Le guide de la consommaction et du consommacteur

Passer de la CONsommation à la consomm’ACTION est avant tout un exercice d’hygiène mental : dépasser les manipulations et retrouver sa liberté de choix. La tyrannie du « toujours plus » enchaîne tandis que la simplicité volontaire libère. Pour autant que l’on n’y soit pas obligé, arriver à moins ou à mieux consommer est un exercice très jubilatoire, la manifestation – face à la violence du système – d’une réelle force de volonté. Avoir moins offre mécaniquement l’opportunité d’être plus. Prendre moins offre naturellement l’occasion de davantage recevoir. Mais ne pas acheter, c'est aussi envoyer un bulletin de vote, c'est dire clairement NON au Système.

Le phare de la consomm'action nous éclaire pour nous éviter les écueils du Système ! Mieux guidé, le consommacteur peut ainsi préserver sa santé et sa vitalité. Le Guide de la consomm'action et de la simplicité volontaire avec Benoît Saint Girons, auteur du livre Les sens du Tao et la Qualité de l’eau, Consultant en écologie personnelle.
Le phare de la consomm'action pour éviter les écueils du Système !

La consomm'action et l'heureux consommacteur...


Dans notre société marchande, consommer, comme se nourrir ou respirer, est considéré comme un besoin naturel et une source d’épanouissement. Pour preuve, le lien supposé entre la consommation et le moral des ménages : si je suis heureux, je vais logiquement consommer davantage…


Logiquement ? N’est-ce pas lorsque les températures chutent que la consommation d’énergie augmente ? N’est-ce pas lorsque nous avons faim que nous mangeons le plus ? La règle économique se trouve contredite par la loi naturelle : le vide appelle le plein; c’est lorsque quelque chose nous manque que nous essayons de compenser. Au contraire, pourquoi changer si je me sens bien ? Pourquoi consommer si j’ai déjà l’essentiel ?


Qu’on se le dise : le système n’a aucun intérêt au bien-être des individus car le malheur est un fond de commerce autrement plus rentable ! La pauvreté nous pousse à idéaliser l’argent, le cholestérol à multiplier les régimes, les rides à fantasmer sur les cosmétiques, la peur à nous faire vacciner, la maladie à abuser des pilules, les complexes à faire appel au coach, le besoin d’intégration à suivre la mode, le mal-être à acheter un livre sur le bien-être…


« Cette addiction [la fièvre acheteuse] est fréquemment liée à une sorte de dépression, un état de tristesse profond. […] Par l’achat, on compense pour échapper à un quotidien morose. Les acquéreurs compulsifs sont des gens qui ont besoin d’acheter l’illusion d’une autre vie », confirme Michel Lejoyeux, spécialiste de l’addiction et professeur de psychiatrie à la faculté de Médecine Paris-VII.


« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça ne se vende pas » disait Coluche. « Quand on pense qu’il suffirait de ne pas CONsommer pour que le système s’écroule » dirait un consomm’ACTEUR.


Réorienter notre consommation vers les petits commerces et les produits essentiels et vertueux (ce qui revient à refuser la chimie et la malbouffe), ne pas tomber malade (et donc cesser de financer Big Pharma), vendre toutes nos actions des multinationales prédatrices (et préférer la vie à la Bourse), viser la qualité et non la quantité (et donc ne plus suivre la publicité) ou boycotter un type de produit emblématique sont autant d’approches d’écologie personnelle qui nous permettrons de mieux ÊTRE, de préserver notre pouvoir d’achat et de choix et, surtout, de dire NON au système.



Le consommacteur et le sens des priorités…


L’accumulation de biens encrasse notre environnement tout comme l’accumulation d’aliments encrasse notre organisme. Au début, à jeun, il convient naturellement de se nourrir : un confort minimum est nécessaire. Mais ensuite, une fois rassasié, il faut savoir s’arrêter et digérer.


Cette digestion sera d’ordre mentale : la satisfaction et la jouissance de mes achats. Trop souvent toutefois, comme un enfant gâté avec ses jouets, l’appréciation ne dure qu’un bref instant. C’est le syndrome du kleenex® : prendre, utiliser et jeter ! Ce n’est plus Aaaatchoum ! mais Aaaaachetons ! Mais le mouchoir ne guérit pas plus du rhume que la consommation du mal-être : il ne s’agit que d’un bref soulagement avant le prochain éternuement… et les biens, à force de s’accumuler, se transforment vite en maux qui nous empêchent de respirer.


« Qui accumule des richesses a beaucoup à perdre » (Lao Zi) « Celui qui ne sait pas se contenter de peu sera content de rien » (Epicure) « Quand on n'a besoin que de peu de chose, un rien suffit, et quand un rien suffit on n'a pas besoin de grand-chose. » (Pierre Dac)