’il s’agit de ne pas boire n’importe quelle eau… et pas n’importe comment !


La rétention d’eau ou œdème (gonflement des tissus) – qui touche souvent les femmes et affecte du coup leur poids – est une eau piégée par les tissus, du fait essentiellement d’un manque d’exercices physiques et/ou d’une alimentation trop riche en sel, le sel attirant l’eau. La malbouffe est riche en sel, tout comme un certain nombre d’eaux minérales. Et quand elles ne le sont pas, elles affaiblissent de toute manière les reins dont l’une des fonctions est justement d’éliminer les excès de sel contenus dans le sang ! Bref, éviter les eaux riches en sodium ou trop minéralisées !


Certains médicaments (corticoïdes, antihypertenseurs,…), un déséquilibre hormonal (grossesse, règles, ménopause,…), la chaleur ou une mauvaise circulation sanguine, veineuse et lymphatique favorisent également la rétention d’eau, les œdèmes et l’apparition de cellulite aqueuse. Autant de causes qui peuvent heureusement être réglées ou sensiblement améliorées via une bonne hydratation... et donc une eau de qualité.



Les sulfates aident-ils vraiment à maigrir ?


« Le sulfate va stimuler la digestion et augmenter la résistance du foie. Stimule la fonction biliaire et améliore la fonction urinaire. Une meilleure digestion, moins de ballonnements, un bien être ressenti. » peut-on lire sur un site proposant une palette qualitative d’eau minérales en bouteille… dont l’eau V., recommandée – dans le cadre d’un régime – le matin et le soir, deux heures avant le coucher.


Il est clair que cette eau fera en effet de l’effet ! Un effet laxatif a été observé chez des personnes qui consommaient une eau contenant plus de 600 mg/L. Or cette marque affiche un taux de sulfates à 1400 mg/L. !


Le problème est qu’à un tel niveau, cette marque (comme tant d'autres d'ailleurs) ne serait pas vraiment considérée comme potable pour le robinet ! Le niveau maximum de sulfate suggéré par l'OMS en 1993 est en effet de 500 mg/L (cette limite a curieusement été supprimée en 2004) tandis que les normes de « référence qualité » de l'UE de 1998 suggèrent un maximum de 250 mg/L en sulfates dans l'eau destinée à la consommation humaine.


« Le sulfate est susceptible dans ce cas de provoquer des diarrhées entraînant à la longue une grave déshydratation. Des troubles digestifs ainsi que des nausées peuvent survenir et entraîner chez certaines personnes des douleurs abdominales aiguës. » peut-on lire sur un site ventant les mérites des osmoseurs. Ces mises en garde sont très excessives : diarrhées, déshydratation ou perte de poids n’ont pas véritablement été démontrées par les études.


Néanmoins, les sulfates sont davantage sources de problèmes ou d’interrogations que de solutions et il n’y a donc aucune raison de recommander les eaux riches en sulfate, sauf éventuellement en cas de constipation (qui toucherait une personne sur 5 en France et est de fait un argument commercial pour une autre marque, chargée à 1530 mg/L. de sulfates).


« Une boisson naturelle au goût unique » dit le site de la marque et il est clair que le goût sera très unique… et généralement peu apprécié, du fait typiquement des sulfates dont le goût se détecte à partir de 250 mg/L. seulement.